BONNEFOIS Yvonne, Alberte, Madeleine, épouse ASTIER

Par Renaud Poulain-Argiolas

Née le 7 août 1922 à Montclar-sur-Gervanne (Drôme), morte le 20 octobre 2017 à Miramas (Bouches-du-Rhône) ; femme de ménage, puis employée de bureau ; militante communiste et membre du comité de l’UFF de Miramas.

Manifestation du 26 juin 1975, place Jourdan à Miramas. Yvonne Astier est la femme qui porte une robe noire.

Son père, Louis, Jules, Albert, Bonnefois, était né à Rimon-et-Savel (Drôme). Cultivateur, il possédait une moissonneuse-batteuse avec laquelle il passait chez les paysans des alentours. Il jouait de l’accordéon et faisait danser au bal du village. Mobilisé pendant la première guerre mondiale, il fut grièvement touché aux poumons par les gaz de combat et mourut prématurément des suites de ses blessures. Sa mère, Henriette Marie Louise Istre, était, elle, née à Vassieux-en-Vercors (toujours dans la Drôme). Yvonne Bonnefois était issue d’une fratrie de 4 filles et 4 garçons.

Avant la guerre, Yvonne Bonnefois vint s’installer à Marseille pour rejoindre une de ses sœurs qui y était mère au foyer. Elle fit des ménages chez des familles bourgeoises avant de travailler comme ouvrière dans une fabrique de conserves.
En raison des privations, du rationnement et du chaos de la guerre, elle quitta la ville avec sa sœur et les enfants de cette dernière pour retourner dans la Drôme, trouver une vie plus tranquille chez leur sœur aînée qui possédait une ferme. Un de leurs oncles participa au ravitaillement des maquisards du Vercors.

Elle épousa Jean Astier, cheminot, travaillant au service de l’entretien du matériel.
Le couple emménagea en 1946 à Miramas aux Cités Jardins, quartier dans lequel ils passèrent le reste de leur vie. Ils avaient une fille et deux garçons.
Jean Astier était membre de la CGT. Il participa à de nombreuses grèves. Son engagement syndical se poursuivit même après sa retraite au sein de la section des cheminots retraités de la CGT.
Les époux étaient membres du PCF, participant avec assiduité aux réunions de la cellule Arthur Favaro. Ils étaient également présents aux manifestations du Mouvement de la Paix. Jean s’éteignit en 2002.

Yvonne Astier participa aux rassemblements contre la guerre d’Algérie. Elle fut présentée par le Parti communiste au premier tour des élections municipales de 1965 sur la liste menée par Louis Cote, aux côtés de deux autres femmes : Denise Clément* et Paulette Argiolas. Georges Thorrand, élu maire de Miramas en 1977, figurait sur cette même liste.
En plus de son engagement au PCF, elle militait à l’Union des Femmes Françaises.
Selon un article d’Heures claires, mensuel de l’UFF, consacré au comité de Miramas en septembre 1972, ce dernier comptait 30 membres lors de sa création en mars 1969. En juin 1972 il en comptait 140.

Elle travailla environ trois ans comme femme de ménage au foyer Sonacotra. Comme elle avait l’esprit social, elle aida des personnes en difficulté à réaliser leurs démarches administratives.
Pendant cinq ou six ans, elle exerça la fonction d’employée de bureau à la Mutuelle familiale de Miramas, place Jourdan. Elle travaillait avec Denise Clément, qui était secrétaire-comptable. Elle y resta jusqu’à sa retraite.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article231992, notice BONNEFOIS Yvonne, Alberte, Madeleine, épouse ASTIER par Renaud Poulain-Argiolas, version mise en ligne le 11 septembre 2020, dernière modification le 19 septembre 2020.

Par Renaud Poulain-Argiolas

Manifestation du 26 juin 1975, place Jourdan à Miramas. Yvonne Astier est la femme qui porte une robe noire.
Retraités de la CGTdevant l’Union locale de Miramas au début des années 1970. Yvonne Astier est la quatrième en partant de la gauche, Jean Astier est accroupi fumant la pipe.
Bulletin de vote du 1er tour des élections municipales de 1965 à Miramas. Yvonne Astier figure en 7e position.

SOURCES : Propos recueillis auprès de sa fille, Marie-Claude Incerti. – Article de Danièle Jeammet dans Heures claires N° 96 (nouvelle série) de septembre 1972. – Archives Argiolas.

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