AUBERT Raymond, Henri [Pseudonyme dans la Résistance : Champenois]

Par Jean-Pierre Husson, Jocelyne Husson

Né le 8 avril 1922 à Broyes (Marne), mort au combat le 17 ou le 20 juin 1944 à Saint-Martin (Hautes-Pyrénées) ; carrier ; militant communiste ; résistant ; FTPF-FFI.

Raymond Aubert était le fils d’Auguste Alexandre Aubert, couvreur, et de Julie Armandine Cazier, manouvrière. Célibataire, il était domicilié à Broyes (Marne). Jeune militant communiste, il était employé dans une carrière d’extraction d’argile au lieu-dit Larigot, entre Broyes et Sézanne.

Réfractaire au Service du travail obligatoire (STO), il rejoignit dans le secteur de Bagnères-de-Bigorre (Hautes-Pyrénées) un maquis de Francs-tireurs et partisans français (FTPF) dirigé par Jean Richon [Commandant Jeanot].
Le 17 juin 1944 il fit partie d’un groupe de dix FTPF qui monta une embuscade contre un officier supérieur de la Wehrmacht supposé être arrivé à l’aéroport d’Ossun près de Tarbes (le bruit avait même couru qu’il s’agissait de Rommel). Au retour de cette mission, ils furent repérés par un avion de reconnaissance et attaqués par des miliciens de la Franc-Garde au lieu-dit Bécut à Saint-Martin (Hautes-Pyrénées). Raymond Aubert et quatre de ses camarades, Noël Claverie, Henri Laffaille, Roger Mouchet et Lewandowski furent abattus tandis que les cinq autres, dont un maquisard grièvement blessé, parvinrent difficilement à décrocher.
Sans doute grièvement blessé le 17 juin 1944, Raymond Aubert serait mort des suites de ses blessures le 20 juin 1944, date qui figure sur son acte de décès transcrit à l’état civil de Broyes. C’est aussi la date inscrite sur sa sépulture dans le cimetière de Broyes.

L’acte de décès n° 7 dressé en mairie de Saint-Martin le 21 juin 1944 constate « le décès par mort violente due à un fait de guerre s’étant produit le 20 juin courant à douze heures, d’un homme inconnu paraissant de nationalité française âgé d’environ vingt-cinq ans. Le corps a été retrouvé à la côte 372 territoire de Saint-Martin ». L’acte porte en marge la mention écrite au crayon « Jean Aubert (Champenois) ».

Raymond Aubert a été reconnu « Mort pour la France » et il a été homologué FFI.

Dans la Marne, son nom est inscrit sur le monument aux morts de Broyes où une rue porte son nom depuis 1994, et sur la liste des « Tués au combat » du monument aux martyrs de la résistance élevé à Épernay.
Dans les Hautes-Pyrénées, son nom est inscrit avec celui de ses quatre camarades tués en même temps que lui, sur la stèle commémorative érigée en 1973 au lieu-dit Bécut, en bordure de la RD 16 entre Saint-Martin et Hibarette, stèle qui donne la date du 17 juin 1944.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article229888, notice AUBERT Raymond, Henri [Pseudonyme dans la Résistance : Champenois] par Jean-Pierre Husson, Jocelyne Husson, version mise en ligne le 6 juillet 2020, dernière modification le 5 janvier 2022.

Par Jean-Pierre Husson, Jocelyne Husson

Sur la stèle commémorative</br> érigée à Saint-Martin (Hautes-Pyrénées)
Sur la stèle commémorative
érigée à Saint-Martin (Hautes-Pyrénées)
SOURCE :
Site " Les plaques commémoratives 65 "
et mairie de Saint-Martin
Dans le cimetière de Broyes
Dans le cimetière de Broyes
« AUBERT Raymond
FTPF mort pour la France
le 20 juin 1944 dans sa 22e année »
Sur le monument aux morts de Broyes
Sur le monument aux morts de Broyes
Sur le monument </br>aux martyrs de la Résistance d'Épernay
Sur le monument
aux martyrs de la Résistance d’Épernay
SOURCE : 
Photos Jean-Pierre et Jocelyne Husson

SOURCES : AVCC, Caen, AC 21 P 10 007. – SHD, Vincennes, GR 16 P 20877. – Pierre Fauthoux, L’itinéraire d’un jeune résistant de Bigorre, ANACR des Hautes-Pyrénées, sans date. – Informations communiquées en mai 2010 par Christian Adam, adjoint au maire de Broyes et par José Cubero, historien. – Site « Les plaques commémoratives. Hautes-Pyrénées - 2e guerre mondiale » (photo). – Mémorial GenWeb (photo). – État civil, Broyes (acte de naissance) ; Saint-Martin (acte de décès).

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