LAMIELLE Jacques

Par Jean-Louis Ponnavoy

Né le 14 avril 1925 à Paris (XVIIe arr.), exécuté sommairement le 18 septembre 1944 à Magny-Danigon (Haute-Saône) ; ouvrier agricole ; résistant des Forces françaises de l’intérieur (FFI).

Jacques Lamielle était le fils de René Joseph de Eugénie Germaine Damotte. Il était célibataire et domicilié à Vy-lès-Lure et il exerçait le métier d’ouvrier agricole.
Il entra dans la Résistance au maquis du Chérimont à Magny-Danigon. Le maquis s’était installé dans la région, au nord de la Haute-Saône en mars 1944 et recrutait dans les villages du secteur.
Il entra dans la Résistance au maquis du Chérimont à Magny-Danigon. Le maquis s’était installé dans la région, au nord de la Haute-Saône en mars 1944 et recrutait dans les villages du secteur.
Le 18 septembre 1944, les soldats de la Wehrmacht s’emparèrent de positions afin d’établir une ligne de résistance entre Ronchamp et Magny-Danigon pour freiner l’avancée des Alliés. Les maquisards alors basés à Champagney reçurent l’ordre de rejoindre les troupes alliées à une vingtaine de kilomètres. Un soldat qui s’était éloigné pour uriner fut abattu par un maquisard, ce qui donna l’alerte. L’escarmouche eut lieu aux puits de la mine Arthur-de-Buye, à Magny-Danigon.
Le groupe prit alors la décision de fuir en direction de Magny-Danigon. Ignorant la réalité de la menace, les soldats allemands restaient prudents étant donné la vigueur des échanges de tirs. Toutefois, ils parvinrent à blesser quelques maquisards. La fuite s’opéra alors dans la débâcle et le groupe se divisa en plusieurs escouades partant dans plusieurs directions. Alors que certains gagnaient Magny-Danigon et Clairegoutte, des camions allemands amenèrent des renforts. Une quarantaine de maquisards furent arrêtés, et huit emmenés pour un interrogatoire. Le reste sera fusillé le dos au cimetière de Magny-Danigon. Les huit premiers furent ramenés au cimetière pour y être fusillés car ils n’avaient pas parlé. Cinq d’entre eux furent abattus et un déporté. Jacques Lamielle fut exécuté à onze heures contre le mur intérieur du cimetière avec 34 de ses camarades, au lieu-dit "La Pomerie", à Magny-Danigon (Haute-Saône).
L’acte de décès fut dressé le 13 octobre 1944 sur la déclaration de François Meuziau, employé, âgé de 53 ans, domicilié à Magny-Danigon (Haute-Saône).
Il obtint la mention « Mort pour la France » transcrite sur l’acte de décès et fut homologué comme soldat des Forces françaises de l’intérieur (FFI) et "Déporté et interné résistant" (DIR), [dossier SHD Vincennes GR 16 P 334197].
Son nom figure sur le monument aux morts 1939-1945 à Vy-lès-Lure, sur le monument commémoratif du maquis du Chérimont et sur le Mémorial de la Résistance 1940-1945, à Vesoul (Haute-Saône).
Une plaque commémorative FFI apposée sur le mur contre lequel furent fusillés les maquisards, dans le cimetière de Magny-Danigon porte la citation "A la mémoire des 38 F.F.I. du sous-groupement de Lure Maquis du Chérimont assassinées à cet endroit par les Allemands le 18 septembre 1944".
Voir monographie du lieu : Magny-Danigon

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article223463, notice LAMIELLE Jacques par Jean-Louis Ponnavoy, version mise en ligne le 24 février 2020, dernière modification le 11 mars 2020.

Par Jean-Louis Ponnavoy

SOURCES : over-blog d’Alain Jacquot-Boileau, Partir pour l’Allemagne ! - 4 - Le lundi 18 septembre 1944, La fin du maquis, publié le 19 juin 2011.— Wikipédia Maquis du Chérimont.— Mémorial Genweb.— État civil (acte de décès).

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