MILOT Joseph, dit Jef.

Par Martin Georges

Bruxelles (pr. Brabant, arr. Bruxelles ; aujourd’hui Région de Bruxelles-Capitale), 4 août 1854 – 26 janvier 1934. Ouvrier cordonnier, cocher, syndicaliste, secrétaire de l’Association générale des cochers et des camionneurs, trésorier de la société de libre-pensée Les Cosmopolitains, membre fondateur du Parti ouvrier belge (POB), cofondateur, administrateur du journal Le Peuple, éditeur-imprimeur de brochures de propagande socialiste, fondateur de la chorale, les amis de l’Écho du Peuple.

Photographie de Joseph Milot parue dans Le Peuple, 27 janvier 1934 (KBR - DIGIT 837).
Photographie de Joseph Milot parue dans Le Peuple, 27 janvier 1934 (KBR - DIGIT 837).

« Quiconque veut, par ces fragments d’histoire d’un grand parti, retracer le développement d’une œuvre pareille à la nôtre, voit forcément apparaître, à tout instant, sous sa plume, associé au nom de Louis Bertrand, le nom de Joseph Milot ». C’est par ces mots que le journal Le Peuple introduit l’article consacré aux noces d’or de Joseph Milot et sa compagne en 1926. Il est vrai que Joseph Milot joua un rôle essentiel dans la structuration du mouvement ouvrier en Belgique. Homme de l’ombre, il apparaît littéralement au coin de nombreuses pages de l’histoire du socialisme belge, puisqu’il en fut, non seulement, un trésorier consciencieux et un fidèle compagnon durant plus de quarante ans, mais également un éditeur-imprimeur prolifique.

Joseph Milot nait à Bruxelles, le 4 août 1854. Originaire des Marolles, du « quartier du [nouveau] Vieux Marché », ce véritable « Brusseleir » est issu, comme son futur acolyte Louis Bertrand, d’une classe sociale que l’on décrira parfois plus tard comme « aristocratie ouvrière » : un milieu d’ouvriers qualifiés, d’artisans et petits employés. Le père, Josse Milot (Bruxelles 1811-1859), est menuisier, la mère, Jeanne Herremans (Bruxelles, 1823-1859), sans travail déclaré. Les oncles maternels exercent la profession de serrurier et bijoutier ; des métiers qu’exerceront également deux des frères aînés de « Jef ». En 1859, à l’âge de cinq ans, Joseph Milot perd successivement ses deux parents. La cause en est peut-être l’épidémie de choléra qui frappe la Belgique cette année-là. L’on peut raisonnablement penser que la fratrie est alors placée chez les oncles maternels, qui leur transmettent le métier.
Concernant Joseph Milot, il débute officiellement à dix-sept ans, le 7 octobre 1871, comme ouvrier cordonnier chez le cordonnier bruxellois Deboodt [peut-être François-Xavier De Boodt, cordonnier élu membre suppléant ouvrier au Conseil de Prud’hommes de Bruxelles en 1891] D’un mètre cinquante-huit, les yeux bleu-gris, le menton saillant, tel que le détaille son livret de jeune ouvrier, Joseph Milot se marie cinq ans plus tard, en 1876, avec Henriette Beelaerts. De trois mois sa cadette, Henriette est issue du même milieu social. En atteste la profession de ses cousins, qui lui servent de témoins : l’un tailleur, l’autre typographe.

Ouvrier, libre-penseur, et socialiste

Vers 1872, Joseph Milot s’engage dans l’unification de ses compagnons cordonniers au sein d’une société de résistance et de secours mutuels.

Vers 1875, la société de libre-pensée l’Affranchissement connait sa troisième scission. Après les Solidaires – plus coopératifs que révolutionnaires – et la Libre pensée – plus bourgeoise libérale, qu’ouvrière et socialiste –, elle donne naissance aux Cosmopolitains, constitués officiellement le 13 janvier 1875 et auxquels adhère immédiatement Joseph Milot. Le choix du nom, qui manifeste l’internationalisme de ses membres, provient d’un roman écrit par l’un d’eux, La Cosmopolie, ou La République universelle. Publié à Bruxelles en 1863, son auteur, l’exilé français Victor Vuilmet, y décrivait une République mondiale, démocratique, progressiste, dotée d’un enseignement laïque obligatoire, et dont la science œuvrerait au bonheur de tous.

