GUITON Charles

Par Michel Thébault

Né le 18 octobre 1897 à Maillé (Indre-et-Loire), massacré le 25 août 1944 à Maillé (Indre-et-Loire) ; cultivateur ; victime civile.

Charles Guiton était le fils de Charles Guiton, âgé de 33 ans à sa naissance, cultivateur et de Désirée Charpentier âgée de 23 ans. Ses parents s’étaient mariés le 9 novembre 1896 et ils eurent neuf enfants, dont Charles né en 1897 était l’aîné. Il fut mobilisé le 9 janvier 1916, incorporé dans le 77ème Régiment d’infanterie puis en novembre 1916 dans le 135ème Régiment d’infanterie. Il participa à la bataille de la Somme en avril 1918, lors de l’offensive allemande du printemps 1918 et fut fait prisonnier à Rouvrel (Somme) le 4 avril 1918. Il fut interné en Allemagne, dans un camp de prisonniers à Güstrow, une ville du Mecklembourg-Poméranie, à proximité de la mer Baltique. Il fut libéré et rapatrié le 7 décembre 1918 et démobilisé le 27 septembre 1919. Il revint s’installer à Maillé auprès de ses parents. Au recensement de 1921, il résidait avec eux au lieu-dit La Heurtellière, à proximité du bourg de Maillé où Charles Guitton son père était cultivateur aidé de son épouse et de ses enfants les plus âgés dont Charles son fils aîné.

Célibataire, Charles Guitton fut à nouveau mobilisé le 25 août 1938 lorsque le gouvernement français rappela 400 000 réservistes lors de la crise des Sudètes (Tchécoslovaquie). Il fut démobilisé le 5 octobre 1938 après la signature des accords de Munich. Il fut encore mobilisé le 25 août 1939 affecté à un groupement de Défense aérienne du territoire (DAT) et démobilisé à Sainte-Maure-de-Touraine le 7 juillet 1940, lors de la liquidation de la plus grande partie de l’armée française après l’armistice du 22 juin 1940.

En 1944, célibataire, âgé de 46 ans, il résidait (sans doute avec son père très âgé et malade) au bourg de Maillé. Il fut victime avec de nombreux membres de sa famille (son père, plusieurs de ses frères et sœurs, ainsi que plusieurs neveux et nièces) du massacre de Maillé. Le 25 août, dès neuf heures du matin le village fut cerné par les troupes allemandes. Le massacre commença dans les champs, les jardins, les maisons et jusque dans les caves. Sur les 500 habitants que comptait Maillé, il y eut 124 victimes.

Il obtint la mention mort pour la France et son nom est inscrit sur le monument commémoratif dressé dans le cimetière de Maillé.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article224146, notice GUITON Charles par Michel Thébault, version mise en ligne le 10 mars 2020, dernière modification le 27 avril 2020.

Par Michel Thébault

SOURCES : Arch. Dép. Indre-et-Loire (état civil, registre matricule, recensements) — Mémorial Genweb.

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