CALLET Henriette, Yvonne, Marianne, [épouse MARTIN]

Par Jean-Yves Guengant

Né le 16 juillet 1891 à Brest (Finistère), morte le 26 mars 1973 à Émerainville (Seine-et-Marne) ; membre de la troupe théâtrale de la Maison du peuple de Brest, membre de la Ligue Internationale des Combattants de la paix et de la Solidarité Internationale Antifasciste.

Femmes de la maison du peuple : Henriette Callet-Martin, première à gauche, avec sa fille Renée.

Henriette Callet naquit le 16 juillet 1891, rue du Moulin, dans le quartier de Recouvrance à Brest. Son père, François Marie, âgé de 27 ans, était ouvrier mécanicien au port militaire, sa mère, Henriette Souban, était « sans profession ». Elle a vingt-et-un ans quand elle épousa à Brest le 12 août 1916, René, Louis Martin, 28 ans, originaire de Saint-Servan-sur-Mer, en Ille-et-Vilaine. Il venait d’effectuer un engagement militaire de cinq ans dans la Marine (août 1906 – aout 1911) comme matelot mécanicien et habitait à Lambézellec, rue Saint-Marc, avec sa mère. Il était alors ouvrier à l’arsenal de Brest. Après la mobilisation en août 1914, René Martin fut incorporé dans un régiment d’artillerie stationné à Brest puis mis à la disposition de l’arsenal de Brest en octobre. Il était déjà un « dangereux propagandiste, anarchiste et antimilitariste ».
René Martin exclu de l’arsenal après les mouvements de grève de 1918, entama un commerce de marchand forain. Le couple habitait rue Turenne, dans le quartier de Saint-Martin. Henriette Callet participa à la troupe théâtrale de la Maison du peuple de Brest. Le 10 février 1924, lors des fêtes d’inauguration de la Maison du peuple, elle joua dans une pièce « L’usine qui flambe », aux côtés de son mari. En 1928, elle interpréta la pièce de Jules Le Gall, « L’Interdit » - Interdit de séjour – le rôle de l’héroïne principale. Elle joua régulièrement dans les pièces programmées à la Maison du peuple, puis en soutien au journal Le Flambeau, organe régional de Libre Pensée, notamment dans la pièce « Retour des bancs », écrite par René Martin.
Henriette Callet eut une fille, Renée, Louise, Marie, née le 12 août 1916, qui épousa le 11 décembre 1937, le militant anarchiste Maurice Laisant. Membre du comité pour l’Espagne Libre, puis en octobre 1937 de la Solidarité Internationale Antifasciste, Henriette Callet organisa des collectes de vêtements et de denrées alimentaires pour les républicains espagnols (1938).
Le couple quitta Brest pour Asnières (Seine, Hauts-de-Seine), où résidaient Renée Martin et Maurice Laisant. René Martin décéda le 13 décembre 1964 à Joinville-Le-Pont (Val-de-Marne), Henriette Callet dans la commune d’Émerainville, à l’est de Paris (Marne-La-Vallée) le 26 mars 1973.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article223319, notice CALLET Henriette, Yvonne, Marianne, [épouse MARTIN] par Jean-Yves Guengant, version mise en ligne le 22 février 2020, dernière modification le 22 février 2020.

Par Jean-Yves Guengant

Femmes de la maison du peuple : Henriette Callet-Martin, première à gauche, avec sa fille Renée.
Groupe d’amis de la LICP, vers 1934, second rang à gauche Henriette, on reconnait au premier rang Pio Turroni, et tenant son bébé dans les bras, René Lochu.
Tract de la Solidarité Internationale Antifasciste, janvier 1938, collecte de vêtements.

SOURCES : Jean-Yves Guengant, Nous ferons la grève générale, éditions GOATER, Rennes, 2019. — Journal Le Flambeau. — Archives de Brest Métropole. — L’Interdit, pièce de Jules Le Gall, maison du peuple, Brest, 1928, BnF. — Collection photographique P. Tréguer. — État-civil de Brest,

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