MADURAUD Marcel

Par Patrick Bec

Né le 28 janvier 1908 à Condat-sur-Vienne (Haute-Vienne), exécuté sommairement le 18 juillet 1944 à L’Enseigne, commune de Marcolès (Cantal) ; maraîcher ; résistant au sein des Forces françaises de l’intérieur (FFI).

Marcel Maduraud était le fils de Jean Maduraud et de Jeanne Guyot, cultivateurs à Sainte-Fortunade (Corrèze). Il s’était marié une première fois avec Marie, Marguerite Mazy. Soldat et chauffeur au premier régiment du génie à Epinal (Vosges), il s’était marié à Aurillac le 27 octobre 1939 avec Marie, Madeleine Puechal, fille de journaliers de Saint-Mamet (Cantal). Ils avaient deux enfants et vivaient à Marmiesse, commune d’Aurillac où Marcel Maduraud était maraîcher.
En 1944, il rejoignit la résistance FFI et fut intégré à la compagnie Henri.

L’Enseigne était un carrefour sur la route d’Aurillac à Maurs passant par Marcolès (Cantal). Des baraques du groupement n°18 des Chantiers de la jeunesse y avaient été montées et abritaient jeunes, réfractaires, recherchés qui vers la fin de l’été 1943 commencèrent à rejoindre le maquis installé dans ses environs. Celui-ci avait déjà subi une attaque allemande le 1er février 1944 faisant 6 morts chez les Résistants et incendiant le chantier.
Le 18 juillet 1944, un détachement allemand vers Saint-Mamet se trouva à nouveau aux prises avec un groupe de FFI de la compagnie Henri. Ce fut un véritable combat et les Allemands se servirent non seulement de mitrailleuses, mais aussi de mortiers. Un jeune fut tué. On le découvrit sur la route, la tête fracassée. « Nous nous repliions sur Saint-Etienne-de-Maurs, en camion. Marcel Maduraud a été touché par des tirs d’Allemands et de miliciens. Il est tombé du camion, sur le sol. Les autres et moi, qui étions sur le camion, sommes partis dans les bois. Il paraît que les Allemands ont achevé Marcel Maduraud, qui était blessé », raconte Fernand Théodore l’un de ses camarades à M. Rispal.
Marcel Maduraud a été tué au combat à l’Enseigne de Marcolès. Il avait 36 ans. Il a été déclaré mort pour la France. Il a été inhumé au cimetière d’Aurillac.

Une stèle à son nom a été érigée au carrefour de l’Enseigne à Marcolès.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article229313, notice MADURAUD Marcel par Patrick Bec, version mise en ligne le 17 juin 2020, dernière modification le 19 juin 2020.

Par Patrick Bec

SOURCES : AVCC Caen, AC 21 P 79370, dossier Marcel Maduraud (nc). — Manuel Rispal, Chouette, Noisette et Luzettes, Scènes de Résistance en Châtaigneraie cantalienne, en Ségala lotois et dans le Bassin aurillacois, tome 1 1940-juin 1944, Ytrac, éditions Authrefois, 2014. — Eugène Martres, Le Cantal de 1939 à 1945 - Les troupes allemandes à travers le Massif Central, Cournon, De Borée 1993. — Jean Favier, Lieux de mémoire et monuments du souvenir, Albédia, Aurillac 2007. — Mgr de La Vaissière, Les journées tragiques dans le diocèse de Saint-Flour, Imprimerie Clavel, Saint-Flour 1944. — Arch. Dép. du Cantal (état-civil). — Arch. Dép. de Haute-Vienne (listes électorales). — Geneanet. — MémorialGenWeb.

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