DUBERNET Jean, Pierre, Clément

Par Éric Belouet

Né le 21 janvier 1928 à Bayonne (Basses-Pyrénées, Pyrénées-Atlantiques), mort le 21 juillet 1999 au Puy-en-Velay (Haute-Loire) ; coffreure puis chef de chantier ; militant jociste des Pyrénées-Atlantiques puis des Bouches-du-Rhône, permanent de la JOC (1949-1953), responsable de la province du Sud-Est (1951-1953) ; militant du MLP ; syndicaliste CFTC puis CFDT ; militant de la CSF ; membre de l’ACO.

Né d’un père Vendéen et d’une mère bretonne domiciliés à Bayonne, Jean Dubernet était le deuxième de trois enfants (un frère et une sœur). Il obtint le certificat d’études primaires (un rajout au crayon sur sa fiche de permanent jociste indique également à la rubrique « diplômes » : brevet religieux « Morale et Culte »). Il travailla à la Société d’étude et produits chimiques, à Plouguerre (Basses-Pyrénées), tout en militant à la JOC sur le plan local puis fédéral.

Après son service militaire effectué en 1948, Jean Dubernet fut sollicité pour devenir permanent jociste et prit ses nouvelles fonctions en décembre 1949. Il fut affecté à la province du Sud-Est dont le siège était situé à Marseille et dont l’équipe de permanents se composait également de Jean Moretton* (le responsable de la province), de Jacques Bégassat et de Christian Hernandez*, remplacé par Jean Caillol en 1951. Cette même année, Jean Dubernet remplaça Jean Moretton à la tête de la province ; il partageait alors avec Jean Caillol la responsabilité de six départements (Bouches-du-Rhône, Var, Alpes-Maritimes, Vaucluse, Gard et Corse). Il quitta la JOC en mars 1953. Il essaya alors de se faire embaucher à l’usine de Lacq (exploitation du gaz) mais n’y parvint pas, son statut d’ancien permanent jociste le rendant, selon son épouse, « trop dangereux » aux yeux de la direction.

Jean Dubernet se maria le 12 mai 1953 à Marseille (Bouches-du-Rhône) avec Fortunée, dite Fortune Niego, vendeuse, militante locale de la JOCF à Marseille, et trois enfants naquirent de cette union. Le couple resta à Marseille.

Jean Dubernet milita à la CFTC, dont il fut un farouche partisan de la déconfessionnalisation, et donc à la CFDT à partir de 1964. Il fut élu membre du bureau de l’UD au congrès départemental de la CFTC des 14-15 février 1959 ; il y représentait le bâtiment. Le 25 mars 1960, il devint responsable de la commission d’organisation de l’UD. Toujours membre de l’UD à l’issue de son congrès des 25-26 février 1961, il était, en août 1963, responsable de la commission de la promotion sociale de l’emploi.

Jean Dubernet travailla quelque temps avec Jean Moretton* au Centre d’accueil pour Nord-Africains (CANA), puis dans le bâtiment. D’abord coffreur, il termina sa carrière professionnelle comme chef de chantier. Il fit partie du mouvement Castor dans le quartier de Servières, à Marseille (XIVe arr.) où environ 350 maisons furent construites.

Membre de l’ACO, il fut responsable d’équipe. Il assuma également des responsabilités au sein de la Mission ouvrière en tant que laïc dans le secteur nord de Marseille.

Son épouse milita à la CSF dans son quartier.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article23025, notice DUBERNET Jean, Pierre, Clément par Éric Belouet, version mise en ligne le 25 octobre 2008, dernière modification le 10 décembre 2008.

Par Éric Belouet

SOURCES : Arch. JOC (SG), fichier des anciens permanents. — ANMT, Mission de France, dossier 1997015/86 (Nathalie Viet-Depaule). — Renseignements communiqués par Dominique Alunni, Jacques Bégassat et Jean Caillol. — Notes manuscrites de Fortunée Dubernet, son épouse, et de Séverin Montarello. — Témoignage de son épouse, 24 avril 2008. — État civil de Bayonne.

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