La nouvelle société rationaliste allie propagande inspirée de la branche marxiste de l’Association internationale des travailleurs (AIT), action politique, anticléricalisme et organisation de funérailles civiles. Au sein de celle-ci, Joseph Milot remplit les fonctions de secrétaire et trésorier. Le 28 et 29 mars 1880, il en est également le représentant lors du VIIIe congrès de la Fédération des sociétés rationalistes, organisé à Bruxelles. C’est justement le refus d’une telle fédération « pluraliste », par le révolutionnaire intransigeant et figure dirigeante de l’Affranchissement, l’ouvrier bottier Jan Pellering*, qui avait motivé la scission et la création de la nouvelle société. Chez les Cosmopolitains, Milot côtoie des militants de la section bruxelloise de l’AIT, comme le socialiste révolutionnaire Charles Debuyger, ainsi que de futurs membres du POB et du journal Le Peuple, comme Gustave Defnet. Mouvement ouvrier, libre-pensée et socialisme se confondent chez les Cosmopolitains. Dans une lettre au socialiste français Benoit Malon, César De Paepe*, qui appartient à l’association sœur Les Solidaires, présent d’ailleurs les Cosmopolitains comme l’une des « organisations ouvrières socialistes » existantes en Belgique.

Moins d’une décennie plus tard, Joseph Milot change de profession. Il obtient en 1884 un permis de « cocher de place » pour la Gare du Midi, et contribue à la structuration de ses nouveaux compagnons. En 1889, celle-ci amène la création d’un syndicat de cochers puis, en 1894, elle aboutit à la fondation de l’Association générale des cochers et des camionneurs, ancêtre de l’actuelle Union belge du transport (UBT) affiliée à la Fédération générale du travail de Belgique (FGTB). Joseph Milot, devenu, entre-temps, éditeur-imprimeur, en inaugure la fonction de secrétaire.

L’éditeur-imprimeur du mouvement socialiste

L’année 1885 est une année décisive à plus d’un titre. C’est d’abord la fondation du Parti ouvrier belge (POB) en tant qu’union d’associations ouvrières et socialistes. Parmi ces associations figurent les Cosmopolitains, mais aussi et surtout la Ligue ouvrière de Bruxelles, fondée l’année précédente. Une ligue à laquelle appartiennent Joseph Milot et Louis Bertrand, et qui est à l’initiative de la réunion fondatrice du nouveau Parti ouvrier. Elle inspire aussi son premier programme, écrit par le même Louis Bertrand. Dans le tout nouveau Parti, Milot remplit diverses fonctions. À titre d’exemple, dès 1886, il est délégué au conseil général, et en 1891, il fait partie du Comité fédéral de la Fédération bruxelloise. Néanmoins, ce n’est pas tant comme délégué ou représentant politique qu’il s’illustre par la suite, mais bien comme éditeur et trésorier de la propagande socialiste. En effet, la même année 1885, Joseph Milot prend part à la fondation du journal Le Peuple, « organe quotidien de la démocratie socialiste ». Fondé sous forme coopérative, émanation du POB et des associations qui en sont membres, le journal désigne Jean Volders comme rédacteur-délégué et Joseph Milot comme administrateur-délégué. L’« administrateur délégué » Milot, rapidement désigné par tous les collaborateurs sous le nom de « caissier du Peuple », sera responsable de l’édition et de l’expédition des journaux, mais aussi, fort de son expérience de trésorier, des comptes et des paiements.

Le premier numéro du Peuple, daté du 13 décembre 1885, sort de presse le 12. Sur la première page, une lettre d’Émile Zola, offrant gratuitement au tout nouveau quotidien son roman Germinal, à publier en feuilleton. Toujours en une, il est précisé que « rédacteurs, administrateur délégué et compositeurs touchent le même salaire, celui établi par l’Association libre des ouvriers compositeurs-typographes de Bruxelles ». Le cocher de fiacre Milot, qui devient employé d’un journal sans le sou, amène pour l’occasion à la coopérative son cheval et sa voiture.

Le premier mars 1886, la Société coopérative du Peuple est constituée juridiquement. Les bureaux déménagent rue du Persil. C’est une nouvelle ère qui s’ouvre en Belgique pour les publications socialistes, succédant aux éditions individuelles et parfois clandestines des Poulet-Malassis (1825-1878) et autres Henry Kistemaeckers (1851-1934). À la place, les locaux du Peuple (rue du Persil, puis rue des Sables, 35) et ses coopérateurs constitueront peu à peu l’épicentre des impressions socialistes en Belgique, d’abord avec la Société coopérative du Peuple, puis avec la coopérative La Presse socialiste. Progressivement, le nom de Milot se diffuse. Responsable des éditions, c’est bien lui qui parait en tant qu’éditeur ou éditeur-imprimeur sur de multiples journaux et écrits de propagande (cf. Œuvre). Parmi les auteurs imprimés, citons César De Paepe*, Louis Bertrand, Émile Vandervelde*, Edouard Anseele, Karl Marx et Friedrich Engels…

