TEULET Félix, Alfred, Henri

Par Patrick Bec

Né le 1er décembre 1890 à Saint-Mamet (Cantal), massacré le 18 juillet 1944 à Bourriergues, commune de Saint-Mamet (Cantal) ; chauffeur de cars ; victime civile.

Félix, Alfred, Henri Teulet était le fils de Pierre, Bernard Teulet, originaire de La Rigaldies, commune de La Ségalassière (Cantal), limonadier puis liquoriste, et de Léonie, Jeanne, Marie Méral, marchande épicière de Saint-Mamet. Mariés le 14 mai 1884 à Saint-Mamet, ils avaient eu trois enfants : Catherine, qui n’a pas vécu 2 ans, Adrien, qui s’était marié en 1911, et Félix. 1 m 65, cheveux châtain foncé, Félix Teulet effectua son service militaire au 53e régiment d’artillerie puis au 2e canonnier comme maître pointeur en 1912. Mobilisé dès le 4 août 1914 avec le 53e, il passe en 1917 au 16e escadron du train et termine la guerre dans le 500e régiment d’artillerie lourde de Cercottes (Loiret) avant d’être affecté dans la réserve comme chauffeur de chars de combat. Félix Teulet avait épousé à Saint-Etienne-de-Maurs le 20 novembre 1920 Marguerite, Marie, Antoinette Uzols originaire de Pers (Cantal). Installés d’abord rue des Tanneurs, ils s’installèrent au 24, avenue Milhaud dès 1925 toujours à Aurillac (Cantal). En 1936 il était chauffeur de cars chez Malpuech.

Après les combats meurtriers de la Margeride et de la Truyère il n’était plus question de grands affrontements. La Résistance continuait à tendre des embuscades mais Allemands et miliciens restaient vigilants. Dans le Cantal la milice d’Aurillac utilisa plusieurs agents dont une jeune fille de 17 ans qui accomplit plusieurs missions vers Laroquebrou, Saint-Mamet, Marcolès, Thézac… Le 16 juillet 1944, elle fut prise par les responsables du maquis de la Luzette et s’engagea contre la vie sauve à attirer Lahaye, le chef départemental de la milice, dans un guet apens prévu le 17 juillet à Saint-Mamet. Mais le pont du Laurent sur la route nationale 122 ayant été détruit par un autre groupe FFI, la voiture de la milice fit demi tour. E. Martres explique que « certains résistants pensaient que les miliciens tenteraient de rejoindre Saint-Mamet par une autre route. Le 18 juillet 1944 une compagnie monta donc une embuscade à Bourrièrgues et se prépara à tirer car elle croyait savoir que toute sortie de véhicules étant interdite, ce qui en principe ne laissait aucun doute sur le véhicule qui allait se présenter. Lorsqu’une voiture apparut, elle fut mitraillée. Il s’agissait en fait du d’un autobus civil qui transportait des voyageurs vers le sud. Bilan de la méprise, 5 civils tués et 5 blessés. » Le chauffeur de cars Félix Teulet et 4 passagers, Clémence Gire, infirmière à l’hôpital, Lucien Richard, étudiant en pharmacie, Arthur Pailhol, chiffonnier, Henri Gouin, professeur au lycée, furent tués ce jour-là. Ils ont été déclarés morts pour la France.
Félix Teulet avait 53 ans.

Son nom n’est inscrit sur aucun monument commémoratif.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article229493, notice TEULET Félix, Alfred, Henri par Patrick Bec, version mise en ligne le 22 juin 2020, dernière modification le 25 juin 2020.

Par Patrick Bec

SOURCES : Eugène Martres, Le Cantal de 1939 à 1945 - Les troupes allemandes à travers le Massif Central, Cournon, De Borée 1993. — Arch. dép. du Cantal (état-civil, recensements, registres matricules).

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