GIRE Clémence

Par Patrick Bec

Née le 12 août 1909 à Massiac (Cantal), massacrée le 18 juillet 1944 à Bourriergues de Saint-Mamet (Cantal) ; infirmière ; victime civile.

Clémence Gire était la fille de Jean Gire, originaire de Bousselorgue, commune de Massiac et décédé avant 1933, et de Maria Aubigioux, née au Fayet de Massiac, employée de commerce à Aurillac, mariés le 18 avril 1896 à Massiac. Clémence Gire qui était infirmière à l’hôpital d’Aurillac (Cantal) avait épousé à Aurillac le 24 février 1933 Léopold Velle, plâtrier-peintre originaire de Monceaux-sur-Dordogne (Corrèze). Ils demeuraient rue Méallet-de-Cours et avaient deux fils nés en 1934 et 1937.

Après les combats meurtriers de la Margeride et de la Truyère il n’était plus question de grands affrontements. La Résistance continuait à tendre des embuscades mais Allemands et miliciens restaient vigilants. Dans le Cantal la milice d’Aurillac utilisa plusieurs agents dont une jeune fille de 17 ans qui accomplit plusieurs missions vers Laroquebrou, Saint-Mamet, Marcolès, Thézac… Le 16 juillet 1944, elle fut prise par les responsables du maquis de la Luzette et s’engagea contre la vie sauve à attirer Lahaye, le chef départemental de la milice, dans un guet apens prévu le 17 juillet à Saint-Mamet. Mais le pont du Laurent sur la route nationale 122 ayant été détruit par un autre groupe FFI, la voiture de la milice fit demi tour. E. Martres explique que certains résistants pensaient que les miliciens tenteraient de rejoindre Saint-Mamet par une autre route. Le 18 juillet 1944 une compagnie monta donc une embuscade à Bourrièrgues et se prépara à tirer car elle croyait savoir que toute sortie de véhicules étant interdite, ce qui en principe ne laissait aucun doute sur le véhicule qui allait se présenter. Lorsqu’une voiture apparut, elle fut mitraillée. Il s’agissait en fait du d’un autobus civil qui transportait des voyageurs vers le sud. Bilan de la méprise, 5 civils tués et 5 blessés. Le chauffeur de cars Félix Teulet et 4 passagers, Clémence Gire, infirmière à l’hôpital, Lucien Richard, étudiant en pharmacie, Arthur Pailhol, chiffonnier, Henri Gouin, professeur au lycée, furent tués ce jour-là. Ils ont été déclarés morts pour la France.
Clémence Gire avait 35 ans.

Son nom n’est inscrit sur aucun monument commémoratif.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article229494, notice GIRE Clémence par Patrick Bec, version mise en ligne le 22 juin 2020, dernière modification le 25 juin 2020.

Par Patrick Bec

SOURCES : Eugène Martres, Le Cantal de 1939 à 1945 - Les troupes allemandes à travers le Massif Central, Cournon, De Borée 1993. — Arch. dép. du Cantal (état-civil, recensements, registres matricules).

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