HINFRAY Louis, Alexandre

Par Louis Botella, Jean-Jacques Doré

Né le 17 novembre 1887 à Montérolier près de Saint-Saens (Seine-Inférieure, Seine-Maritime), mort le 22 mars 1968 à Dieppe (Seine-Maritime) ; mécanicien de route aux chemins de fer de l’État (réseau nord) ; secrétaire du syndicat CGT des Cheminots Rouen-Nord (Seine-Inférieure, Seine-Maritime) en 1922, 1923 et 1925.

Fils d’un domestique, Louis Hinfray, roux aux yeux gris d’1 m. 68, était aide-cultivateur lorsqu’il fut mobilisé en octobre 1908. Rendu à la vie civile en septembre 1910, le brigadier Hinfray entra au dépôt de Rouen des chemins de fer du Nord le 23 mai 1911.

Affecté spécial dans son emploi en août 1914, il était mécanicien de route au dépôt de Rouen lorsqu’il prit la direction du syndicat CGT des Cheminots Rouen-Nord (140 membres) en mars 1922, alors que 37 militants avaient fait sécession derrière Siméon pour rejoindre la CGTU.

Réélu en mars 1923, il était assisté d’Edmond Huet (secrétaire adjoint) et Jules Denis (trésorier). En février de l’année suivante, il figura sur la liste des candidats présentés par la CGT lors de l’élection des membres du Conseil supérieur des chemins de fer et fut élu ; il était alors secrétaire adjoint de l’organisation.

Porté à nouveau au secrétariat du syndicat en mars 1925, assisté de Charles Barbier (secrétaire adjoint) et Jules Denis (trésorier), ce denier lui succèda en mars 1926.

En avril 1934, il fut signalé comme étant le secrétaire de la section technique des mécaniciens et des chauffeurs au sein du syndicat des cheminots de Rouen (réseau du Nord).

Louis Hinfray s’était marié à Rouen le 21 décembre 1912 avec Marie, Juliette Boutry et le couple y habitait 37 rue de Pitres. Il mourut à Dieppe le 22 mars 1968.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article226179, notice HINFRAY Louis, Alexandre par Louis Botella, Jean-Jacques Doré, version mise en ligne le 3 août 2020, dernière modification le 3 avril 2021.

Par Louis Botella, Jean-Jacques Doré

SOURCES : Le Peuple, organe quotidien du syndicalisme, 27 décembre 1923, 25 août 1925 (BNF-Gallica). — La Tribune des cheminots, organe de la Fédération nationale [CGT] des travailleurs des chemins de fer, 1er décembre 1924, 10 février, 10 mars, 1er novembre 1925, 15 avril 1934 (Institut d’histoire sociale de la Fédération CGT des cheminots). — Arch. dép. Seine-Maritime 10 MP 1410 Syndicats dissous avant 1936, État civil, Registre matricule militaire.

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