Vira (Ariège) et Les Issards (Ariège), 9 et 10 juin 1944

Par André Balent

Le 9 juin 1944, la 1e compagnie des FTPF de l’Ariège commandée par le Sétois Amilcar Calvetti* était cantonnée depuis peu sur le territoire de la commune de Vira (Ariège). Un combat y opposa les FTPF puis les Espagnols de l’AGE aux Allemands. Quatre FTPF furent tués. Il y eut aussi deux victimes civiles. Le lendemain, une bavure de résistants accrut encore le nombre des victimes : deux habitants de Vira furent malencontreusement tués par accident par les guerrilleros de la brigade ariégeoise de l’AGE qui participa à la phase finale du combat avec les FTPF

Vira (Ariège), colline et bois de Thuriège, lieu de l’affrontement entre les FTPF de la 3101e compagnie et les guérilléros espagnols de l’AGE d’un côté et les Allemands de l’autre, le 9 juin 1944.
Cliché : André Balent, 2 juin 2020

Vira :

Vira est un petit village situé dans la vallée de Douctouyre, affluent de l’Hers-Vif et sous-affluent de l’Ariège. Il est situé au pied du versant nord de la chaîne pré-pyrénéenne du Plantaurel et pas très éloigné de Pamiers, sous-préfecture et principale ville de l’Ariège. Sa population (199 habitants en 1936) vivait de la polyculture. Au printemps de 1944, Vira ainsi que les communes voisines abritèrent des maquis (FTPF et AGE — Agrupación de guerrilleros españoles —) et fut le théâtre de combats opposant les maquisards et les forces allemandes. Avant 1939, il y avait dans la population rurale, pour l’essentiel paysanne, des villages de la vallée du Douctouyre (Arvigna, Calzan, Vira, Engraviès, Dun, Le Merviel), des sympathisants de la gauche et des militants du Parti communiste (Voir : Aimé Gos). Les collines boisées étaient favorables à l’implantation de maquis.

Du maquis de Croquié à la formation de la 3101e compagnie des FTPF de l’Ariège :

Un maquis des FTPF fut formé à partir de septembre 1943 au Croquié, hameau de la commune de Mercus-Garrabet, dans la moyenne vallée de l’Ariège, au pied du Mont Fourcat, dans les Monts d’Olmes. Ce fut là que se constitua une des bases de la future 3101e compagnie des FTPF de l’Ariège. Elle rassembla des jeunes, souvent réfractaires au SO, originaires du Pays d’Olmes et de la moyenne vallée de l’Ariège. S’y rajoutèrent quelques Audois comme Raoul Bonnafous, ou le cousin de ce dernier, François Andreu. Depuis ce lieu qui dominait la rive droite de l’Ariège entre Tarascon-sur-Ariège et Montgailhard, au sud de Foix, ces FTP menèrent des incursions et des sabotages contre les usines du bas le la vallée, à Mercus, contre la voie ferrée électrifiée de Latour-de-Carol (Pyrénées-Orientales) à Portet – Saint-Simon (Haute-Garonne)

Après Croquié, le maquis cantonna au Couderc, au Merviel (commune fusionnée avec Dun et Engraviès en 1972) dans la vallée d’un affluent du Douctouyre, en amont de Vira.. Le 6 juin, il occupa le village. Puis, Amilcar Calvetti ordonna le mouvement de ses hommes plus en aval, à Vira. L’état-major s’installa à Engraviès (entre Vira et Dun), au moulin d’Embayourt, tenu par Aimé et Marguerite Gos. Depuis le 8 avril, le Sétois Amilcar Calvetti,* muté en Ariège, était devenu le responsable des maquis. Il était plus particulièrement présent dans la 3101e compagnie qu’il structura lorsque celle-ci était à Vira. Calvetti *était donc présent au moulin d’Embayourt dans les jours qui précédèrent l’attaque du 9 juin. Les hommes du Merviel (commune de Dun) se retrouvèrent donc à Vira, lieu de regroupement des FTPF des Pays de Foix et d’Olmes décidé par Calvetti*. Du 7 au 9 juin, Claude Delpla (op. cit.., 2019) a pu considérer que les villages de la vallée du Douctouyre avaient été libérés par les hommes des maquis.

