DE KERAMEL ou KERARMEL Yves, Philippe

Par Michel Germain, Dominique Tantin

Né le 3 avril 1921 à Paris (VIe arr.), exécuté sommairement le 19 juillet 1944 à Châtillon-d’Azergues, auj. Châtillon (Rhône) ; résistant des Glières.

Vraisemblablement réfractaire au STO, Yves de Keramel rejoignit les maquis de Haute-Savoie. La consultation de son dossier au SHD permettra de préciser son parcours et son engagement. Sur le Plateau des Glières, il travaillait à l’infirmerie, aux côtés du docteur Bombiger. Après l’ordre de décrochage du 26 mars 1944, il fut arrêté par la Milice du côté de Thorens et interné à la caserne des Gardes mobiles de Dessaix à Annecy. Il fut ensuite transféré à Lyon, le 17 mai 1944.
Sans que l’on sache réellement pourquoi, il semble que les Allemands avaient décidé de fusiller un certain nombre d’otages en représailles. Et comme il en manquait, ils ont extrait Yves de Kerarmel de sa prison, ainsi que Edmond Boscono*.
Il fut donc exécuté par les Allemands, le 19 juillet 1944, à Pont de Dorieux, en même temps que 51 autres prisonniers, (commune de Châtillon-d’Azergues (Rhône), (monument). On trouvera des détails dans le fonds du Mémorial de l’oppression 3808W cote 880.
Il repose dans la nécropole militaire nationale de Morette, tombe n°16. Son nom est gravé sur le Mur du souvenir élevé à l’entrée de ladite nécropole.


Voir Châtillon-d’Azergues (Rhône), lieu-dit Chez Léger, 19 juillet 1944

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article227635, notice DE KERAMEL ou KERARMEL Yves, Philippe par Michel Germain, Dominique Tantin , version mise en ligne le 13 mai 2020, dernière modification le 13 mai 2020.

Par Michel Germain, Dominique Tantin

SOURCES : Michel Germain, Haute-Savoie Rebelle et martyre, Mémorial de la Seconde guerre mondiale en Haute-Savoie, La Fontaine de Siloé, 2009. — MémorialGenWeb. — Mémoire des Hommes. — Service historique de la Défense, GR 16 P 166491 (nc), patronyme orthographié Keramel.

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