QUÉTAND Eugène, Joseph, Marie

Par Michel Germain, Dominique Tantin

Né le 25 juillet 1923 à Thônes (Haute-Savoie), exécuté sommairement le 30 mars 1944 à La Balme-de-Thuy (Haute-Savoie) ; cultivateur ; résistant des Glières.

Eugène Quétand
Eugène Quétand
Crédit : MémorialGenWeb

Fils de Jean François Joseph Quétand, cultivateur, et de Françoise Léonie Pérréard son épouse, Eugène Quétand rejoignit précocement la Résistance. Il distribuait des tracts, ravitaillait les réfractaires de la Mauridroulaz, sabota le mât de la Légion de Thônes, toutes actions qui lui valurent d’être arrêté le samedi 1er mai 1943 par les gendarmes en compagnie de Georges Laruaz*, Henri Perillat et Jean Lallée. Le registre d’écrou de la gendarmerie de Thônes confirme cette arrestation n°48 sous le vocable « internement administratif… (doit être dirigé sur) Saint-Paul d’Eyjeaux dans la Haute-Vienne ». Grâce à l’action de la population, les quatre jeunes purent s’enfuir de la gendarmerie, mais ils durent bien vite se rendre car les gardes mobiles avaient arrêté 32 personnes en otages. Les quatre jeunes furent effectivement transférés au camp de Saint-Paul-d ’Eyjeaux. Si ses camarades furent envoyés aux travaux forcés sur le Mur de l’Atlantique à l’île de Ré, lui resta prisonnier jusqu’à sa libération en septembre 1943. Il revint à Thônes pour continuer le combat.
Lorsque la Résistance organisa le regroupement sur le Plateau des Glières en janvier 1944, il monta sur le Plateau avec plusieurs de ses camarades. Il appartint à la Section d’éclaireurs skieurs du lieutenant Dancet*.
Après l’ordre du 26 mars 1944, donné par le capitaine Anjot, de rejoindre les maquis d’origine, il décrocha le lundi 27 mars avec le groupe de Jourdan et Bastian. Quelques centaines de mètres avant le pont de Morette que les maquisards pensaient étroitement surveillé par les Allemands, il fut envoyé en éclaireur avec cinq maquisards skieurs de la S.E.S. Louis Sala*, Pierre Tortel, Fernand Tardy* et Olivier Fournier-Bidoz*.
Les cinq hommes furent surpris par les Allemands à la ferme de Léon Binvignat*, à Montremont où se trouvait également Emile Quéré*. Seul Pierrot Tortel réussit à s’enfuir. Pris, Eugène Quétand fut exécuté au lieu-dit Sur-les-Îles, (La Balme-de-Thuy), le 30 mars 1944, à 16 heures.
Il est inhumé dans la nécropole militaire nationale de Morette, tombe n°88. Reconnu « Mort pour la France » le 24 juin 1947, il fut homologué FFI et interné résistant. La médaille de la Résistance lui fut décernée à titre posthume par décret en date du 7 janvier 1956.
Son nom figure sur le monument aux morts de la ville de Thônes, ainsi que sur le Mur élevé à l’entrée du cimetière de Morette.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article229358, notice QUÉTAND Eugène, Joseph, Marie par Michel Germain, Dominique Tantin , version mise en ligne le 18 juin 2020, dernière modification le 26 septembre 2021.

Par Michel Germain, Dominique Tantin

Eugène Quétand
Eugène Quétand
Crédit : MémorialGenWeb

SOURCES : Michel Germain, Haute-Savoie Rebelle et martyre, Mémorial de la Seconde guerre mondiale en Haute-Savoie, La Fontaine de Siloé, 2009. — MémorialGenWeb. — Mémoire des Hommes. — Service historique de la Défense, Vincennes GR 16 P 495355 et Caen SHD/ AC 21 P 649692.

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