Si Joseph Milot est avant tout considéré pour sa ponctualité et sa rigueur dans la gestion des finances du journal et l’édition de brochures, ses camarades s’accordent à lui reconnaître une touche personnelle en plusieurs points. Premièrement, le choix des romans-feuilletons, dont il est un grand lecteur. Selon un article du Peuple, Milot « représentait à lui seul et la censure et le banc d’épreuve de la sensibilité du lecteur populaire », passant au crible de son jugement toutes les publications de ce type. Deuxièmement, Milot est à l’initiative, et véritable directeur éditorial, des impressions musicales et poétiques du mouvement ouvrier. Fin du XIXe siècle, les partitions, poèmes et chansons sont un moyen central de propagation des idéaux du mouvement ouvrier. Milot en deviendra un connaisseur averti et en imprimera une centaine, dont de nombreuses signées par le prolifique auteur Jacques Gueux et le compositeur Henry Weyts. Joignant le chant à l’imprimé, dès 1887, Jef Milot fonde également, avec plusieurs militants, la chorale, les amis de l’Écho du Peuple, dirigée par Henry Weyts, et toujours en activité quarante ans plus tard.

De nombreuses anecdotes émaillent le parcours de Jef Milot. Ainsi le retrouve-t-on en 1886, en pleine course-poursuite, fuyant les forces de l’ordre, en compagnie d’Alfred Defuisseaux*, alors que ce dernier vient d’être condamné pour son célèbre pamphlet, le Catéchisme du Peuple, accusé d’avoir « attaqué à la force des lois » et fait « offense à la personne royale ». Ayant prévu la condamnation, le Comité général du Parti ouvrier avait préparé un plan d’évasion. Le cocher Milot devait assurer la fuite de son compagnon juste avant le prononcé du jugement. Ce qu’il réussit à faire dans un « landau attelé de deux excellents coursiers ».

C’est encore Joseph Milot que l’on rencontre à de multiples reprises au tribunal, à la barre, en tant qu’éditeur et donc responsable des articles des journaux imprimés. Ces articles, souvent virulents envers le patronat, l’armée, l’Église et l’État, ont de quoi attirer les inculpations. À ce titre, Milot est poursuivi à de multiples reprises et le journal Le Peuple régulièrement condamné. Citons encore, par exemple, l’année 1905 et la première Révolution russe. À la demande d’un camarade, le socialiste allemand Eduard Bernstein contacte Louis Bertrand, qu’il connait de longue date, afin de constituer un réseau d’acheminement d’armes, issues de la Fabrique nationale d’armes de guerre de Herstal (FN Herstal, pr. et arr. Liège), à destination des révolutionnaires. Et c’est évidemment à Joseph Milot que Louis Bertrand confie la tâche d’effectuer les commandes de cartouches et munitions pour les Russes.

Fin de carrière

De 1914 à 1918, Le Peuple cesse de paraître. Après-guerre, âgé déjà de soixante-quatre ans, Joseph Milot reprend du service comme caissier du journal. Il poursuit cette fonction jusqu’en 1932.

Concernant les convictions politiques de Jef Milot, son orientation est probablement similaire à celle de Louis Bertrand, avec qui il partage l’origine sociale, le parcours et l’amitié. Il paraît donc vraisemblable qu’il adhère à une option réformiste, se réclamant du bon sens ouvrier. Au défilé du 1er mai 1926, encore et toujours aux côtés de Louis Bertrand, Jef Milot déclare d’ailleurs au journaliste du Peuple qui l’interviewe : « Quelle belle vie j’ai vécu [sic.] […] j’ai vu réaliser pour la classe ouvrière et par elle, tout ce que je rêvais dans ma jeunesse. Toutes ces réformes qu’on disait utopiques sont acquises ».

Le 30 janvier 1934, seulement quatre jours avant la célébration de son quatre-vingtième anniversaire, Joseph Milot meurt à son domicile, rue du Poinçon, 54, au cœur de Bruxelles. La levée du corps, photographiée par et pour Le Peuple, réunit de nombreux cadres du mouvement ouvrier et collaborateurs du journal. Frans Fischer, ancien collègue journaliste et réformiste déclaré, prononce l’éloge funèbre en remplacement d’Émile Vandervelde*, excusé pour l’occasion. La dépouille de Milot est ensuite inhumée civilement au cimetière communal d’Anderlecht (Bruxelles), selon sa volonté.

