PALENGAT Georges, Jean

Par Audrey Galicy

Né le 17 novembre 1912 à Barsac (Gironde), exécuté sommairement le 3 juillet 1944 à Portet (Basses-Pyrénées, Pyrénées-Atlantiques) ; résistant du Corps Franc Pommiès (CFP), Organisation de Résistance de l’Armée (ORA).

Fils de Victor, et de Marie Ducourneau, Georges Palengat épousa le 21 juillet 1935 à Yvrac (Gironde) Madeleine Millepied dont il se sépara par la suite.
Durant la guerre, il résidait à Rébénacq (Basses-Pyrénées, Pyrénées-Atlantiques) où son père était coiffeur. Il s’engagea dans la Résistance en 1943 et rejoignit la Brigade Carnot sous les ordres du chef Barbin.
Il se trouvait à Portet (Basses-Pyrénées, Pyrénées-Atlantiques) en juin 1944, en compagnie de 180 camarades, anciens militaires ou hommes recrutés dans le secteur. Le chef du détachement, Jean de Milleret (« Carnot »), chef FFI des Landes, s’était installé dans la région avec son état-major, la section de commandement, la section destructions de Robert Vaxelaire, la section d’Emile Dupuy, la compagnie Maulvaux et la section auto.
Les 1er et 2 juillet, De Milleret fut informé d’une attaque possible des troupes allemandes. Il lui fut alors fortement conseillé de changer de cantonnement et de répartir ses hommes, trop nombreux à Portet. La décision de quitter le cantonnement fut prise le 2 juillet au soir. Le lendemain, lundi 3 juillet 1944, à 4h00 du matin, un important détachement allemand lourdement armé et parfaitement renseigné, encercla et isola le village. Vers 6h00, les Allemands lancèrent l’attaque. Pour les maquisards, aucune solution de repli n’était possible. Le résistant Henri Lafargue témoigna : « La lutte fut héroïque, tous firent preuve d’un grand patriotisme. » Mais le combat tourna à l’avantage des Allemands. La plupart des maquisards s’enfuirent ou se cachèrent dans les bois. L’attaque à Portet fut violente et le bilan matériel et humain particulièrement lourd. Neuf maisons furent incendiées, 5 civils et 15 résistants furent tués lors du combat, une quarantaine de maquisards furent arrêtés, emprisonnés, puis abattus 3 jours après à Pau. Blessé au cours du combat, le chasseur Georges Palengat chercha refuge dans les haies mais fut découvert et achevé par les soldats allemands à coup de revolver.
Il obtint la mention « Mort pour la France ». Son nom figure sur le monument aux morts de Rébénacq (Basses-Pyrénées, Pyrénées-Atlantiques), sur le monument commémoratif de Portet et sur le mémorial du CFP à Castelnau-Magnoac (Hautes-Pyrénées).

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article231803, notice PALENGAT Georges, Jean par Audrey Galicy, version mise en ligne le 6 septembre 2020, dernière modification le 6 septembre 2020.

Par Audrey Galicy

SOURCES : SHD-AVCC, Caen, AC 21 P 126956. — MémorialGenWeb. — Mémoire des Hommes. — CERONI, Marcel Corps Franc Pommiès. Tome 1-2 ; La lutte ouverte, Amicale du Franc Pommiès, 2007. — POMMIES Jean-André, Le Corps Franc Pommiès, une armée dans la résistance, Editions Privat, 2014, 511p.

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