En effet, le 6 juin 1944, peu après le débarquement, Calvetti*, installa son état major au moulin d’Embayourt, avec l’appui des FTP « légaux », et lança un appel à l’insurrection. Cent cinquante hommes avaient, au soir du 7 juin, rejoint le maquis qu’il avait été décidé d’établir près de Vira (Ariège), à proximité du moulin des époux Gos. Dès le lendemain commençaient des coups de main contre la ligne de chemin de fer Toulouse - Latour-de-Carol (7 juin), à Varilhes, contre l’école de gendarmerie, caserne Sarrut, à Pamiers (8 juin), puis contre les gendarmeries de Rieucros et de Mirepoix (9 juin, jour de l’attaque allemande contre Vira). Les maquisards récupérèrent des armes larguées par les Anglais lors de parachutages à Belair et à Berlai, au nord de Vira. Dans ces conteneurs, des munitions pour fusil, des fusils Remington, des explosifs (plastic), des mitraillettes Sten et une mitrailleuse, celle qui fut utilisée lors du combat de Vira. Il y eut plusieurs parachutages en 1943 et cinq en 1944, (6 janvier, 5 février, 29 mai). On a là l’exemple de parachutages alliés qui ont bénéficié aux FPTF et à l’AGE. Mais, initialement, au moins les premiers d’entre eux, ne leur étaient pas destinés. Les armes réceptionnées allèrent à Toulouse renforcer l’arsenal de résistants de l’AS.

Le 7 juin 1944, les maquisards (FTPF et AGE) occupèrent plusieurs communes de la moyenne vallée du Douctouyre et de celles d’afffluents : Vira, Arvigna, Calzan, Engraviès, Dun et Le Merviel. L’historien Claude Delpla a pu évoquer une « république libre des maquis ».

Le combat de Vira (9 juin 1944) :

L’attaque du maquis de Vira coïncida presque, dans le temps avec les opérations sanglantes et punitives menées par des éléments de la division SS Das Reich en Haute-Garonne, dans les Hautes-Pyrénées et le Gers du 10 au 12 juin 1944 (Voir, par exemple, Marsoulas (Haute-Garonne) 10 juin 1944). Dans les deux cas, l’état major militaire allemand du groupe d’armées G installé à Rouffiac-Tolosan (Haute-Garonne) avait pour but de préserver les lignes de communications entre l’Atlantique et la Méditerranée en neutralisant par la force les maquis implantés dans la partie orientale des Pyrénées et le sud du Massif Central.

Le 9 juin 1944, vers 16 heures, les Allemands attaquèrent Vira. La veille, les FTPF, lors d’un de leurs raids (gendarmerie de Pamiers) avaient capturé un milicien, Barnola, de Saint-Amadou (Ariège), à l’est de Pamiers, celui-ci fut ramené le soir à Dun et ligoté. Il réussit cependant à s’enfuir (ou fut libéré ? et se cacha à Teilhet chez un exploitant forestier, Rollet, affilié à la milice et ancien des Waffen SS volontaire pour combattre sur le front de l’est contre les Soviétiques. On suppose que ce fut Rollet (ou Barnola ?) qui prévint les Allemands et la Milice. Les FTPF avaient pris position afin de parer à toute éventualité. Trois (quatre selon les témoignages) jeunes, Raoul Bonnafous, Fernand Roubichou et Paul Balasc avaient pris position dans un pré pentu dominant la route entre Vira et Engraviès. Ils servaient une mitrailleuse, abrités par un tas de pierres. Raoul Bonnafous était venu le matin du 9 juin chercher la mitrailleuse au moulin d’Embayourt. Marguerite Gos (Nadouce, op. cit., p. 40) pense, qu’avec ses compagnons, il n’eut pas le temps de l’installer dans le bosquet au dessus du terrain découvert au milieu duquel fut finalement établi le poste de combat. Les Allemands furent surpris par le tir de maquisards postés au pont de la Goffio. Ils forcèrent le passage, s’emparant de l’un d’eux, Jean-Jacques Neuville que l’on ne revit plus. Deux membres de la famille Authié, de Vira, Joseph Roujou et Émilienne Authié furent tués. Ils travaillaient dans le champ où Neuville fut blessé et furent sans doute atteints par la même rafale de la mitrailleuse allemande. Marie-Louise Authié, née Roujou, respectivement mère et fille des deux précédents fut blessée. La mitrailleuse des FTPF servie par Bonnafous, Roubichou et Balasc se mit à tirer sur la colonne allemande. Ils furent bientôt repérés. Mais leurs ripostes n’étaient guère efficaces, car leur arme s’enrayait. Les Allemands les neutralisèrent et se lancèrent à l’assaut de leur position. Ils résistèrent jusqu’au bout. Il y a deux versions de la mort de Raoul Bonnafous. Selon la première, il fut tué d’un coup de revolver dans la nuque. On retrouva son corps le lendemain à l’endroit où se trouvait la mitrailleuse que les Allemands amenèrent avec eux. Paul Balasc, blessé, fut fait prisonnier. Il fut achevé sur le bord de la route à l’entrée du village de Vira. Quant à Roubichou, son corps fut retrouvé une semaine plus tard au milieu de broussailles (Aimé Gos in Nadouce, op. cit., 2008, p. 29). Mais Bénito Pérez qui participa au combat, affirma cependant dans son témoignage (in Nadouce, op. cit., p. 58), que deux ou trois Allemands « attaquèrent les trois tireurs à l’arme automatique à bout portant à la grenade ; ils furent tués sur place. Les servants de la pièce furent magnifiques et se battirent jusqu’à leur dernière minute ».