ŒUVRE
- Liste indicative de journaux publiés en tant qu’imprimeur ou éditeur-imprimeur : Le Peuple. Organe quotidien de la démocratie socialisteLe Conscrit. Organe de la Fédération des jeunes gardes socialistesLe petit bruxellois. Organe de la Ligue ouvrière bruxelloiseL’Écho du peuple. Organe démocrate socialiste quotidien, devenu L’Écho du peuple. Organe socialiste quotidienLe Travailleur libre. Organe spécial pour les électeurs prud’hommesLe Referendum. Organe de l’opinion publiqueDe Ploeg. Kiesorgaan van het arrondissement BrusselLa Sociale. Organe socialiste de Saint-Josse-ten-Noode et EtterbeekLa Justice. Organe électoral de l’Alliance démocratique de l’arrondissement de BruxellesLe Laboureur. Organe hebdomadaire de la démocratie ruraleL’Organe socialiste des arrondissements de Dinant et de PhilippevilleL’Écho du peuple de la province de LiègeLa Parole des ouvriers du Centre.

- Liste non exhaustive d’ouvrages et brochures de propagande socialiste édités par Joseph Milot, soit en son nom, soit au nom du journal Le Peuple : VANDERVELDE E., Le collectivisme, Bruxelles, Bibliothèque de propagande socialiste, 1894 ; Vive la Commune !, Bruxelles, Le Peuple, coll. « Bibliothèque de Propagande socialiste », 1895 ; La situation de l’enseignement primaire en Belgique, Bruxelles, J. Milot, 1904 – LÉO, La propriété et le socialisme. Conférence donnée à la mutualité socialiste de La Hestre le dimanche 15 janvier 1893 par le citoyen Léo, rédacteur à « L’Étudiant Socialiste », Bruxelles, Le Peuple, coll. « Bibliothèque de propagande socialiste », 1894 – SCHÄFFLE A.E., La quintessence du socialisme, Bruxelles, Milot, coll. « Bibliothèque populaire du Parti Ouvrier Belge », 1895 – DE PAEPE C., Les Services publics. Précédé de deux essais sur le Collectivisme, 2 vol., Bruxelles, J. Milot, coll. « Bibliothèque populaire du Parti Ouvrier Belge », 1895 – RIENZI [Hendrikus Hubertus van Kol], Le paradis terrestre, trad. du néerlandais par Franz Martial, Bruxelles, Le Peuple, coll. « Bibliothèque de propagande socialiste », 1895 – MARX K. et ENGELS F., Le Manifeste du Parti Communiste, suivi de DEVILLE G., Aperçu sur le socialisme scientifique, Bruxelles, J. Milot, coll. « Bibliothèque populaire du Parti Ouvrier Belge », 1896 – DESTRÉE J., Art et socialisme, Bruxelles, Le Peuple, coll. « Bibliothèque de propagande socialiste », 1896 ; Le socialisme et les femmes, Bruxelles, Le Peuple, coll. « Bibliothèque de propagande socialiste », 1904 – BERTRAND L., Coopération et socialisme, Bruxelles, Le Peuple, coll. « Bibliothèque de propagande socialiste », 1896 ; Les impôts et notre régime financier, , Bruxelles, J. Milot, 1904 – BRON A., Conférence sur la réorganisation de la bienfaisance publique, Bruxelles, Le Peuple, coll. « Bibliothèque de propagande socialiste », 1896 – HARDYNS F., Les syndicats professionnels et le mouvement ouvrier, Le Peuple, coll. « Bibliothèque de Propagande socialiste », Bruxelles, 1896 –Programme et statuts du Parti Ouvrier Belge adoptés dans les congrès de Bruxelles 1893 et de Quaregnon 1894, Bruxelles, Le Peuple, coll. « Bibliothèque de propagande socialiste », 1897 – GRIMARD G., L’action socialiste au parlement : année 1894-1896, Bruxelles, Le Peuple, coll. « Bibliothèque de propagande socialiste », 1897 – TERWAGNE M., L’ABC du socialisme collectiviste, Bruxelles, Le Peuple, coll. « Bibliothèque de Propagande socialiste », 1898 ; Les conséquences de la diminution de la journée de travail sur la santé des travailleurs, Bruxelles, J. Milot, 1904 – FURNÉMONT L., Le militarisme voilà l’ennemi, Bruxelles, Le Peuple, coll. « Bibliothèque de propagande socialiste », 1898 – ROYER E., Prose pour Jean Prolo, Bruxelles, J. Milot, 1908.

