TIGNON Jacques, Paul, Marie

Par Louis Thareaut

Né le 8 novembre 1934 à Saint-Léger-sous-Cholet (Maine-et-Loire) ; ouvrier maçon ; militant CFTC puis CFDT, secrétaire du syndicat CFTC du Bâtiment de Cholet (1961-1963), permanent et secrétaire départemental adjoint de l’UD CFDT de Maine-et-Loire (1964-1969), membre du Conseil, secrétaire fédéral (à partir de 1969) puis secrétaire général de la Fédération nationale Construction et Bois FNCB CFDT (1972-1976) ; directeur de l’INVAC (1982-1993).

Jacques Tignon, 1975
Jacques Tignon, 1975

Issu d’un milieu rural, Jacques Tignon était le quatrième d’une famille de sept enfants. Son père, Maurice Tignon était agriculteur à Saint-Léger-sous-Cholet (Maine-et-Loire). Sa mère, Marguerite Manceau était mère au foyer et aide à la ferme. Après ses études supérieures (lettres, philosophie, théologie) terminées en 1956 au grand séminaire d’Angers, il partit au service militaire. À son retour, il décida de changer d’orientation et choisit un métier manuel. Il fit alors une formation de maçon au centre de Formation professionnelle pour adultes (FPA) de Nantes.

De 1959 à décembre 1963, Jacques Tignon travailla comme ouvrier maçon à l’entreprise Aumon à Cholet. Il adhéra à la CFTC dès son embauche et fut élu délégué du personnel dans l’entreprise. En 1961, il devint secrétaire du syndicat CFTC du Bâtiment de la région choletaise.

L’Union départementale CFTC de Maine-et-Loire avait alors deux secrétaires permanents, l’un à Angers, Jean Monnier, l’autre à Cholet, Louis Bodin. En 1963, la décision fut prise d’embaucher un troisième permanent. En janvier 1964, Jacques Tignon devint donc permanent en poste à Cholet. Il participa activement aux débats en faveur de l’évolution de la CFTC et travailla au développement du syndicalisme CFDT dans les entreprises du Choletais, tout en animant les syndicats du Bâtiment sur l’ensemble du département et en participant aux discussions de la convention collective.

À partir de 1963, Jacques Tignon participa aux congrès de la Fédération nationale Construction et Bois (FNCB). Il fut membre de la délégation au Congrès confédéral dit "de l’évolution" en novembre 1964, et par la suite prit part à tous les congrès confédéraux jusqu’à celui d’Annecy en 1976. Le 1er. mars 1969, il fut sollicité pour être secrétaire fédéral de la FNCB. Il le resta jusqu’en 1972, où il devint secrétaire général de la Fédération. Dans la période qui suivit Mai 68, la FNCB vit ses effectifs doubler. Durant le mandat de Jacques Tignon, la Fédération porta ses efforts sur la structuration des équipes militantes, la formation des responsables et la mise en place des Unions régionales professionnelles Construction et Bois.

Début 1977, il quitta la FNCB pour entrer, comme chargé de mission, dans un organisme de centres de vacances, l’INVAC (Investissements-Vacances), travaillant prioritairement avec les comités d’entreprise. Il en devint le directeur en 1982 et exerça cette fonction jusqu’à fin 1993, date à laquelle il fut licencié pour motif économique car la structure était en difficulté. Après une année de chômage, il prit sa retraite le 1er. janvier 1995.

En dehors de ses responsabilités syndicales, Jacques Tignon fut président des parents d’élèves FCPE de Villers-sous-Saint-Leu (Oise) de 1975 à 1977 où il résidait. Adhérent au Parti socialiste (PS), il fut membre du Secrétariat fédéral du PS de l’Oise. Il exerça les fonctions de maire-adjoint de sa commune de 1983 à 1989. L’équipe sortante ne fut pas réélue en 1989.

Le 31 juillet 1962, à Saint-Léger-sous-Cholet, Jacques Tignon s’était marié avec Chantal Boisdron, fille d’un agriculteur de la commune. Ils eurent trois enfants.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article227868, notice TIGNON Jacques, Paul, Marie par Louis Thareaut, version mise en ligne le 18 mai 2020, dernière modification le 2 juin 2020.

Par Louis Thareaut

Jacques Tignon, 1975
Jacques Tignon, 1975

SOURCES : Arch. UD CFDT de Maine-et-Loire.— Entretiens avec Jacques Tignon en août 1998.

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