Les Allemands occupèrent Vira. La population fut obligée de sortir des maisons et fut regroupée devant le presbytère. Des portes furent enfoncées et des grenades incendiaires furent lancées sur celles qui refusaient de s’ouvrir. Alphonse Rescanières, instituteur à la retraite et ancien combattant de la Grande Guerre, notable villageois respecté, réussit à convaincre l’officier qui commandait la colonne allemande qu’il n’y avait aucun "terroriste" à Vira. Cet officier répondit favorablement à des habitantes du village qui lui demandaient qu’il accordât l’autorisation de secourir les blessés de la famille Authié. L’incendie du village et le massacre des habitants fut donc évité. Les Allemands décidèrent de poursuivre leur progression vers le moulin d’Embayourt.

Les maquisards commandés par Aimé Gos tinrent tête aux Allemands depuis les hauteurs du bois de Thuriège (le sommet du même nom culmine à 540 m), les empêchant momentanément d’atteindre un de leurs principaux objectifs, le moulin d’Embayourt. Les FTPF commandés par Aimé Gos furent aidés, dans cette phase du combat par des éléments de la 3e brigade (Ariège) de l’AGE (Agrupación de guerrilleros españoles) commandés par Fernando Villajos (1914-2006), ancien combattant de l’Armée populaire de la République pendant la guerre civile espagnole. Ces guerrilleros étaient cantonnés dans les communes vosines de Vira : Arvigna, Dun, Le Merviel. Un des principaux groupes se trouvait à Cénant. Les Allemands eurent, semble-t-il, des pertes conséquentes et, dans la nuit, renoncèrent à passer vers Engraviès, sur le versant opposé. Les FTPF durent cependant décrocher, car succombant sous le poids du nombre, ils risquaient d’être encerclés. L’état-major installé au moulin put se replier à la ferme du Viviès. Le 11 juin, les Allemands accompagnés par des miliciens détruisirent la ferme et le moulin d’Embayourt, en le dynamitant et en l’incendiant.

La bavure du 10 juin 1944 aux Issards :

Le10 juin, après que le docteur Lombard, médecin généraliste à Rieucros (Ariège), eut estimé que l’état des blessés de la famille Authié (civils bessés le 9 juin pendant le combat entre les FTPF et les Allemands, cf. ci-dessus) nécessitait une intervention chirurgicale, Alphonse Rescanières (instituteur à la retraite qui avait parlementé la veille avec l’officier allemand à Vira) et un autre habitant de Vira, M. Millés (qui ne figurait pas dans la liste des habitants de Vira recensés en 1936), s’en allèrent à bicyclette à Pamiers chercher un chirurgien favorable à la Résistance, le docteur Roquejeoffre (père du général Michel Roquejeoffre, commandant des forces françaises pendant la guerre du Golfe en 1991 et adjoint au maire de Pamiers).

