HUON André, Auguste, Charles [pseudonyme dans la résistance : Sanglier]

Par Patrick Bec

Né le 18 février 1925 à Yvetot (Seine-Maritime), mort au combat le 8 juillet 1944 à Pont-la-Vieille, commune de Narnhac (Cantal) ; résistant au sein des Forces françaises de l’Intérieur (FFI).

André Huon était le fils de Auguste Huon, maître tailleur d’habits à Yvetot et de Alice, Emilienne, Virginie Delaporte. Mariés le 16 février 1920 à Sainte-Austreberthe (Pas-de-Calais), ils ont eu un autre fils né à Yvetot en 1928.
En 1944, célibataire, André Huon est sous-officier dans la 42è compagnie FFI.

Le 8 juillet trois colonnes ennemies regroupant 1600 Allemands et miliciens convergeaient vers la vallée de Brezons. Les Allemands fouillaient le terrain, recherchaient les isolés puis déclenchaient vers 13 heures une reconnaissance en force sur Narnhac tandis qu’une seconde reconnaissance aérienne survolait la région. Une nouvelle patrouille essayant de s’infiltrer vers Lagarrigue de Malbo fut interceptée par la 42è qui en milieu d’après-midi se trouva à nouveau soumise à la pression de l’ennemi débouchant de Pont-La-Vieille.

Fernande Souquière, institutrice à l’école de Nouvialle témoigne. « Le samedi 8 juillet vers 6 heures, Pont-la-Vieille s’éveille au son des coups de fusil des Maquis et des Allemands se pourchassent dans les environs immédiats (...). Une quarantaine d’Allemands en tirailleurs arpentent prés et champs semant la mort guerrière. On devait trouver le lendemain, non loin de la route, le corps d’un Maquis ayant succombé en train de se faire un pansement à la main. Huit jours plus tard, M. Pons découvrait le long du ruisseau un autre cadavre… et quel cadavre ! »

Le sous-officier Huon avait commis une légère infraction le 7 juillet et sa sanction devait être de dormir sur le sol dur d’un four. A sa demande, sa punition fut commuée en relève de la garde au poste de Pont-la-Vieille sur la route départementale n°990. Le 8 juillet 1944 à 6 heures 45, les Allemands approchèrent et furent repérés par un des guetteurs qui donna l’alerte mais perdit la vie (Raymond Julien Ribeyre ?). André Huon était parti en reconnaissance à l’ouest de Pont-la-Vieille, il fut mortellement blessé par des tirs ennemis. Son corps est resté sur place pendant plusieurs jours, jusqu’au départ des Allemands.

André Huon avait 19 ans. Il est Mort pour la France. Aucun acte de décès n’a été trouvé le concernant à Narnhac.

Une stèle commémorative a été érigée à Pont-la-Vieille en hommage au scout routier André Huon. Son nom est gravé sur les monuments aux morts du canton à Yvetot, ainsi que sur le monument aux morts de Thérondels (Aveyron).

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article227752, notice HUON André, Auguste, Charles [pseudonyme dans la résistance : Sanglier] par Patrick Bec, version mise en ligne le 15 mai 2020, dernière modification le 9 février 2022.

Par Patrick Bec

SOURCES : SHD Vincennes, GR 16 P 299380, dossier Résistant de André Auguste Charles Huon (nc). — AVCC Caen, AC 21 P 50398, dossier André Auguste Charles Huon(nc). — Eugène Martres, Le Cantal de 1939 à 1945 - Les troupes allemandes à travers le Massif Central, Cournon, De Borée 1993. — Jean Favier, Lieux de mémoire et monuments du souvenir, Albédia, Aurillac 2007. — Témoignages des Instituteurs et des Institutrices collectés par M. Louis Bac, Les Allemands dans la région de Saint-Flour (Mai - août 1944), édition établie par Jean Favier avec l’aide des Archives Municipales de Saint-Flour (M. Gilles Albaret, directeur et Mme Lydia Lucchi), éditions de l’Association du Musée de la Résistance d’Anterrieux, janvier 2017. — Arch. départ. de Seine-Maritime (état-civil, recensement). — MémorialGenWeb.

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