ARMAND Georges, Marie, Yvon

Par Jean-Luc Marquer

Né le 22 janvier 1921 à Grenoble (Isère), mort au combat le 13 août 1944 à Livet-et-Gavet (Isère) ; étudiant ; résistant de l’Armée secrète

Monument commémoratif du Poursollet, Livet-et-Gavet (Isère)
Monument commémoratif du Poursollet, Livet-et-Gavet (Isère)
Source : Mémorial GenWeb (Gaby André Vitinger. Cette photographie est sous licence d’usage CC BY-NC-SA 2.0.)

Georges, Marie, Yvon Armand était le fils de Julien, Charles, minotier, et d’Irma Maréchal.
Célibataire, il habitait 17 rue de Sassenage à Grenoble (Isère) et était étudiant en droit.
Il rejoignit les rangs de la Résistance dès mars 1943, faisant partie du groupe franc de Grenoble.
Il participa en 1944 à plusieurs faits d’armes dont l’enlèvement le 25 juin de 4 tonnes d’armes camouflées au greffe du tribunal des Prud’hommes de Grenoble.
le 31 juillet 1944, il gagna le maquis de l’Oisans, secteur 1 de l’AS-Isère, et fut affecté à la section Porte (Pseudonyme de l’aspirant Maurice Volait).
Le 13 août 1944, après qu’un avion eut survolé le secteur vers dix heures du matin, un fort détachement allemand investit les environs du lac du Poursollet, situé sur la commune de Livet-et-Gavet (Isère). C’est là que se trouvait une partie du Groupe Mobile N°3 du maquis de l’Oisans : le PC de la section Porte, le groupe médical et l’intendance. Un groupe de combat dont faisait partie Georges Armand, le groupe Vallin, y était au repos.
Plusieurs FFI furent tués durant les combats : Georges Armand , Roger Chariglione, Jean Gilly, Moïse Koïfman, Charly Vallin et un combattant resté inconnu.
Émile Pardé, médecin de la section, fut blessé. Fait prisonnier, il fut achevé à coups de crosse.
Pierre Rimey-Meille, fut sommairement exécuté dans un chalet où il s’était réfugié.
Georges Armand fut enterré dans le caveau familial au cimetière Saint-Roch à Grenoble.
Il obtint la mention "Mort pour la France" et fut décoré de la médaille de la Résistance à titre posthume.
Son nom figure sur la plaque commémorative 1939-1945 et le tableau commémoratif, parking du lac du Poursollet à Livet-et-Gavet, sur le monument commémoratif érigé sur le lieu des combats à Livet-et-Gavet, sur le Mémorial du maquis de l’Oisans à Livet-et-Gavet, sur le monument aux morts de Seyssins (Isère) et sur la plaque commémorative 1939-1945 dans l’église Saint-Martin de Seyssins.
Une rue de Seyssins porte le nom de "Rue des Frères Armand".

Son frère Robert Armand, ancien officier du Génie, instructeur au maquis du Vercors, participa aux combats de Vassieux-en-Vercors (Drôme) le 21 juillet 1944. Fait prisonnier aux environs de Château-Bernard (Isère) et conduit à Vif (Isère) où il subit un interrogatoire, il fut fusillé avec quinze autres prisonniers au lieu-dit Revolleyre sur la commune du Gua (Isère).


Voir : Livet-et-Gavet


Notice provisoire

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article223789, notice ARMAND Georges, Marie, Yvon par Jean-Luc Marquer, version mise en ligne le 13 mars 2020, dernière modification le 29 avril 2021.

Par Jean-Luc Marquer

Monument commémoratif du Poursollet, Livet-et-Gavet (Isère)
Monument commémoratif du Poursollet, Livet-et-Gavet (Isère)
Source : Mémorial GenWeb (Gaby André Vitinger. Cette photographie est sous licence d’usage CC BY-NC-SA 2.0.)

SOURCES : Arch. dép. Rhône et Métropole, Mémorial de l’oppression, 3808 W 406 et 416 — SHD Vincennes, GR 19 P 38/4 ; AVCC Caen AC 21 P 9007 (à consulter) — Mémoire des hommes — Mémorial GenWeb — Site Maquis de l’Oisans — État civil

rebonds ?
Les rebonds proposent trois biographies choisies aléatoirement en fonction de similarités thématiques (dictionnaires), chronologiques (périodes), géographiques (département) et socioprofessionnelles.
Version imprimable Signaler un complément