GILIER ou GILLIER Georges

Par Jean-Luc Marquer

Né le 15 novembre 1914 à Villeurbanne (Rhône, aujourd’hui Métropole de Lyon), sommairement exécuté le 20 juillet 1944 à Monestier-de-Clermont (Isère), Col du Fau ; militaire de carrière ; résistant de l’Armée secrète

Georges Gilier était le fils de Philippe et de Marie, Antoinette Michaud.
Il s’engagea dans l’armée en 1933 et servit dans les troupes coloniales au sein de différents régiments de Tirailleurs Sénégalais.
Il épousa Élisabeth, Marie, Jeanne Alabert, dite Lison, à Lyon, le 19 novembre 1938. Le couple eut deux enfants. La famille habitait à Villeurbanne (Rhône, aujourd’hui Métropole de Lyon).
Alors qu’il servait au 24ème R.T.S, il fut nommé sergent-chef le 11 décembre 1939.
Le régiment était chargé de la défense de la frontière avec l’Espagne et de la surveillance des camps de réfugiés d’Argelès, de Saint-Cyprien et du Barcarès dans les Pyrénées-Orientales.
En avril 1944, le régiment gagna l’Est de la France. puis du 20 mai au 8 juin participa aux combats de la Campagne de France dans la Somme, où il eut une attitude héroïque.
Tous les prisonniers africains du régiment furent systématiquement exécutés par les Allemands à Aubigny (Somme) et Cressonsacq (Oise).
Le régiment fut dissous le 25 juin 1940.
Georges Gilier s’engagea dans la Résistance et rejoignit le maquis de l’Oisans.
Il fut arrêté l’après-midi du 20 juillet 1944 alors qu’il se trouvait sur la place Carnot à Vif (Isère).
L’opération était menée par la Wehrmacht en représailles à la tentative d’exécution d’un motocycliste allemand par la Résistance.
Dix autres hommes furent arrêtés.
Conduits jusqu’au Col du Fau situé sur la commune de Monestier-de-Clermont (Isère), ils furent emmenés dans une carrière à proximité de la route menant à Roissard (Isère) puis sommairement exécutés par arme à feu.
Le 21 juillet 1944, les corps des onze victimes furent ramenés à Monestier-de-Clermont.
Georges Gilier fut inhumé au cimetière de Monestier-de-Clermont sous le n° 1.
Il obtint la mention "Mort pour la France".
Son nom, orthographié Gillier, figure sur la plaque commémorative apposée place des 11 otages à Vif, sur le Mémorial du maquis de l’Oisans à Livet-et-Gavet (Isère) et sur le monument commémoratif érigé au col du Fau, sur la commune de Roissard (Isère).


Voir : Monestier-de-Clermont, Col du Fau


Notice provisoire

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article226453, notice GILIER ou GILLIER Georges par Jean-Luc Marquer, version mise en ligne le 25 avril 2020, dernière modification le 25 avril 2021.

Par Jean-Luc Marquer

SOURCES : Arch. Dép. Isère, Mémorial de l’oppression, 2 MI 2233, transmis par B. Tixier, Association "Histoire et patrimoine du Gua" — Arch Dép. Rhône et Métropole, RMM 3454, cote 885, 1Rp 3054 — AVCC Caen, AC 21 P 194745 (à consulter) — Mémoire des hommes — Mémorial GenWeb — Geneanet — Article Wikipédia, 24e R.T.S.http://www.maquisdeloisans.fr/ — État civil

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