DOMENECH Henri

Par René Gallissot

Né le 8 février 1912 à Bab-El-Oued, Alger (Algérie), mort le 25 décembre 1983 à Martigues (Bouches-du-Rhône) ; télégraphiste aux PTT ; syndicaliste ; militant communiste dans les Bouches-du-Rhône et en Algérie de 1944 jusqu’à son expulsion en France en 1956, puis en région parisienne.

Fils d’un ébéniste anarcho-syndicaliste, Henri Domenech obtint le certificat d’études primaires. L’un de ses deux frères, Jean-Baptiste fut employé de banque à Alger et secrétaire du syndicat CFTC ; l’autre, Albert, travailla sur les Chantiers et Ateliers de Provence à Port-de-Bouc (Bouches-du-Rhône) et fut secrétaire du syndicat CGT. Quand à Henri, entré dans les PTT comme télégraphiste il débuta dans l’action militante en 1928 comme secrétaire des Jeunesses syndicalistes des PTT et adhéra au Parti communiste français. S’étant marié le 6 juillet 1936, il eut cinq enfants : 11 novembre 1938, 8 avril 1940, 4 juin 1942, 4 novembre 1949, 26 juin 1956.
Appelé au service militaire en 1934, Henri Domenech fut à nouveau mobilisé le 2 septembre 1939 et envoyé dans le sud tunisien. Démobilisé en 1940, il participa activement à la lutte contre les commissions italo-allemandes d’armistice. Révoqué le 14 novembre 1941, il fut assigné à résidence à Kénadsa dans le Sud-Oranais. Libéré en mars 1943, il poursuivit son action politique au sein du Parti communiste algérien en 1944 puis participa aux débuts de la lutte pour l’indépendance. Sur concours, il fut reçu préposé-chef à l’acheminement du courrier par chemin de fer entre Oran-Alger et Constantine. Par la suite, il participa à la diffusion des journaux interdits ; Alger républicain et Liberté. En 1956, il fut expulsé en France (Redon, Ille-et-Vilaine). Arrêté en juillet 1957, il fut à deux reprises condamné à Oran par le tribunal militaire, une première fois à vingt ans, la seconde fois à cinq ans. Libéré en mars 1962, il fut réintégré dans les PTT en juillet 1962 par le gouvernement algérien. De retour en France en août 1969, il trouva difficilement du travail mais fut embauché par le PCF comme gestionnaire à l’École centrale de Viroflay (Yvelines) en 1970 puis participa à la sécurité des camarades Vietnamiens à Verrières-le-Buisson (Essonne). D’octobre 1975 à 1980, il fut embauché par le SNES.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article22814, notice DOMENECH Henri par René Gallissot, version mise en ligne le 25 octobre 2008, dernière modification le 22 octobre 2020.

Par René Gallissot

SOURCES : Témoignage de l’intéressé, 1982. — Le Monde, 28 décembre 1983.

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