LERASLE Henriette, Herminie, Albertine [née RENAULT]

Par Michel Thébault

Née le 13 octobre 1912 à Saint-Pierre-des-Corps (Indre-et-Loire), massacrée le 25 août 1944 à Maillé (Indre-et-Loire) ; victime civile.

Henriette Renault était la fille de Clément, Henri Renault âgé de 34 ans à sa naissance, journalier et de Marie, Perrine, Françoise Prono âgée de 34 ans, tous deux domiciliés rue de L’Eridence à Saint-Pierre-des-Corps. Elle épousa le 7 janvier 1933 à Saint-Pierre-des-Corps Jean, Antoine, Just Lerasle (né avec son frère jumeau Pierre, Étienne, Robert le 3 janvier 1910 à Tours). Au recensement de 1936, elle était domiciliée à Tours 14, rue Miquel où elle résidait avec son mari, deux enfants Claude né en 1934 et Michel né en 1935 et sa belle-mère Valentine Lerasle âgée de 63 ans. Son mari était alors tourneur sur métaux.

En 1944, la famille était toujours domicilié rue Miquel mais Jean Lerasle avait été requis comme garde-voies (obligation établie par le gouvernement de Vichy et à laquelle pouvaient être soumis tous les hommes valides ; les gardes-voies étaient munis d’un sifflet et d’une arme et devaient effectuer des rondes de surveillance le long de quelques kilomètres de rail). Sa femme et son fils Claude étaient venus se réfugier au bourg de Maillé, au sud de Tours. On peut formuler l’hypothèse que le grand bombardement de la ville de Tours dans la nuit du 19 au 20 mai 1944 par l’aviation américaine sur les gares de Tours ait pu les amener à quitter la ville. En effet, effectué à haute altitude, ce bombardement très imprécis provoqua un grand nombre de victimes (143 morts), des destructions importantes dans la ville de Tours jusqu’à l’avenue de Grammont proche de leur domicile. De plus d’autres bombardements visant les infrastructures et les ponts se poursuivirent les 23 mai, 6 et 8 juin.

Henriette Lerasle et son fils Claude qui avaient trouvé un logement au bourg près de l’épicerie Guerrier furent victimes du massacre de Maillé. Le 25 août dès neuf heures du matin le village fut cerné par les troupes allemandes. Le massacre commença dans les champs, les jardins, les maisons et jusque dans les caves. Sur les 500 habitants que comptait Maillé, il y eut 124 victimes. Henriette Lerasle fut abattue par les soldats allemands dans son logement avec son fils Claude âgé de 9 ans.

Elle obtint la mention mort pour la France et son nom est inscrit sur le monument commémoratif dressé dans le cimetière de Maillé.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article224418, notice LERASLE Henriette, Herminie, Albertine [née RENAULT] par Michel Thébault, version mise en ligne le 17 mars 2020, dernière modification le 17 mars 2020.

Par Michel Thébault

SOURCES : Arch. Dép. Indre-et-Loire (état civil, recensements) — Mémorial Genweb.

rebonds ?
Les rebonds proposent trois biographies choisies aléatoirement en fonction de similarités thématiques (dictionnaires), chronologiques (périodes), géographiques (département) et socioprofessionnelles.
Version imprimable Signaler un complément