- Liste non exhaustive de chants et recueils de chants du parti ouvrier édités par Joseph Milot : Recueil de chants démocratiques, Bruxelles, Éd. Joseph Milot, 1893 – Recueil de chants du Parti ouvrier, deuxième série, Bruxelles, Éd. Joseph Milot, 1901 – Recueil de chants du Parti ouvrier, troisième série, Bruxelles, Éd. Joseph Milot, 1902 – Recueil de chants du Parti ouvrier, quatrième série, Joseph Milot, Bruxelles, Éd. Joseph Milot, 1907 – Noël libertaire, Adolphe Balle (paroles), Henri Henge (musique), Bruxelles, Éd. Joseph Milot , s.d., 3 pages – Le droit au bonheur, Clovis Hugues (paroles), Désiré Pâque (musique), Bruxelles, Éd. Joseph Milot, 1892 – La République des Houilleurs, César De Paepe (paroles), Julien Schoepen et Joseph Faignet (musique), Bruxelles, Éd. Joseph Milot, 1893 – « L’Hiver », Jacques Gueux (paroles), Henry Weyts (musique), J. Milot, Bruxelles, Éd. Joseph Milot, 1895 – La première du printemps, Jacques Gueux (paroles), Henry Weyts (musique), Bruxelles, Éd. Joseph Milot, 1895 – La sociale, Jacques Gueux (paroles), G. Annibal (musique), Bruxelles, Éd. Joseph Milot, 1896, 6 pages – À la mémoire de Jean Volders : marche funèbre, G. Annibal (musique), Bruxelles, Éd. Joseph Milot, 1896, 4 pages – La fête des travailleurs : chant de mai, Jacques Gueux (paroles), Julien Schoepen (musique), Bruxelles, Éd. Joseph Milot, 1897, 4 pages – Brisons nos chaînes, Jacques Gueux (paroles), Henry Weyts (musique), Bruxelles, Éd. Joseph Milot, 1897, 4 pages – Les esclaves, Jacques Gueux (paroles), Henry Weyts (musique), Bruxelles, Éd. Joseph Milot, 1897, 4 pages – La chanson du laboureur, Jules Baur (musique), Jacques Gueux (paroles), 1897, Éd. Joseph Milot, Bruxelles, 4 pages – Pour la paix : marche, Jules Baur (musique), Jacques Gueux (paroles), Bruxelles, Éd. Joseph Milot, 1897, 4 pages – Après La Bataille : Ballade, Golenitchef-Koutousof (paroles, trad. Pierre D’Alheim), Moussorgski (musique), Bruxelles, Éd. Joseph Milot, 1898, 2 pages – Prolétaires, unissez-vous, Jacques Gueux (paroles), C. Dujardin (musique), Bruxelles, Éd. Joseph Milot, 1900, 4 pages – Espoir, Jacques Gueux (paroles), Henry Weyts (musique), Bruxelles, Éd. Joseph Milot, 1900, 4 pages.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article228478, notice MILOT Joseph, dit Jef. par Martin Georges, version mise en ligne le 4 janvier 2021, dernière modification le 16 janvier 2021.

Par Martin Georges

Photographie de Joseph Milot parue dans Le Peuple, 27 janvier 1934 (KBR - DIGIT 837).
Photographie de Joseph Milot parue dans Le Peuple, 27 janvier 1934 (KBR - DIGIT 837).

- SOURCES : Archives de l’Institut Émile Vandervelde (IEV), fonds Joseph Milot. Voir MUSICK A., Inventaire des archives de Joseph Milot, Bruxelles, Mémoire ouvrière, 1995 – Archives de l’État en Belgique, fonds État Civil Brabant flamand et Région de Bruxelles-Capitale – BERTRAND L., Souvenirs d’un meneur socialiste, 2 vol., Bruxelles, 1927 – « Milot Joseph », dans SERWY V., La coopération en Belgique, tome IV : La vie coopérative. Dictionnaire biographique, Bruxelles, Ed. Les propagateurs de la coopération, 1952, p. 201 – DEFOSSE P. (dir.), Dictionnaire historique de la laïcité en Belgique, Bruxelles, Éd. Luc Pire-Fondation Rationaliste, coll. « Voix de l’histoire », 2005.
- SOURCES PRINCIPALES utilisées pour l’œuvre éditoriale de Joseph Milot : Archives de l’Institut d’histoire ouvrière, économique et sociale (IHOES), Seraing, catalogue disponible en ligne : https://ihoesc.ideesculture.fr/ – Archives de l’Amsab – Instituut voor Sociale Geschiedenis (Amsab-ISG), catalogue disponible en ligne : https://www.amsab.be – Bibliothèques de la KULeuven, catalogue disponible en ligne : https://bib.kuleuven.be/

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