AMALRIC Gisèle [née CREUX Julienne, Simone, Gisèle]

Par Jean Belin

Née le 26 février 1916 à Dijon (Côte-d’Or) ; morte le 26 mars 2009 à Dijon ; ouvrière en fourrures à Dijon ; syndicaliste CGT et communiste de la Côte-d’Or ; administrateur Sécurité sociale ; conseillère prud’hommes de Dijon ; résistante au sein du FN.

Fille de Jules Emile Creux, ouvrier métallurgiste chez Terrot à Dijon, militant communiste, et de Louise Thomas, sans profession, sœur de Jean Marie Alexandre Creux et de James Robert Creux, militants CGT et communistes, fusillés par les allemands pendant la guerre de 1939-1945, Gisèle Amalric fut ouvrière en fourrures après la fin de sa scolarité en 1932 dans les établissements Baumann, puis Charignon à Dijon après la guerre. Elle investit la Résistance dès la fin de 1940 aux côtés de ses frères au sein du Front national (FN), mouvement fondé par le Parti communiste.
Après la Libération, Gisèle Amalric fut secrétaire général de son syndicat CGT. Elle fut la première femme élue conseillère prud’hommes dans le collège ouvrier, section industrie de Dijon en novembre 1954. Elle fut à nouveau réélue lors des élections suivantes et sans interruption jusqu’aux élections de 1969 pour son dernier mandat. Elle était également administrateur de la Caisse Primaire d’Assurance Maladie de la Côte-d’Or élue en novembre 1955 sur une liste présentée par l’Union Départementale CGT.
Elle se maria à Talant (Côte-d’Or) le 12 mars 1937 avec Gabriel Emile Amalric, résistant et militant communiste, avec lequel elle eut un fils, Michel, syndicaliste CGT. Retraitée en 1976, elle était domiciliée Bd. des Valendons à Chenôve lors de son décès.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article231115, notice AMALRIC Gisèle [née CREUX Julienne, Simone, Gisèle] par Jean Belin, version mise en ligne le 10 août 2020, dernière modification le 10 août 2020.

Par Jean Belin

SOURCES : Arch. IHS CGT 21. — Arch. Départementales de la Côte-d’Or, état civil et recensement de la population. — Les communistes dans la Résistance en Côte-d’Or, édition de 1996. — Résistance en Côte-d’Or, Gilles Hennequin, tome 1, édition de 1987. — Une semaine en Côte-d’Or, édition du 14 novembre 1954. — Arch. Dép. Côte-d’Or, archives de l’IHS CGT 21, fonds de l’UD. — Renseignements fournis par son fils Michel en juillet 2020.

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