COUCHE Paul

Par Jean Belin

Né le 27 mai 1922 à Montbard (Côte-d’Or), mort le 18 avril 2014 à Dijon (Côte-d’Or) ; cheminot ; militant CGT et communiste de Côte-d’Or ; résistant au sein du Front national (FN) et des Francs-tireurs et partisans français (FTPF) ; déporté en Autriche

Huitième d’une fratrie de treize enfants, de Jules Couche son père, ouvrier maçon puis éclusier, et de Jeanne Manière, les parents de Paul Couche vinrent sur Dijon en 1928. Il était employé à la SNCF au dépôt de Perrigny-lès-Dijon (Côte-d’Or) en 1939 et adhérent à la CGT la même année. Il rejoignit la Résistance à partir d’octobre 1942 aux côtés de quatre de ses frères, Joseph, Charles, Georges et Jules qui étaient engagés au Parti communiste clandestin et dans les rangs des Francs-tireurs et partisans français (FTPF). Les frères Couche intégrèrent les groupes de sabotage des cheminots de Perrigny-lès-Dijon. Ensemble ils sabotèrent des voies ferrées dans Dijon et aux alentours. Le 1er janvier 1943, ils firent dérailler à Ouges près de Dijon, un train de bauxite et de produits pharmaceutiques. Le 30 janvier, ils réussirent un autre déraillement à Ruffey-les-Echirey (Côte-d’Or). Le 17 février 1943, Paul Couche était arrêté sur son lieu de travail par la Sipo-SD avec trois de ses frères, Georges (voir Georges Couche), Joseph (voir Joseph Couche) et Jules (voir Jules Couche), le quatrième, Charles (voir Charles Couche), réussit à s’échapper. Ils furent incarcérés pendant trois mois à la prison de Dijon. Dissocié du groupe, son frère Georges Couche fut déporté au camp d’Oranienburg où il mourut en mai 1944. Paul Couche fut ensuite dirigé comme otage au fort de Romainville (Seine, Seine-Saint-Denis), puis déporté le 23 août 1943 dans un convoi parti de Paris en direction du camp de Mauthausen avec ses frères Jules et Joseph. Ils furent ensuite tous trois conduits au camp de Birkenau-Auschwitz en novembre 1944, puis ramenés à Mauthausen le 29 janvier 1945. Ils furent libérés le 5 mai 1945 par les troupes alliées.

Dès son retour, Paul reprit son emploi à la SNCF aux ateliers de Perrigny-lès-Dijon jusqu’à son admission à la retraite en 1977. Il se maria le 16 août 1945 à Dijon avec Denise Marguerite Clément avec laquelle il eut une fille, Yvette. Il était domicilié à Dijon (Côte-d’Or) lors de son décès.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article231746, notice COUCHE Paul par Jean Belin, version mise en ligne le 8 septembre 2020, dernière modification le 8 septembre 2020.

Par Jean Belin

SOURCES : Résistance en Côte-d’Or, Gilles Hennequin, tomes 1 et 4, éditions de 1987 et de 1997. — Source historique de la Défense, Caen, côte SHD/AC 21 P 731490, Vincennes GR 16P 145421. — Les cheminots dans la Résistance en Côte-d’Or pendant la seconde guerre mondiale (1940-1944), Fabrice Perron, mémoire de maîtrise, Dijon 1991. — Renseignements fournis par son jeune frère Jean et sa fille Yvette, en août 2020. — Arch. Dép. de Côte-d’Or, état civil, recensement de la population.

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