MATHIEU Jules.

Par Jean Puissant

Waterloo (aujourd’hui pr. Brabant wallon, arr. Nivelles), 9 octobre 1845 – Bruxelles ? (pr. Brabant, arr. Bruxelles : aujourd’hui Bruxelles-Capitale), 15 mai 1869. Étudiant en médecine, libéral progressiste puis socialiste, frère de Joséphine Mathieu.

Jules Mathieu naît dans une famille d’agriculteurs aisés, catholique, qui exploite la ferme bien connue de la Papelotte à Waterloo. Étudiant en médecine à l’ULB, il milite dans les cercles étudiants. Il donne ainsi des conférences au Cercle des étudiants, notamment sur « la circulation de la matière », comme Félix Renard et Paul Janson. Il participe, avec, parmi d’autres, Hector Denis, César De Paepe*, aussi socialistes, à l’organisation du 2e Congrès international des étudiants à Bruxelles du 14 au 17 avril 1867. Il édite, avec Daniel André, les Annales de ce congrès à Liège en 1867. Il préside, comme délégué des étudiants bruxellois, le 3e Congrès international à Gand (Gent, pr. Flandre orientale, arr. Gand) en décembre 1868. Ce congrès, très belge, se caractérise à nouveau – plus encore qu’à celui de Liège en 1865 – par des discours « positivistes, athées et révolutionnaires ». Le congrès vote des résolutions notamment contre l’armement en Europe, pour la séparation de l’Église de l’État, en faveur de la création d’établissements d’enseignement intégral obligatoire ainsi qu’une organisation fédérative de l’état, contre donc la centralisation à l’œuvre en Europe et en Belgique. Il est membre de la Libre pensée.

Jules Mathieu décède quelques mois plus tard, bien jeune. Ses amis, Félix Renard (mai 1868) docteur en Sciences, Émile Janson (juillet 1868), docteur en médecine, Émile Moyson (décembre 1868), le précèdent de peu dans la tombe. César De Paepe* pour les étudiants en médecine, Laurent Verrycken *pour l’AIT, Daniel André pour la Fédération des écoles lui rendent un dernier hommage.

Jules Mathieu est le frère aîné de Joséphine Mathieu. Lors des obsèques civiles de son frère, cette dernière fait la connaissance d’Hector Denis qui avait présidé le Congrès de Bruxelles de 1867. Elle l’épousera par la suite.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article226160, notice MATHIEU Jules. par Jean Puissant, version mise en ligne le 16 avril 2020, dernière modification le 6 janvier 2021.

Par Jean Puissant

SOURCES : BARTIER J., Libéralisme et socialisme au XIXe siècle, Bruxelles, Éditions de l’ULB, 1981 – LEMOINE-MATHIEU R.-M., Arbre généalogique "Mathieu Jules", dans Site geneanet.

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