AMALRIC Gabriel, Emile

Par Jean Belin

Né le 5 mars 1913 à Saint-Arnaud arrondissement de Sétif (Algérie), mort le 1er avril 1992 à Talant (Côte-d’Or) ; militaire dans l’active, puis magasinier dans le civil ; résistant au sein du FN ; militant communiste

Fils de Joseph Amalric, gendarme, et de Francisa Bories, issu d’une fratrie de quatre enfants, après la fin de sa scolarité, Gabriel Amalric fut enfant de troupe à Tulle (Corrèze) avant d’intégrer l’école militaire d’artillerie à Autun (Saône-et-Loire). Il fut affecté ensuite à la caserne Vaillant à Dijon jusqu’à la déclaration de guerre.
En mai 1940, sa division qui était en manœuvre à Sissonne (Aisne) fut envoyée sur le front à proximité de Gembloux en Belgique. Devant les attaques répétées des chars de l’armée allemande, elle se replia en direction de Lille et Dunkerque (Nord) et fut encerclée par cette dernière. Gabriel Amalric réussit avec d’autres hommes de sa division à passer à travers les lignes allemandes. Le reste de son régiment qui s’installa vers Lyon avant l’armistice, cacha des armes et plusieurs canons. Amalric fut déçu de constater que ces armes ne servirent pas contre la Wehrmacht quand celle-ci envahit la zone libre en novembre 1942. Son régiment fut dissout et Almaric revint à Dijon en mars 1943. Il adhéra au PCF et rejoignit la Résistance au sein du Front national (FN) en juin 1943. Agent de renseignements pour le « service des opérations du 2e bureau, il assura les liaisons avec le maquis Edouard vers Navilly (Saône-et-Loire).
Après la fin de la guerre, il reprit son service dans l’active avec le grade de Lieutenant et fut affecté au camp militaire de Gignac (Hérault). Il revint sur Dijon et on lui proposa de le nommer capitaine s’il acceptait de servir en Indochine. Considérant que la France y menait « une salle guerre », il refusa de s’engager dans ce conflit et fut poussé à la démission de l’armée vers la fin de 1946. Il trouva un emploi de magasinier dans une entreprise dijonnaise de matériel électrique (SDME), puis dans un autre emploi de magasinier à l’entreprise COFRAL jusqu’à sa mise en retraite en 1973.
Gabriel Amalric était membre du comité fédéral du PCF de Côte-d’Or élu lors de la 9e Conférence fédérale d’avril 1954 à la 14e conférence en décembre 1962. Il se maria à Talant (Côte-d’Or) le 12 mars 1937 avec Gisèle Creux (voir Gisèle Amalric), ouvrière en fourrures, syndicaliste et militante communiste avec laquelle il eut un fils, Michel, syndicaliste CGT. Il était domicilié Bd. des Valendons à Chenôve lors de son décès.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article232079, notice AMALRIC Gabriel, Emile par Jean Belin, version mise en ligne le 16 septembre 2020, dernière modification le 16 septembre 2020.

Par Jean Belin

SOURCES : Arch. Dép. de Côte-d’Or. — Comités fédéraux du PCF de Côte-d’Or. — Résistance en Côte-d’Or, Gilles Hennequin, tome 1, édition de 1987. — Les communistes dans la Résistance en Côte-d’Or, édition de 1996. — Renseignements fournis par son fils Michel en juillet 2020.

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