DUBOIS Fortuné

Par Claude Pennetier

Né le 30 août 1896 à Fenain (Nord), fusillé comme otage le 14 avril 1942 au fort du Vert-Galant à Wambrechies (Nord) ; mineur ; militant communiste du Nord ; résistant.

Fils d’Henri Dubois, ouvrier mineur, et de Philomène Boubien, ménagère, Fortuné Dubois commença à travailler dans les mines de la Compagnie d’Anzin, à l’âge de treize ans, puis à la fosse de Sessevalle, Compagnie d’Aniche, jusqu’en septembre 1914. Évacué, il se replia en Normandie à Montreuil-Petit puis gagna Saint-Étienne où il travailla à la mine Wilbœuf puis à la Manufacture des armes et cycles où il était ouvrier mobilisé en service auxiliaire. Fortuné Dubois revint dans le Nord en juillet 1921 et travailla à la fosse Agache, Compagnie d’Anzin, au fond jusqu’en août 1932, puis au jour jusqu’en mai 1941 (renseignements tirés d’une lettre à son épouse depuis la prison de Douai du 8 décembre 1941, afin de faire valoir ses droits). Il était père de quatre enfants, délégué syndical CGT du personnel de jour à la fosse Agache et membre du Parti communiste depuis 1932, secrétaire de la section communiste locale. Pendant l’Occupation, il s’impliqua dans l’impression et la diffusion de publications communistes et il assura la liaison avec les travailleurs immigrés ; les réunions de dirigeants italiens et polonais se tenaient chez lui. Il fut accusé d’avoir participé à l’attentat contre des sentinelles allemandes dans la nuit du 11 au 12 avril 1942 à Lens et Méricourt (Pas-de-Calais) et fut arrêté le 7 septembre 1941 à Fenain par la Feldgendarmerie. Emprisonné à Douai à la prison de Cuincy, il a été fusillé, sans jugement, le 14 avril 1942 au fort du Vert-Galant. Sa fille Marinette a été aussi emprisonnée dans la même prison.
Il obtint le titre de « Mort pour la France » et fut homologué interné résistant.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article23044, notice DUBOIS Fortuné par Claude Pennetier, version mise en ligne le 25 octobre 2008, dernière modification le 12 octobre 2020.

Par Claude Pennetier

SOURCES : DAVCC, Caen. – Serge Klarsfeld, Le livre des otages, op. cit., p. 272. – Notes Jean-Pierre Besse. – Guy Krivopissko, La vie à en mourir. Lettres de fusillés 1941-1944, Tallandier, 2003, p. 149-150. – État civil. — Service historique de la Défense, Vincennes GR 16 P 194057 et Caen SHD/ AC 21 P 637402.

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