DOMINIQUE Suzanne, Marie

Par Émilie Willemin

Née le 3 mars 1905 à Plouescat (Finistère), morte le 21 novembre 1951 à Orléans (Loiret) ; professeure puis directrice de lycée dans le Loiret ; militante syndicaliste du SNEPS, du SNCM puis du Syndicat national des directrices et principaux des collèges classiques et modernes (FEN).

Fille d’un gendarme, Suzanne Dominique entra à l’Ecole normale d’institutrices d’Angoulême (Charente) en 1922. Elève du lycée de Marseille (1925-1926) puis du collège Sévigné à Paris (1926-1927), elle obtint le certificat d’aptitude au professorat des écoles normales et des écoles primaires supérieures en littérature et langue française en 1927. Elle était également titulaire du certificat de gymnastique, premier degré.

Suzanne Dominique fut nommée professeure aux EPS de Quimperlé (Finistère) en 1927, puis de Rennes (Ille-et-Vilaine) en 1930. Elle militait au Syndicat national des écoles primaires supérieures affilié à la Fédération générale de l’enseignement-CGT.

En 1940-1941, elle demanda à être inscrite sur la liste d’aptitude aux fonctions de directrice d’EPS. Elle fut déléguée dans ces fonctions à l’EPS à Mamers (Sarthe) en novembre 1941. En 1942-1943, elle demanda un internat en régie ou bien un établissement sans internat. En juillet 1943, elle fut déléguée dans les fonctions de directrice de collège moderne à Rouen, puis titularisée en mai 1944. L’établissement fut bombardé et gravement atteint mais, partiellement restauré, il reprit son activité grâce à son énergie, avec l’aide de l’association des parents d’élèves. Dès novembre 1944, elle ouvrit une cantine scolaire de 250 rationnaires et constitua un cercle d’études assidûment fréquenté par le corps enseignant. L’inspecteur général, vantant le fonctionnement de l’établissement (conseil intérieur, association de parents d’élèves) la proposa pour un établissement parisien, sans qu’elle l’ait demandé. Après avoir été, en 1949, inscrite sur la liste d’aptitude aux fonctions de directrice de lycée, elle fut nommée directrice du lycée de jeunes filles Jeanne d’Arc d’Orléans en juin 1951. A partir de 1946, elle habitait avec sa fille adoptive.

À la Libération, Suzanne Dominique milita immédiatement à son ancien syndicat, rebaptisé Syndicat national des collèges modernes qui continuait à syndiquer les directrices et directeurs des collèges modernes comme Gustave Pacquez, ancien secrétaire général du SNEPS et premier secrétaire général du SNCM, dont elle suivit l’itinéraire. En mars 1945, elle fut élue (306 voix) sa suppléante au Comité consultatif de l’enseignement du Second degré pour représenter les personnels de direction des collèges modernes, sur la liste présentée par son syndicat. Et en février 1948, quand les commissions administratives paritaires se substituèrent au Comité consultatif, elle fut élue suppléante à la CAPN des personnels administratifs sur la liste de la Fédération de l’Éducation nationale.

Le nouveau Syndicat national de l’enseignement secondaire (classique et moderne) créé en mars 1949 par fusion du SNES classique et du SNCM, ne syndiquant pas les personnels de direction, elle fit partie, comme Gustave Pacquez, du comité d’union des chefs d’établissements constitué le 23 juin 1949. Après la fusion avec le syndicat des principaux de collèges classiques, elle fut, en 1951, secrétaire adjointe du Syndicat des principaux et membre suppléant du bureau intersyndical des administrateurs de lycées et collèges fondé en juin 1951.

Elle s’intéressait particulièrement aux questions pédagogiques, aux « classes nouvelles », à la réforme et à la défense des intérêts de sa catégorie.

Lors de son décès, un article lui rendant hommage fut publié dans le bulletin du Syndicat des principaux d’octobre-novembre 1951.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article22826, notice DOMINIQUE Suzanne, Marie par Émilie Willemin, version mise en ligne le 25 octobre 2008, dernière modification le 14 novembre 2021.

Par Émilie Willemin

SOURCES : Arch. Nat. F 17/17795, 27468. — Bulletin du SNCM, Bulletin du Syndicat national des directrices et principaux des collèges classiques et modernes.— Notes d’Alain Dalançon.

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