THIRY Alphonse

Par Jean-Luc Marquer

Né le 13 octobre 1920 à Willerwald (Moselle), sommairement exécuté le 13 juillet 1944 à Rives (Isère) ; fusilier-marin ; résistant de l’Armée secrète, homologué Forces françaises de l’intérieur

Tombe d’Alphonse THIRY, Nécropole Nationale de la Doua, Villeurbanne (Rhône)
Tombe d’Alphonse THIRY, Nécropole Nationale de la Doua, Villeurbanne (Rhône)
Photo : Geneanet, sous licence d’usage CC BY-NC-SA 2.0

Alphonse Thiry était le fils de Joseph et de Marie Metzger.
Célibataire, il était quartier-maître, fusilier-marin au 5ème dépôt de Toulon (Var).
Il s’engagea dans la Résistance et rejoignit le groupe franc Lecomte dans le secteur 2, Chartreuse, de l’A.S. Isère.
Le matin du 13 juillet 1944, il se trouvait avec deux camarades du groupe franc au café Brochier à Rives (Isère). Le patron, Xavier Brochier, faisait partie de la Résistance.
Marius Brochier, l’un des fils du cafetier, vint les avertir que des Allemands arrivaient.
Alphonse Thiry, René Pommier et Louis Sgambatto quittèrent alors l’établissement.
Ils furent arrêtés un peu plus tard dans le quartier Bas-Rives alors qu’ils essayaient d’échapper à l’encerclement.
Les trois jeunes résistants furent alors conduits sur la place devant la Mairie (Place Carnot, aujourd’hui place de la Libération).
Ils retrouvèrent Xavier Brochier, qui avait été arrêté dans son café, et trois résistants venus en mission à Rives et qui avaient été arrêtés à un barrage.
Ces trois derniers furent déportés. Un seul revint.
Les prisonniers furent alors interrogés. L’un des jeunes résistants qui répondait avec hauteur aux questions de l’officier allemand fut violemment frappé par un policier en civil. Puis il fut placé contre un mur et sommairement exécuté d’une rafale dans le dos par un milicien.
Ce fut ensuite le tour d’un autre de ses camarades, puis de Xavier Brochier et enfin du dernier membre du groupe franc Lecomte.
À son départ, le commandant allemand interdit que l’on touchât aux cadavres avant deux jours et ordonna que la population défilât devant eux.
Le maire fit alors établir une palissade autour des corps et transforma la place Carnot en chapelle ardente où sapeurs-pompiers et scouts se relayèrent pour tenir une garde d’honneur.
Les obsèques eurent lieu le 15 juillet en présence d’une grande partie de la population de Rives.
Les corps furent enterrés au cimetière communal.
Alphonse Thiry obtint la mention "Mort pour la France", fut homologué résistant, membre des Forces françaises de l’Intérieur.
Il fut enterré définitivement dans la Nécropole Nationale de La Doua à Villeurbanne (Rhône, aujourd’hui Métropole de Lyon), rang A18, tombe 52.
Son nom figure sur le monument érigé sur le lieu de l’exécution à Rives, 151 rue du 8 mai 1945, en bordure de la place de la Libération.


Voir : Rives


Notice provisoire

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article225331, notice THIRY Alphonse par Jean-Luc Marquer, version mise en ligne le 5 avril 2020, dernière modification le 25 avril 2021.

Par Jean-Luc Marquer

Tombe d'Alphonse THIRY, Nécropole Nationale de la Doua, Villeurbanne (Rhône)
Tombe d’Alphonse THIRY, Nécropole Nationale de la Doua, Villeurbanne (Rhône)
Photo : Geneanet, sous licence d’usage CC BY-NC-SA 2.0

SOURCES : Arch. dép. Rhône et Métropole, Mémorial de l’oppression, 3808 W 589 SHD — Vincennes GR 16 P 568989 (à consulter) ; GR 19 P 38/6 — AVCC Caen AC 21 P 163784 (à consulter) — Mémoire des hommes — Geneanet

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