BERETTI Paul, Noël

Par Frédéric Stévenot

Né le 3 novembre 1900 à Zonza (auj. Corse-du-Sud), mort le 12 septembre 1943 à Poggio-d’Olmo, comm. de Bonifacio (auj. Corse-du-Sud) ; marié ; pointeur, exploitant forestier ; résistant FFI (Front national corse).

Fils d’Antoine Beretti (qui déclara ne savoir signer), alors âgé de quarante-huit ans, demeurant au hameau de Carabona (comm. de Zonza), et de son épouse Roselinda Giorgi, âgée de trente-cinq ans, Noël Beretti naquit au domicile de ses parents. Le 8 avril 1924, il se maria avec Henriette Charlotte Cécile Picon, aux Nées (Basses-Alpes, auj. Alpes-de-Haute-Provence). Il déclara d’ailleurs aux autorités militaires y demeurer le 22 mars 1923, au pensionnat Saint-Joseph, boulevard de la République.
Le 12 janvier 1926, il se trouvait à Chambourcy, au 49 Grand’Rue, avant de regagner Les Mées le 13 mars 1927, chez M. Picon, boucher. Le 28 juillet suivant, il revint s’établir à Zonza.
Le 2 janvier 1931, il ésidait à Fontenay-sous-Bois, au 20 rue Solayrar [?]. Il revint en Corse, à Bonifacio le 19 novembre 1935, avant de revenir dans la région parisienne à Bagnolet (282, avenue Pasteur). Le 10 mars 1939, il résidait aux Mées. On perd ensuite sa trace.

Entre temps, Noël Beretti effectua son service militaire au titre de la classe 1920. Il était alors pointeur et vivait toujours dans son hameau natal. Il fut incorporé au 141e régiment d’infanterie, où il arriva le 19 mars 1920. Il fut déclaré réformé temporaire, pour avoir contracté une bronchite avant son incorporation. , ce qui lui causait une insuffisance respiratoire.
Père de deux enfants, il fut néanmoins rappelé à l’activité le 31 août 1939. Son état de santé ne s’étant pas amélioré, il fut placé en affectation spéciale le 6 mars 1940, comme conducteur d’appareils [ill.]à la compagnie Alais Froges Casareur, à Saint-Auban (Basses-Alpes).

« Tué en service commandé », reconnu « mort pour la France » (AC 21 P 20232) à titre militaire, par décision du 7 juin 1945, Noël Beretti fut homologué en tant que FFI (GR 16 P 49322) et était adjudant-chef. Il ne semble pas avoir reçu la médaille de la Résistance. Le registre matricules indique qu’il servit dans les FFI (Front national corse) du 15 novembre 1942 au 12 septembre 1943 (certificat d’appartenance n° 2656 BR FFCI FISP CA9 en date du 8 mars 1951). Il est précisé que « le certificat mentionne en outre que M. Beretti Noël est tombé sur le terre natale les armes à la main au cours des combats contre les Allemands à Bonifacio (Corse) ».

Son nom figure sur les monuments aux morts de Bastia et de Bonifacio. Dans cette commune, une plaque commémorative et une rue honorent sa mémoire. Le 30 août 1944, la délégation spéciale décida en effet de donner son nom à la rue Longue.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article231159, notice BERETTI Paul, Noël par Frédéric Stévenot, version mise en ligne le 11 août 2020, dernière modification le 28 juin 2021.

Par Frédéric Stévenot

SOURCES. SHD Caen et Vincennes (n.c.). Arch. de Cose, reg. matr., 9 NUM 61/1332. — Sites Internet : Mémoire des hommes ;Mémorial GenWeb(1->https://www.memorialgenweb.org/memorial3/html/fr/complementter.php?table=bp&id=838937], 2, 3) ; blog François Canonici ; Les Corses morts pendant la deuxième guerre mondiale.. — État civil de Bonifacio, acte de décès (n° 25) ; acte de naissance du hameau de Paccioitoli (comm. de Zonza), Arch. de Corse, 6 MI 362/21 (acte n° 10).

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