ROYER Charles, Jules

Né le 26 mars 1816 à Paris ; ouvrier serrurier ; franc-maçon ; militant de 1848 et de 1871.

Il était marié, sans enfants. Royer servit dans l’armée, de 1836 à 1842, et fut libéré avec un certificat de bonne conduite. Revenu à Paris, où il épousa une relieuse, il habitait, en 1848, 2, rue du Pot-de-fer-Saint-Marcel. Compromis dans l’insurrection de Juin, il fut condamné le 7 août 1848 à la transportation, mais gracié le 1er décembre de la même année. Il alla loger alors, 4, rue Blainville, où il résidait encore en 1871.
Pendant le Siège, il était lieutenant en premier dans une compagnie sédentaire du 118e bataillon de la Garde nationale. Il conserva ce grade sous la Commune de Paris, puis fut élu, le 26 mars 1871, capitaine de la 11e compagnie sédentaire du même bataillon. Il paraît avoir contribué à l’adhésion de sa compagnie à la Fédération républicaine de la Garde nationale, en présidant le même jour aux opérations de l’élection d’un délégué au cercle de bataillon et d’un délégué à l’assemblée générale de la Fédération. Il prétendra avoir démissionné à la fin du mois de mars, ce qui paraît inexact puisqu’il est encore porté sur des états du bataillon le 15 mai. Franc-maçon, il reconnut avoir participé à la manifestation maçonnique du 4 mai aux fortifications. On l’accusa également d’avoir contribué à une perquisition. Voir Thirifocq Eugène.
Il fut condamné, le 13 juin 1873, par le 3e conseil de guerre, à deux ans de prison et cinq ans de privation des droits civiques.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article229841, notice ROYER Charles, Jules, version mise en ligne le 3 juillet 2020, dernière modification le 19 avril 2021.

SOURCES : Arch. Nat., BB 24/793. — Arch. Min. Guerre, 3e conseil, dossier 939.

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