BLINDAUER Marthe [née BRENNER]

Par Jean-François Lassagne

Née le 2 octobre 1921 à Sarreguemines (Moselle), morte le 22 mars 2017 à Metz ; employée de maison à Paris, puis salariée de la sidérurgie au laboratoire de l’Union des Consommateurs de Produits Métallurgiques et Industriels à Hagondange (Moselle) ; membre des Jeunesses Communistes en 1935 ; responsable de l’Union des Jeunes Filles de France ; militante communiste.

Marthe Blindauer en 2013.
Marthe Blindauer en 2013.
Photo : Jean-François Lassagne

Son père Pierre Brenner, né le 27 novembre 1895 à Sarreguemines (Lorraine annexée), était ouvrier à la faïencerie. Sa mère Valentine Moser était née en 1897, également à Sarreguemines. Ils eurent cinq enfants. En 1921, Pierre Brenner quitta son emploi pour travailler à l’usine sidérurgique de l’UCPMI à Hagondange, où il vécut dans une chambre en attendant de pouvoir accueillir sa famille à Mondelange (Moselle) en 1926. Adhérent de la CGTU et du Parti Communiste à l’usine, c’était un militant. C’est dans ce contexte que Marthe Blindauer fut acquise de bonne heure au militantisme. A quatorze ans elle adhéra aux Jeunesses Communistes, et participa à l’école des JC à Montreuil la même année. Puis elle rejoignit Danielle Casanova à l’Union des Jeunes Filles de France créée le 26 décembre 1936, dont elle sera la responsable locale. Active durant le Front Populaire, elle diffusait le journal Avant-Garde au portier de l’usine. Elle quitta alors la région en 1937 en compagnie de plusieurs de ses camarades des JC, et devint employée de maison à Paris, durant une année.
En se rendant chez sa sœur qui habitait à Boulay (Moselle), Marthe Brenner rencontra Victor Blindauer, un ouvrier tourneur de la Société Industrielle de Boulay. Le mariage eut lieu le 30 avril 1953 à Hagondange, où le couple s’installa, son époux ayant été embauché comme tourneur à l’UCPMI. À la naissance de leur premier enfant en 1954, elle quitta son emploi à l’UCPMI où elle exerçait au laboratoire, pour se consacrer à lui. Trois autres enfants suivirent, la dernière en 1962, et leur fils Ralph Blindauer né en 1954 était connu comme « l’avocat rouge ». Toujours associée aux combats de son époux, elle diffusait l’Humanité au portier de l’UCPMI. Les périodes de grèves furent financièrement difficiles, particulièrement celle de 1964.
Marthe Blindauer mourut le 22 mars 2017 à Metz.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article226373, notice BLINDAUER Marthe [née BRENNER] par Jean-François Lassagne, version mise en ligne le 20 avril 2020, dernière modification le 20 avril 2020.

Par Jean-François Lassagne

Marthe Blindauer en 2013.
Marthe Blindauer en 2013.
Photo : Jean-François Lassagne

SOURCES : entretiens avec Marthe et Victor Blindauer en 2013.

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