DEVAUX François

Par Jacques Girault

Né le 28 novembre 1889 à Mariol (Allier), mort le 13 mars 1959 ; professeur puis chef d’établissement ; militant radical-socialiste ; militant laïque.

Fils d’un cultivateur, François Devaux entra à l’École normale d’instituteurs de Moulins (Allier) en 1906. Il effectua une quatrième année à celle de Nancy (Meurthe-et-Moselle) et réussit le concours d’entrée à l’École normale supérieure de Saint-Cloud en 1910. Titulaire des certificats d’aptitude au professorat des écoles normales et des écoles primaires supérieures en sciences appliquées et pour les travaux manuels, il partit au service militaire en 1912 et resta sous les drapeaux jusqu’en 1919 comme secrétaire d’état-major d’infanterie de 1914 à 1917 puis, en 1917-1918, au centre de télémétrie des Salins d’Hyères (Var).
Devaux, revenu à la vie civile, marié en juin 1918 à Bellevue-la-Montagne (Haute-Loire), avec une institutrice, fut nommé professeur à l’EPS de Flers (Orne) en 1919-1921, mais son épouse ne put être nommée dans la ville. Il obtint la direction de l’EPS de Saint-Vallier (Drôme) et contribua à la faire prospérer en dépit de difficultés avec les professeurs. En 1925, il obtint la direction de l’EPS de Montbrison (Loire) qu’il conserva pendant cinq années, son épouse gérant l’internat. Il entra en conflit avec la municipalité de droite qui rejetait toutes ses demandes concernant l’agrandissement de l’école et le prix de pension. Il protesta dans la presse locale en juin 1928. La section départementale du Syndicat national des instituteurs se rendit en délégation chez le préfet en janvier 1930 pour se solidariser avec lui qui était appuyé par les parents d’élèves constitué en association qu’il avait contribué à fonder. Il reçut aussi l’appui de la Ligue des droits de l’Homme et du Comité du Bloc des Gauches. Émile Glay, secrétaire général du SNI, fit des démarches auprès du Ministère. L’association syndicale des fonctionnaires des EPS dont il était un des dirigeants dans l’Académie de Lyon engagea une action.
Finalement, Devaux demanda sa mutation et obtint la direction de l’EPS de Quimperlé en 1930. Il se heurta à nouveau à la municipalité et quand celle-ci se proposa de mettre l’internat en régie, il cessa d’entretenir l’établissement. L’Inspection générale déplora cette attitude et lui imposa une mutation comme directeur de l’EPS de Tours (Indre-et-Loire) qui n’avait pas d’internat.
Politiquement, Devaux, membre du Parti radical-socialiste, s’engagea dans les combats des forces qui se réclamaient du Front populaire. Pendant la guerre, en mai 1940, le recteur notait qu’il avait pris « la mentalité de guerre ». L’EPS devint le collège Paul-Louis Courier.
À la Libération, Devaux figurait sur la liste républicaine en mai 1945 aux élections municipales de Tours. Il fut candidat aux élections législatives d’octobre 1945 sur la liste radicale-socialiste. Il se heurta avec la municipalité à direction socialiste de Tours notamment à propose du manque de chauffage à la fin de l’hiver 1947. Il prit sa retraite en 1950 et se retira à Vichy (Allier).

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article22606, notice DEVAUX François par Jacques Girault, version mise en ligne le 25 octobre 2008, dernière modification le 10 novembre 2021.

Par Jacques Girault

SOURCES : Arch. Nat., F/17 25315. — Presse syndicale.

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