BILLON Francis

Par Jean-Louis Ponnavoy

Né le 17 août 1920 à Lambezellec (Finistère), exécuté sommairement le 28 juillet1944 à Saint-Agnan-en-Vercors, hameau du Rousset (Drôme) ; cheminot puis militaire ; résistant des Forces françaises combattantes (FFC) et des Forces françaises de l’intérieur (FFI), résistant AS secteur 8 Vercors (maquis de l’Isère).

Francis Billon fut scolarisé à l’établissement scolaire Likes à Pont-L’Abbé (Finistère). Il réussit le certificat supérieur industriel en 1935 et le brevet élémentaire industriel en 1936. Il fut alors admis en troisième année de l’école d’apprentissage des chemins de fer de l’État à Rennes. À l’issue de sa formation, il entra à la SNCF comme ouvrier mécanicien à Quimper.
En octobre 1942, il fut requis pour le travail forcé en Allemagne. Il refusa de partir et devint réfractaire. Il rejoignit la Corse un mois plus tard et y fut employé comme bûcheron puis il intégra un groupe de résistance.
Le 13 septembre 1943, il s’engagea dans le 1er bataillon de choc, unité parachutiste des FFL et participa aux combats de la libération de la Corse. Il se fractura un bras lors d’un entraînement et fut dirigé vers l’Algérie pour se faire soigner. Préférant se battre, il ne voulut pas retourner à son travail de mécanicien au chemin de fer et s’engagea au bataillon de parachutistes d’Afrique du Nord. Son instruction terminée, il fut envoyé en mission en France avec le grade de sous-lieutenant et prit le pseudonyme de "Tartane". Il fut parachuté dans la nuit du 6 au 7 juillet 1944 sur le massif du Vercors dans le cadre de la mission "Paquebot" sous les ordres du lieutenant Jean Tournissa afin de préparer une piste d’atterrissage à Vassieux-en-Vercors dans la Drôme. Malheureusement, il se fractura une jambe à l’atterrissage et fut transporté à l’hôpital du maquis, à Saint-Martin-en-Vercors. Le maquis du Vercors étant encerclé par l’ennemi, la décision fut prise d’évacuer l’hôpital vers Die. La situation n’étant pas plus sûre, les médecins décidèrent d’établir un hôpital dans la grotte de la Luire, à Saint-Agnan-en-Vercors. La grotte fut découverte par les Allemands le 27 juillet et ils firent évacuer leurs occupants. Francis Billon fut abattu avec sept compagnons blessés le 28 juillet dans un champ le long de la route du col du Rousset à dix kilomètres de la grotte.

Il obtint la mention « Mort pour la France » transcrite sur son acte de décès et fut homologué au grade de lieutenant des Forces françaises combattantes (FFC), des Forces françaises de l’intérieur (FFI) et au titre de "Déporté et interné résistant" (DIR), dossiers SHD GR 16 P 60436 et AC 21 P 732743 (non consultés).
Il reçut à titre posthume la Médaille de la Résistance décret du 18 janvier 1968 (JO du 2/02/1968).
Son nom figure sur la stèle 1939-1945 de Rousset-en-Vercors, à Saint-Aignan-en-Vercors (Drôme) et sur une plaque en gare SNCF, à Quimper (Finistère).

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article230592, notice BILLON Francis par Jean-Louis Ponnavoy, version mise en ligne le 25 juillet 2020, dernière modification le 17 mars 2021.

Par Jean-Louis Ponnavoy

SOURCES : Guillaume Quesnée et Hervé Barthélémy dans Cheminots victimes de la répression 1940-1945 Mémorial, sous la direction de Thomas Fontaine, éd. Perrin/SNCF, Paris 2017.— Site de l’Association "Rail et Mémoire". — Archives collectives des Forces françaises de l’intérieur (site Mémoire des Hommes) AS : Secteur 8, Vercors GR 19 P 38/16 — Mémoire des Hommes.— Mémorial Genweb.

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