CARDOT Louis, Ernest, Joseph

Par Jean-Louis Ponnavoy

Né le 26 décembre 1920 à Servance (Haute-Saône), exécuté sommairement le 18 septembre 1944 à Magny-Danigon (Haute-Saône) ; résistant des Forces françaises de l’intérieur (FFI).

Louis Cardot était le fils de Alexandre Joseph et de Marie Choffey, domiciliés à La Varenne-Saint-Hilaire (Seine). Il était marié avec Colette Chapuis et domicilié à Saint-Sauveur (Haute-Saône).
Il entra dans la Résistance au maquis du Chérimont à Magny-Danigon. Le maquis s’était installé dans la région, au nord de la Haute-Saône en mars 1944 et recrutait dans les villages du secteur.
Le 18 septembre 1944, les soldats de la Wehrmacht s’emparèrent de positions afin d’établir une ligne de résistance entre Ronchamp et Magny-Danigon pour freiner l’avancée des Alliés. Les maquisards alors basés à Champagney reçurent l’ordre de rejoindre les troupes alliées à une vingtaine de kilomètres. Un soldat qui s’était éloigné pour uriner fut abattu par un maquisard, ce qui donna l’alerte. L’escarmouche eut lieu aux puits de la mine Arthur-de-Buye, à Magny-Danigon.
Le groupe prit alors la décision de fuir en direction de Magny-Danigon. Ignorant la réalité de la menace, les soldats allemands restaient prudents étant donné la vigueur des échanges de tirs. Toutefois, ils parvinrent à blesser quelques maquisards. La fuite s’opéra alors dans la débâcle et le groupe se divisa en plusieurs escouades partant dans plusieurs directions. Alors que certains gagnaient Magny-Danigon et Clairegoutte, des camions allemands amenèrent des renforts. Une quarantaine de maquisards furent arrêtés, et huit emmenés pour un interrogatoire. Le reste sera fusillé le dos au cimetière de Magny-Danigon. Les huit premiers furent ramenés au cimetière pour y être fusillés car ils n’avaient pas parlé. Cinq d’entre eux furent abattus et un déporté. Louis Cardot fut abattu à dix heures.
L’acte de décès fut dressé le 10 octobre 1944 sur la déclaration de Émile Choffey, cultivateur, âgé de 24 ans, domicilié à La Côte (Haute-Saône).
Il obtint la mention « Mort pour la France » transcrite sur l’acte de décès et fut homologué au grade de sergent-chef des Forces françaises de l’intérieur (FFI) et au titre de "Déporté et interné résistant" (DIR), dossier GR 16 P 106384.
Il fut décoré de la Médaille de la Résistance à titre posthume.
Son nom figure sur le monument de la Libération, à Besançon (Doubs), sur le monument commémoratif du maquis du Chérimont, à Magny-Danigon, sur le monument aux morts, à Saint-Sauveur et sur le Mémorial de la Résistance 1940-1945, à Vesoul (Haute-Saône).
Une plaque commémorative FFI apposée sur le mur contre lequel furent fusillés les maquisards, dans le cimetière de Magny-Danigon porte la citation "A la mémoire des 38 F.F.I. du sous-groupement de Lure Maquis du Chérimont assassinées à cet endroit par les Allemands le 18 septembre 1944".
Voir monographie du lieu : Magny-Danigon

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article223365, notice CARDOT Louis, Ernest, Joseph par Jean-Louis Ponnavoy, version mise en ligne le 22 février 2020, dernière modification le 11 mars 2020.

Par Jean-Louis Ponnavoy

SOURCES : over-blog d’Alain Jacquot-Boileau, Partir pour l’Allemagne ! - 4 - Le lundi 18 septembre 1944, La fin du maquis, publié le 19 juin 2011.— Wikipédia Maquis du Chérimont.— Mémorial Genweb.— État civil (acte de décès).

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