RAYET Michel

Par Jacques Girault

Né le 8 octobre 1938 à Carmaux (Tarn), mort 6 août 1989 à Avignon (Vaucluse) ; PEGC ; militant communiste ; militant syndical du SNI puis du SNI-PEGC.

Michel Rayet
Michel Rayet

Ses parents, issus de familles nombreuses (13 enfants du côté paternel, six du côté maternel) étaient de très modestes agriculteurs à Pradinas (Aveyron), dans un milieu très conservateur, où la religion catholique et l’influence d’un hobereau local incitaient à la soumission. Son père, valet de ferme dès l’âge de douze ans, trouva de l’embauche à vingt ans, à la mine de charbon de Carmaux. Il travaillait « au fond », « à la tâche », jusqu’à ce qu’un accident le contraigne à devenir encageur, emploi moins rémunéré. Il se maria en 1938 avec Marcelle Maurel, fille de petits paysans aveyronnais. Le couple eut trois enfants dont Michel Rayet était l’aîné.

Il passa son enfance dans la cité minière de Frontgrande, où existait un certain confort pour l’époque, et où régnait un esprit de solidarité et d’entraide, accueillant pour l’étranger, qui le marqua durablement. Dans ce milieu ouvrier, il contracta de solides amitiés. Il fut aussi marqué par les luttes syndicales des mineurs chez qui le souvenir de Jaurès restait vivace, depuis les grèves de 1948 jusqu’à celles des années 1960 pour s’opposer à la fermeture des mines, auxquelles il apporta un soutien actif, arrivé à l’âge adulte.

Michel Rayet, excellent élève au cours complémentaire de Carmaux, fut admis à l’École normale d’instituteurs de Toulouse (Haute-Garonne) (promotion 1954-1958), lieu de rencontres, de prise conscience politique à l’époque de la guerre d’Algérie, conduisant à l’engagement. Influencé par son camarade normalien communiste, Vincent Ambite, il adhéra aux Jeunesses communistes en 1958, et diffusa L’avant-garde, puis au Parti communiste français.

Nommé instituteur au collège d’enseignement général de Puylaurens, il s’inscrivit à la faculté des lettres ou sciences ? de Toulouse, et devint maitre de CEG puis PEGC (quelle section ?) au collège de Valence d’Albi (Tarn). Militant du PCF, il s’investit dans les diverses campagnes électorales des candidats communistes. Par ailleurs, il participait aux activités et à des animations de stages de formation de Francs et Franches camarades et des CEMEA et fut directeur de centre de vacances jusqu’en 1968. Dans son métier, il s’inspirait des travaux du Groupe français d’éducation nouvelle, cherchant toujours à aider les enfants les plus défavorisés sur le plan social.

En 1965, dans un stage national des Francas, il rencontra Michèle Goustiaux institutrice, qu’il épousa le 5 avril 1966 à Avignon ; ils eurent deux enfants : Françoise et Christophe.
Installé professionnellement à Avignon, (où ?), Michel Rayet fut particulièrement actif en mai 1968 ainsi que son épouse. Malgré son mauvais état de santé, il était secrétaire de la cellule Joliot-Curie, et devint membre du comité de la section du PCF d’Avignon. Il vendait régulièrement La Marseillaise et l’Humanité dimanche.

Il militait aussi au Syndicat national des instituteurs puis au SNI-PEGC. En tant que militant responsable de la tendance Unité et Action, minoritaire dans le département, il était membre du conseil syndical de la section départementale de son syndicat et de CA de la section départementale de la Fédération de l’Éducation nationale, toutes deux dirigées par des militants de la majorité nationale UID.

Michel Rayet décéda à l’hôpital d’Avignon.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article232612, notice RAYET Michel par Jacques Girault, version mise en ligne le 3 octobre 2020, dernière modification le 19 novembre 2020.

Par Jacques Girault

Michel Rayet
Michel Rayet

SOURCES : Archives du comité national du PCF. — Presse syndicale. — Renseignements fournis par son épouse. — Notes d’Alain Dalançon.

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