Le chirurgien appaméen mit à leur disposition son automobile et son chauffeur, Fernand Gaudonville. Les quatre hommes, se dirigeant vers Vira, furent interceptés, à la hauteur des Issards par un groupe de maquisards de l’AGE. Une grenade tua Fernand Gaudonville. Alphonse Rescanières sortit de la voiture afin d’expliquer qui ils étaient et pourquoi ils déplaçaient. Un guerrillero le tua d’une rafale de mitraillette. Millés put prendre la fuite et raconter à Vira le drame qu’il venait de vivre aux Issards.

Les Allemands avaient auparavant menacé la population de Vira de représailles et avaient l’intention d’incendier le village. Mais leur objectif principal était de parvenir au moulin d’Emabayourt, qui abritait l’état-major du maquis. Ils s’y attaquèrent après que le bâtiment eut été abandonné par mes maquisards. Le 27 juin 1944, Amilcar Calvettti* demanda au curé de Vira de dire une messe à la mémoire des maquisards et autres victimes des affrontements du 9 juin. Elle rassembla une importante assistance.

De Vira à Roquefixade :

Après le combat du 9 juin 1944, la 3101e compagnie des FTPF prit le nom de « compagnie Raoul Bonnafous ». Elle se dispersa puis se regroupa plus au sud à Malléon. L’état-major des FTPF de l’Ariège, à la demande de « Godefroy » et du Lorrain Camille Thouvenin, les dirigea vers les hauteurs du village de Roquefixade dans la chaîne pré-pyrénéenne du Plantaurel où ils établirent leur cantonnement le 30 juin 1944. Il y furent attaqués les 6 et 7 juillet 1944, d’abord par les forces de Vichy (Milice et GMR) puis par les Allemands. Le maquis eut, au total, seize morts. (Voir : Roquefixade (Ariège), 6-7 juillet 1944).

Mais auparavant, les Allemands aidés parfois par la Milice poursuivirent leur action contre les villages de la vallée du Douctouyre accusés de soutenir les maquis des FTPF et de l’AGE. Le 11 juin ils détruisirent le moulin d’Embayourt (commune d’Engraviès) quartier général des FTPF. Le 12 juin ils se livrèrent à des exactions au Merviel (destruction de maisons, assassinat de résistants, (Cyprien Rouch et Théophile Charry). Le 15, ils arrêtèrent à Rieucros la résistante Juliette Giret. le 29, enfin, à Arvigna, ils massacrèrent deux membres de la famille Naudi, le père, Jean, le fils Antoine et François Soler, valet de ferme. Ces petits villages favorables à la Résistance payèrent ainsi un lourd tribut ) la répression allemande et milicienne.

Les monuments commémoratifs :

Une stèle fut érigée stèle sur la RD 12, entre Vira et Dun face à la colline de Thuriège où se déroula une phase décisive du combat du 9 juin 1944. Une plaque y a été scellée sur laquelle a été gravé ce texte : "Dans cette colline qui est derrière vous, dans l’après-midi du 9 juin 1944, un groupe de résistants composé de guérilleros espagnols du 1et bataillon de la 3eme brigade d’un détachement des FTP de 3101e compagnie et de jeunes hommes de la vallée ayant répondu à l’appel d’insurrection du 6 juin 1944, bloquèrent une colonne de soldats allemands d’environ 300 hommes qui venaient de Vira pour se rendre au moulin de Rocles, lieu où se tenait l’état-major F.T.P. - Les combats eurent lieu jusqu’à tard dans la nuit. - Souvenons-nous de l’exemple donné par ces jeunes hommes espagnols et français." La plaque qui était fixée sur la roche naturelle tenant lieu de monument a été enlevée le 27 janvier 2019 . Les auteurs de cet acte de vandalisme voulaient ainsi profaner ce monument. Des cérémonies rassemblant les associations d’anciens résistants et leurs amis, des associations mémorielles eurent lieu en février 2019 afin de protester contre cet acte.

Le mémorial de la Vallée du Douctouyre, érigé également dans la commune de Vira, à l’intersetion des routes départementales 12 et 48 entre Arvigna et Vira. Il y a dix-sept noms dont treize de fusillés (résistants ou civils) ou résistants tombés en action de combat contre les Allemands. Figurent également les noms de quatre de résistants de villages de la vallée du Douctouyre morts en déportation en Allemagne : Jules Amouroux, Éloi Delbosc, Juliette Giret, Antoine Pons (de dernier, de nationalité andorrane).

