LE GENDRE Louis, Denis

Par Jean-Jacques Doré

Né le 26 août 1881 à Paris (XVIIe arr.), mort à Darnétal (Seine-Inférieure, Seine-Maritime) le 27 février 1961 ; cheminot ; secrétaire du syndicat CGT des cheminots de Fécamp (Seine-Inférieure, Seine-Maritime).

Fils d’un plombier et d’une cuisinière, Louis Le Gendre fut mobilisé dans l’artillerie le 15 novembre 1902 alors qu’il cultivait la terre à Dingé (Ille-et-Vilaine). Rendu à la vie civile le 2 octobre 1905, il entra à la Compagnie des chemins de fer de l’Ouest à Pavilly (Seine-Inférieure, Seine-Maritime) comme homme d’équipe le 5 juin 1907.

Nommé à Fécamp l’année suivante, il fut le secrétaire fondateur du syndicat CGT local des Cheminots en 1909. Réélu jusqu’en 1914, il participa le dimanche 19 octobre 1913 au congrès constitutif de l’Union départementale de Seine-Inférieure tenu au Havre le dimanche 19 octobre 1913.

Réélu secrétaire lorsque le syndicat fut réactivé le 7 mars 1917, il dut s’effacer devant Henri Jourdon lorsque les minoritaires prirent la direction de l’organisation le 13 mai 1921.

L’inévitable scission de janvier 1922, conduisit la majorité des Cheminots fécampois à rejoindre la CGTU avec le siège, la caisse et les archives du syndicat. Ce fut encore Louis Le Gendre qui s’attela à la tâche de reconstituer ex nihilo un nouveau syndicat confédéré. Réélu secrétaire, son action fut reconnue par son élection de membre de la commission administrative de l’Union départementale CGT au IXe congrès du Havre le 25 mars 1923.

Promu chef de train, il dirigea le secrétariat du syndicat jusqu’en 1927, au sein d’un stable bureau, il était assisté d’Alphonse Carré (secrétaire adjoint), Auguste Prineau (qui devait lui succéder en 1928, trésorier) et Stanislas Godin (trésorier adjoint). Le syndicat comptait alors 40 adhérents face aux 130 membres de l’organisation unitaire dirigée par Étienne Cudennec.

Il abandonna la vie militante lorsqu’il fut muté à la gare de Rouen à la fin des années 1920.

Louis Le Gendre s’était marié à Thierville (Eure) le 5 juillet 1906 avec Isabelle Passant ; il habitait 73 route de Cany à Fécamp en 1927 puis route de Neufchâtel à Bihorel près de Rouen en 1930. Il mourut à Darnétal le 27 février 1961.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article227613, notice LE GENDRE Louis, Denis par Jean-Jacques Doré, version mise en ligne le 22 juin 2020, dernière modification le 3 janvier 2022.

Par Jean-Jacques Doré

SOURCES : Le Peuple, organe quotidien du syndicalisme, 11 avril 1923 (BNF-Gallica). — Notes de Louis Botella. — Arch. de l’UD CGT liasse 1895-1925. —Arch. Dép. Seine-Maritime 4 MP 56, État civil, Matricule militaire.

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