HUGONNEAU-RIVAUD Jean dit le jeune

Par Gauthier Langlois

Né le 28 juin 1809 à Saint-Mathieu (Haute-Vienne) ; mort le 5 mars 1858 au même lieu ; propriétaire à Saint-Mathieu ; célibataire ; suite au coup d’État du 2 décembre 1851 il fut expulsé et se réfugia à Jersey.

Fils de Martial Hugonneau-Rivaud (1762-1810) et de Pétronille Deproges (1772-1854), il appartenait à une famille de notables d’un gros bourg rural. Son père, arpenteur et maître de forges était maire de la commune sous le 1er Empire ; sa mère était propriétaire. Jean dit le jeune était le cadet des garçons de la famille. Le frère puîné Martial (1807-1888) était maître de forges, le frère aîné Jean Hugonneau-Rivaud dit l’aîné était médecin, considéré comme le chef des socialistes du canton.

Jean le jeune fut arrêté suite au coup d’État du 2 décembre 1851. La Commission mixte de la Haute-Vienne le condamna à l’expulsion temporaire pour les motifs suivants :

« Connu pour ses menaces de révolution, se rend le 6, sur l’avis qu’il reçoit de son frère , à Cussac, y fomente la révolte et incite à marcher sur Limoges. Revient chez lui, prend un fusil double, arme son métayer d’une fourche et se met à la tête d’une dizaine de paysans armés eux-mêmes et se dispose à partir quand le contr’ordre arrive. »

Avec son compatriote Pierre Coldeboeuf il se réfugia à Jersey d’où il fit une demande de grâce. Par décision impériale du 15 janvier 1853, sa peine fut remise, ce qui lui permit de revenir en France.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article231012, notice HUGONNEAU-RIVAUD Jean dit le jeune par Gauthier Langlois, version mise en ligne le 9 août 2020, dernière modification le 27 décembre 2020.

Par Gauthier Langlois

SOURCES : Benjamin Colin, Liste des proscrits de Jersey qui sont rentrés en France à la suite de demandes en grâce, s.l.n.d. [Jersey, 1853 ?]. — Robert Sinsoilliez, Marie-Louise Sinsoilliez, Victor Hugo et les proscrits de Jersey, Ancre de marine, 2008, p. 115. — Jean-Claude Farcy, Rosine Fry, « Hugonneau-Rivaud, jeune - Jean », Poursuivis à la suite du coup d’État de décembre 1851, Centre Georges Chevrier - (Université de Bourgogne/CNRS), [En ligne], mis en ligne le 27 août 2013. — Jean-François Camus, Roger Faure, Jean Pasteau, La famille Hugonneau, Amitiés Généalogiques du Limousin, Limoges, 2009.

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