ZIEGELMEYER Raymond

Né le 26 février 1909 à Montreuil-sous-Bois (Seine, Seine-Saint-Denis), mort le 30 mars 2005 à Vierzon (Cher) ; militant communiste du Cher.

Raymond Ziegelmeyer était un petit-fils de Brutus Ziegelmeyer qui avait été conseiller municipal socialiste de Montreuil, et un fils d’Émile Ziegelmeyer, né en 1887 à Vierzon, garagiste et qui avait donc rompu la tradition des porcelainiers de cette famille, entre Limoges, le Berry et l’Ile de France. Il fut prisonnier de guerre en Allemagne pendant la Première Guerre mondiale.
Raymond Ziegelmeyer, mécanicien, adhéra au PCF dans les années 1920.
Après le début de la Seconde Guerre mondiale, il participa sur Bourges (Cher) à la reconstruction du PCF dans la clandestinité, avec les frères Cherrier (Marcel Cherrier et René Cherrier), Zelia Duchêne, Marcel Deligny.
Il fut dénoncé par un collègue de l’usine d’aviation SNCAC. Arrêté le 9 février 1940, il passa par la Prison d’Orléans et fut condamné le 4 avril 1940 par le Tribunal militaire à Orléans à 3 années d’emprisonnement et 1500 francs d’amende
Arrivé au bagne de l’abbaye de Fontevraud le 1er juin 1940 en provenance de Poissy, il y côtoya de nombreux militants communistes dont Marcel Paul.
Libéré de sa peine le 9 février 1943, il fut libéré réellement après approbation des autorités occupantes le 4 mai 1943.

Après sa libération de Fontevraud, il fut caché par le mari de sa belle-mère Jean Jacquet au hameau de Jou, près de Saint Michel de Volangis.
En 1944, il intégra les FFI du Cher dans le cadre de la 7e compagnie du 1er RI, dirigé par le colonel Bertrand.
Il reprit des actions de résistance avec Allano dans un groupe FTP, Allano qui avait travaillé aussi à la SNCAC. Ils établissent leur campement en forêt près de Saint-Martin d’Auxigny, dans le prieuré Bleron, en ruines à l’époque.
Ce groupe fut rejoint plus tard par des échappés des camps de travail allemands sur la côte atlantique notamment près d’Arcachon, principalement des tirailleurs sénégalais et des Russes originaires de Samara. Lors d’un accrochage avec les Allemands, Raymond a eu la vie sauve grâce à un sergent Russe
Il fut inquiété après-guerre en 1945-1946 pour le vol d’une voiture pour le maquis, sur plainte du propriétaire. Le tribunal de Bourges risquait de l’envoyer en prison, mais des chefs la résistance intervinrent en sa faveur.
Après guerre, il était un des animateurs de la Maison du prisonnier à Bourges.
Sa femme, Jeanne Jolivet, fut agent de liaison pendant la guerre et membre de l’Union des femmes françaises après-guerre.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article228830, notice ZIEGELMEYER Raymond, version mise en ligne le 5 juin 2020, dernière modification le 25 septembre 2020.
Dessin de Raymond Ziegelmeyer réalisé en camp par un autre prisonnier Albert Gibon

SOURCES : Renseignements, photo et dessin, communiqués par Laurent Ziegelmeyer, son petit-fils.

rebonds ?
Les rebonds proposent trois biographies choisies aléatoirement en fonction de similarités thématiques (dictionnaires), chronologiques (périodes), géographiques (département) et socioprofessionnelles.
Version imprimable Signaler un complément