BORIAS Georges-A. [BORIAS Georges-Antoine, dit]

Par Jacques Girault

Né le 4 octobre 1908 à Cébazat (Puy-de-Dôme), mort le 20 août 1988 à Montpellier (Hérault) ; professeur de dessin ; conservateur de musée ; sympathisant du Syndicat national des instituteurs.

Fils d’un instituteur qui devint professeur de dessin à Saint-Etienne (Loire), marié avec une institutrice, Georges A. BorIas entra à l’Ecole normale d’instituteurs de Montbrison (Loire). Il fréquenta l’école des Beaux Arts de Saint-Étienne, puis, abandonna l’enseignement pour suivre la scolarité de l’école nationale des Arts décoratifs à Paris. Il fut nommé professeur de dessin aux collèges de Péronne (Somme), Jehan Ango de Dieppe (Seine/Inférieure/Maritime en 1937 puis en 1941, au collège classique et moderne mixte d’Uzès (Gard). Après la guerre, membre du Syndicat national de l’enseignement secondaire, il fut pendant quelques années le secrétaire de la section syndicale de son établissement.

Il se maria uniquement civilement à Paris (XIIIe) en novembre 1934 avec Lucienne Baldacci, institutrice à Paris. Il revenait régulièrement de Péronne où il enseignait. Future institutrice à Dieppe puis dans le Gard, militante du Syndicat national des instituteurs, elle décéda en 1954. Le couple eut deux filles.

Dans les années 1930, par l’intermédiaire de ses beaux parents, instituteurs syndicalistes, il devint notamment l’ami de René Bonissel. Ce dernier lui proposa de collaborer à la presse et il intervint souvent dans la rubrique pédagogique de L’École libératrice sur le dessin ou l’actualité artistique ou dans une rubrique intitulée « Du côté des arts ». En 1959-1960, il fournissait des fiches destinées à l’enseignement du dessin dans les cours complémentaires. En mars 1956, il exposa ses œuvres, à la maison des instituteurs rue La Rochefoucauld à Paris. En 1959, il obtint sa mutation pour Paris à l’annexe du lycée Turgot puis en 1961, fut muté au lycée Henri IV. Il travailla aussi au centre d’enseignement par correspondance jusqu’à sa retraite en 1968. Dans les années 1960, il collabora à la publication régulière Textes et documents pour la classe dans le cadre de l’Institut pédagogique national tout en étant membre d’une de ses commissions.

Parallèlement, depuis 1910 à Uzès (Gard) un petit musée municipal était consacré à l’histoire et à l’archéologie régionale. Tout en poursuivant son enseignement dans son établissement scolaire, Georges BorIas s’intéressait au musée, mal entretenu, et à ses collections. Il suscita la création d’une association en 1946 pour aider son fonctionnement. Avec ses élèves, dès 1945, dans le cadre des activités dirigées, il entreprit sa remise en état. Ce musée ouvrit en juillet 1946 et BorIas en devint officiellement conservateur bénévole en 1947 (tâche qu’il accomplissait depuis deux ans). Il établit des liens forts entre la muséologie et l’enseignement avec l’organisation des mallettes pédagogiques. Il proposa souvent des aménagements et des expositions. Après 1959 et sa retraite de l’Éducation nationale en 1968, se partageant entre Paris et Uzès, il obtint pour les collections du musée des salles au deuxième étage de l’Ancien Évéché racheté par la municipalité dans les années 1970.

Son activité artistique associa la poésie, la peinture, l’aquarelle et la gravure. Des expositions en 1947 et 1949 furent organisées au musée des Beaux-Arts de Nîmes. Une rétrospective posthume se déroula en 1988 au musée d’Uzès. Il illustra de gravures divers ouvrages dont Idylles d’André Chénier (1947), Le Cantique des Cantiques (1967). Il illustra aussi en 1954, Les aventures du Capitaine Pamphile, d’Alexandre Dumas paru aux éditions SUDEL, propriété du SNI. Il publia aussi des recueils de poèmes : Quinze pièces pour viole d’amour (1939 et 1941), Genèse (1944), Ce poids de chair (1957), Esquisses pour un tombeau (1974). Il composa aussi les textes introductifs des expositions du musée dont Supports et diffusion de la pensée en 1959 ou Poterie traditionnelle de l’Uzège en 1978.

Georges.A BorIas fut enterré au cimetière protestant d’Uzès auprès de son épouse.

En 1988, après son décès, la municipalité donna son nom au musée.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article226730, notice BORIAS Georges-A. [BORIAS Georges-Antoine, dit] par Jacques Girault, version mise en ligne le 27 avril 2020, dernière modification le 22 août 2021.

Par Jacques Girault

ŒUVRE : Le fichier de la BNF comprenait en avril 2020 13 références.

SOURCES : Archives du musée (correspondance avec Germain Delatousche). — Presse syndicale. — Presse régionale.— Renseignements fournis par sa fille.— Notes de Brigitte Chimier, directrice du musée.

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