MIRA Vincent [« Vicente » espagnol, « Vicenç », en catalan]

Par André Balent

Né le 25 février 1896 à Valence (Espagne) ; mort à Pamiers (Ariège) le 22 août 1944 des suites de blessures reçues lors du combat de Rimont (Ariège) ; ouvrier peintre (en Espagne), maçon à Pamiers (1944) ; résistant de l’Ariège, combattant de la 2e brigade de l’Agrupación de guerrilleros españoles (AGE)

On sait peu de choses sur le parcours antérieur à 1944 de Vincent Mira, quelquefois désigné, selon les documents ou les auteurs, « Vicente » en castillan ou « Vicent » en catalan. Il résidait sans doute à Pamiers (Ariège).

Il était le fils de Salvador Mira et de Salvadora Guillern (incertitude sur l’orthographe de ce patronyme). Il était marié avec Maria Barbera Turmo.

Sa fiche d’interné au camp d’Argelès-sur-Mer (Pyrénées-Orientales) indique qu’il était né le 25 février 1896 et non 1895 comme l’indiquent les sources ariégeoises. Ancien combattant de l’Armée populaire de la République espagnole, il était arrivé au camp d’Argelès-sur-Mer le 12 février 1941. Il venait du camp du Vernet-d’Ariège (Ariège). Le 12 mai 1941, il quitta Argelès-sur-Mer pour le camp de travail (ou un GTE — groupement de travailleurs étrangers ? —) de la cité d’Espetros, lieu très peu documenté, de Villeneuve-du-Paréage (Ariège) où stationnèrent un temps les 544e , 545e et 546e CTE, unités transformées en GTE à l’automne 1940.

Le 21 août, alors qu’Allemands et supplétifs de la Légion du Turkestan massacraient des civils de Rimont, la résistance ariégeoise (FTPF, AGE, AS) concentra de nombreuses forces sur l’axe routier et ferroviaire reliant Foix à Saint-Girons afin de bloquer le passage ce Marschgruppe qui se dirigeait vers Foix libérée l’avant-veille. Des combats eurent lieu le 21 août autour de Rimont au cours desquels Vincent Mira fut mortellement blessé. Il mourut des suites de ses blessures à l’hôpital de Pamiers (Ariège) le 21 août 1944 à 19 heures.

Lors de l’homologation de la 3101e compagnie des FTPF de l’Ariège comme unité combattante de la Résistance, Mira qui était communément considéré, plusieurs années après la Libération, comme membre d’une unité de l’AGE a été, sans doute abusivement, revendiqué comme appartenant aux effectifs de cette formation armée de la résistance communiste française. Toutefois, son affiliation à l’AGE cadre parfaitement avec son parcours de réfugié de la Retirada (1939). Lors des homologations des FTPF des compagnies de l’Ariège, on constate que des guerrilleros ont été considérés comme des FTPF, sans doute afin de gonfler rétrospectivement les effectifs de ces derniers.

Il y a un dossier à son nom (non consulté) au Service historique de la défense à Vincennes, cote GR 16 P 421021.

Son nom figure sur le monument commémoratif de la guerre de 1939-1945 de Pamiers et sur le monument aux morts de la ville.

Rimont (Ariège) résistants morts au combat ou exécutés

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article231278, notice MIRA Vincent [« Vicente » espagnol, « Vicenç », en catalan] par André Balent, version mise en ligne le 20 août 2020, dernière modification le 1er juin 2021.

Par André Balent

SOURCES : Arch. dép. Pyrénées-Orientales, 1260 W 55, fiches individuelles d’entrées et sorties du camp d’Argelès-sur-Mer. — Arch. dép. Ariège, 4 E 4625, registre des actes de décès (1944) de l’état civil de Pamiers ; 64 J 23, fonds Claude Delpla, listes de résistants exécutés ou morts en action de combat. — Service historique de la Défense, Vincennes, GR 19 P 9/12, dossier d’homologation de la 3101e compagnie des FTPF de l’Ariège. — Claude Delpla, La libération de l’Ariège, postface d’Isabelle Delpla, Toulouse, Le Pas d’oiseau, 2019, 514 p. [p. 228 et 229]. — Narcís Falguera (dir.), Guérilleros en terre de France. Les républicains espagnols dans la Résistance française, Pantin, Le Temps des cerises, 2004, 316 p. [p. 123] — Ferran Sánchez Agustí, Maquis en el Alto Aragón. La guerrilla española. La guerrilla en los Pirineos centrales (1944-1949), Lérida, Editorial Milenio, 2011, 391 p. [p. 20]. — Site Mémoire des hommes consulté le 18 août 2020. — Site MemorialGenWeb consulté le 22 août 2020.

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