À Calzan, autre commune de la vallée du Douctouyre, une stèle a été érigée en 2001 en mémoire des guerrilleros, actifs dans le secteur et dont on rappelle qu’ils "furent les libérateurs de la ville de Foix". Le terrain a été offert par la famille Authié dont deux membres furent des victimes des Allemands le 9 juin 1944.

Paul, fils aîné d’Aimé Gos fut à l’origine, en 2007, de la création d’un sentier des maquis ariégeois, long de 50 km qui permet, entre autres, de parcourir les lieux où se déroulèrent les combats de Vira et de Roquefixade.

Les victimes des combats du 9 juin 1944 à Vira et de la bavure du 10 juin 1944 aux Issards :

Maquisards FTP (trois tués le 9 juin 1944 pendant le combat et un prisonnier, disparu, sans doute exécuté sommairement par les Allemands) :

BALASC Paul
BONNAFOUS Raoul
NEUVILLE Jean-Jacques
ROUBICHOU Fernand

Victimes civiles des Allemands (une tuée le 9 juin et l’autre morte plus tard des suites des blessures reçues) :

AUTHIÉ Émilienne, alias « Mimi »
ROUJA Joseph

Français — un résistant et une victime civile — tués par erreur par des guerrilleros de l’AGE aux Issards le 10 juin 1944 :

GAUDONVILLE Fernand
RESCANIÈRES Alphonse

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article225927, notice Vira (Ariège) et Les Issards (Ariège), 9 et 10 juin 1944 par André Balent, version mise en ligne le 12 avril 2020, dernière modification le 2 août 2020.

Par André Balent

Vira, mémorial de la vallée du Douctouyre (victimes des événements de juin 1944)
Cliché André Balent, 2 juin 2020
Vira (Ariège), colline et bois de Thuriège, lieu de l’affrontement entre les FTPF de la 3101e compagnie et les guérilléros espagnols de l’AGE d’un côté et les Allemands de l’autre, le 9 juin 1944.
Cliché : André Balent, 2 juin 2020
Vira (Ariège) Stèle érigée en bordure de la RD 12 entre Vira et Dun, face à la colline de Thuriège, lieu ou les résistants (3101e compagnie des FTPF de l’Ariège ; 1er bataillon de la 3e brigade, Ariège, de l’AGE) affrontèrent victorieusement les Allemands.
Cliché : André Balent, 2 juin 2020
Vira (Ariège). Monument commémoratif érigé face à la colline de Thuriège, détail.
Plaque du monument commémoratif dressé face à la colline de Thuriège (lieu d’affrontement armé entre FTPF et Allemands le 9 juin 1944). Cette plaque a été arrachée lors de la profanation du monument le 27 janvier 2019. Sur le cliché on voit la nouvelle plaque qui a été apposée.
Cliché André Balent, 2 juin 2020
Calzan (Ariège). Stèle érigée au col de Calzan (472 m) en mémoire des guérilleros espagnols de l’AGE, acteurs, avec les FTPF des combats de la vallée du Douctouyre en juin 1944.
Calzan (Ariège). Stèle du col de Calzan (472 m), détail.
En mémoire de l’action des guérilleros espagnols en Ariège (1944).
Cliché : André Balent, 2 juin 2020

SOURCES : Arch. dép. Ariège, 64 J 23, fonds Claude Delpla. — Sources particulières de chacun des biographies des victimes du combat de Vira.— Claude Delpla, La Libération de l’Ariège, Toulouse, le Pas d’Oiseau, 2019, 514 p. [pp. 62-64 ]. — André Laurens, Une police politique sous l’occupation. La Milice française en Ariège 1942-1944, Nîmes, Lacour Rediviva, 1997, 251 p. [pp. 174-176]. — Olivier Nadouce, L’Ariège, terre de résistance. La bataille de Vira, Saint-Cyr-sur-Loire, Alan Sutton, 2008, 157 p.]. Ce livre rassemble un grand nombre de témoignages d’acteurs du combat de Vira ou ayant assisté à des phases de celui-ci. Olivier Nadouce les a recueillis et mis en forme. — La Dépêche (Ariège), 1er février 2019. — La Gazette ariégeoise, 14 février 2019, 22 février 2019. — Site MemorialGenWeb, consulté le 23 septembre 2019 et le 10 avril 2020.

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