FLORET Roger, Germain, Paul [pseudonyme dans la Résistance : Florent]

Par Jean-Marie Guillon

Né le 29 septembre 1923 à Gordes (Vaucluse), tué le 18 août 1944 à Sahune (Drôme) ; boucher ; maquisard Armée secrète (AS), puis Francs-Tireurs et partisans (FTP).

Membre d’une famille de résistant de Gordes, fils de Charles Floret, boucher, et de Léonie Richard, il était le frère de Paulette Nouveau (voir ce nom) exécutée à Saint-Saturnin-les-Apt, le 1er juillet 1944. Il avait d’abord rejoint les réfractaires au service du travail obligatoire cachés aux Grangiers à l’été 1943, puis le camp du Jas à Lioux (Vaucluse), commandé par son beau-frère Paul Nouveau, qui était une section du maquis Ventoux (AS). Ce camp fut attaqué par les soldats allemands le 20 novembre 1943 et les rescapés se réfugièrent aux Pouvarels puis avait préféré intégrer le maquis Morvan où il fut promu au grade d’adjudant. Le maquis Morvan était passé aux FTP et avait intégré le bataillon FTP-Sud-Drôme. Ses camarades l’ont décrit comme un garçon, très doux, calme, toujours en charentaises pour ne pas faire de bruit, portant constamment sur lui un 6,35. Le 18 août 1944, alors que l’on entrait dans la phase ultime des combats pour la Libération, le camion de ravitaillement dans lequel il se trouvait fut mitraillé par un avion canadien. Roger Floret serait sorti sur la route, croyant à une embuscade. Le camion explosa au deuxième passage de l’avion, le tuant ainsi que le chauffeur. Plusieurs maquisards du maquis Morvan furent tués ou blessés ce jour-là par l’aviation alliée qui harcelait les colonnes allemandes qui se repliaient dans et vers la vallée du Rhône. Plusieurs témoignages (notamment Lucien-Édouard Dufour) associent par erreur sa mort à celle de Lucien Pinet et François Tornare (voir ces noms), alors que ces derniers trouvèrent la mort à Rosans (Hautes-Alpes). Joseph La Picirella évoque la mort de Roger Floret en la mettant sur le compte d’un avion « ennemi », ce que rien ne confirme.
Roger Floret fut inhumé au carré des fusillés du cimetière de Gordes. Il fut reconnu « Mort pour la France ». Il est inhumé au carré des fusillés de Gordes. Son nom figure sur le monument aux morts de la commune et sur la stèle à la mémoire « des Héros et martyrs du Maquis Morvan » à Montclus (Drôme) sur la D 994.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article227388, notice FLORET Roger, Germain, Paul [pseudonyme dans la Résistance : Florent] par Jean-Marie Guillon, version mise en ligne le 9 mai 2020, dernière modification le 17 mai 2020.

Par Jean-Marie Guillon

SOURCES : Arch. Dép. Vaucluse 1107 W 7. ⎯ Site internet Mémoire des hommes SHD Caen AC 21 P 185184. ⎯ Amicale du maquis Morvan, Maquis et bataillon Morvan, Marseille, Imp. Lamy, 1987, p. 129. ⎯ Lucien Édouard Dufour, Drôme terre de liberté, Valence, Éd. Peuple libre/Éd. notre temps, 1994, p. 218. ⎯ Gérard Leboucher, Jean-Paul Jouval, Mémorial des victimes des communes du canton d’Apt. Seconde Guerre mondiale, Indochine, Algérie, Apt, Le Souvenir français, 2017, p. 109. ⎯ Joseph La Picirella, Témoignages sur le Vercors. Drôme-Isère, Lyon, 1973, p. 327.

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