WUILLEUMIER Marie Hélène

Par Jean-Louis Ponnavoy

Née le 17 août 1907 à Paris (XVIIIe arr.), exécutée sommairement le 13 juillet 1944 à La Planée (Doubs) ; professeur de lettres ; écrivain ; résistante du réseau Périclès et des Forces françaises de l’intérieur (FFI).

Marie Hélène Wuilleumier était la fille de Henry, âgé de 45 ans, ingénieur et de Louise Suzanne Servier, âgée de 36 ans, sans profession.
Elle était professeur de lettres au collège Sévigné à Paris, écrivain, militante des missions protestantes.
Venue des F.F.C. agent du réseau Périclès, elle rejoignit en avril 1944 l’état-major du Lieutenant-colonel Lagarde, commandant le groupement des maquis Jura/Frontière du Doubs où elle eut la charge du service de renseignements.
Le 13 juillet 1944 vers 17 heures le camp des maquisards fut attaqué par une troupe ennemie composée de soldats allemands et d’Ostruppen Ukrainiens. Quelques jours auparavant un maquisard capturé par des douaniers et remis à la Feldgendarmerie avait révélé l’emplacement du camp. Les maquisards eurent le temps de s’enfuir mais Marie Hélène fut touchée au côté gauche. Elle put rejoindre ses camarades qui confectionnèrent un brancard pour la transporter mais pour des raisons inconnues ils l’abandonnèrent ensuite en compagnie d’une autre femme connue seulement sous l’alias Scarlett. Elles furent encerclées et le chef du détachement ennemi donna l’ordre de ramener Scarlett au camp et d’exécuter Marie Hélène qui fut aussitôt achevée à bout portant d’une balle en pleine tête le 13 juillet 1944 au lieu-dit "La Citerne" à La Planée (Doubs). Scarlett fut portée disparue.
Elle fut inhumée dans le cimetière communal de La Planée deux jours après son décès, exhumée puis transférée le 24 août 1964 au carré militaire de Pontarlier.
Sa tombe d’origine est conservée et protégée par le Souvenir Français et la population de La Planée comme cénotaphe à sa mémoire. Une stèle et un ex-voto sont érigés en forêt à l’endroit où elle est décédée à proximité du lieu-dit « La Citerne » et une cérémonie commémorative est organisée à cet endroit tous les ans par la municipalité.
Elle obtint la mention « Mort pour la France » (Avis du ministre des anciens combattants du 20 janvier 1958) et fut homologuée comme soldat des Forces françaises de l’intérieur (FFI), dossier SHD GR 16 P 604435.
Son nom figure sur le monument aux morts, sur la plaque commémorative et le cénotaphe, à La PLanée (Doubs) et sur la plaque commémorative des écrivains au Panthéon, à Paris (XVe arr.)

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article231372, notice WUILLEUMIER Marie Hélène par Jean-Louis Ponnavoy, version mise en ligne le 22 août 2020, dernière modification le 13 mars 2021.

Par Jean-Louis Ponnavoy

SOURCES ; Pontarlier Stèle Marie-Hélène WUILLEUMIER.— Mémoire des Hommes.— Mémorial genweb.— État civil (acte de naissance).

rebonds ?
Les rebonds proposent trois biographies choisies aléatoirement en fonction de similarités thématiques (dictionnaires), chronologiques (périodes), géographiques (département) et socioprofessionnelles.
Version imprimable Signaler un complément