JUANA Roger

Par Renaud Poulain-Argiolas

Né le 23 septembre 1934 à Bessan (Hérault) ; employé de la SNCF ; syndicaliste CGT ; militant et élu communiste de Miramas (Bouches-du-Rhône) ; secrétaire de la section PCF de Miramas.

Vente de masse de La Marseillaise
Vente de masse de La Marseillaise
Miramas, 26 octobre 1980. Roger Juana avec ses camarades.

Les parents de Roger Juana naquirent en Espagne et immigrèrent en France avec leurs familles au début des années 1920. Son père, Urbano Juana, était carrier et commença à travailler à dix ans à la mine à Decazeville (Aveyron). Sa mère, Josefina Cabanes, était mère au foyer. En plus de Roger, le couple eut deux autres enfants (un garçon et une fille).
Bien que le père ne fut pas militant politique, il était membre de la CGT. De plus, il partit se battre à partir de 1937 pour défendre la République espagnole menacée par Franco. Il y resta deux ans. Comme dans tout le pays, le PCF faisait alors campagne à Bessan pour recruter des volontaires pour partir en Espagne. Un frère d’Urbano et un frère de Josefina Juana partirent eux aussi. Josefina Juana obtint la nationalité française tardivement. En revanche, Urbano Juana ne fut jamais français.

Roger Juana fit un CAP de monteur-câbleur radio. En décembre 1957, il finit son service militaire, au cours duquel il avait eu un camarade membre du Parti communiste.
Après avoir exercé différents métiers, il commença sa carrière de cheminot en 1961 au dépôt de Béziers. Comme pour rester à ce poste il fallait avoir fait une formation préalable de trois ans, il fit des stages au chemin de fer pour se mettre à niveau. Il resta deux ans et demi à Béziers et adhéra à la CGT. Il travailla ensuite à Marseille dans la sous-station électrique. En 1966, il fut muté à Miramas, à la signalisation. Il adhéra cette même année au PCF. A l’intérieur du parti, il suivit les cours de l’école de section et de l’école fédérale. Il participa avec constance aux activités des communistes de Miramas, aussi bien les campagnes électorales que les actions sur le terrain, les ventes du journal La Marseillaise, ainsi que les lotos, organisés une à deux fois par an pour fournir des fonds.

Il s’était marié en 1960 à Bessan avec une autre Bessanaise, Danièle Guichou, qui fut elle aussi militante à Miramas. Il eurent une fille ensemble en 1964.

En 1977, il prit la suite de Jean Pédinielli dans la fonction de secrétaire de section.
Il fut conseiller municipal dans l’équipe de Georges Thorrand de 1977 à 1983. Lors des élections de 1983 il était à nouveau candidat, en 29e position, sur la liste d’Union de la Gauche menée par Thorrand. Étant trop bas sur la liste, il ne fut pas élu, mais plusieurs élus socialistes démissionnant en 1985, Juana fut tout de même conseiller municipal jusqu’en 1989. Il prit sa retraite en décembre de la même année.

Son nom figure au nombre des contributeurs à un ouvrage collectif paru en 2000 sur l’histoire de Miramas, Miramas à travers temps : Quand les anciens témoignent, dirigé par Séverine Justin et édité par l’association locale Vivre Notre Temps.

En 2020, il était toujours membre du PCF et de la section CGT des cheminots retraités de Miramas. La pérennité de son engagement syndical lui valut de recevoir la médaille des 50 ans d’adhésion à la CGT.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article232635, notice JUANA Roger par Renaud Poulain-Argiolas, version mise en ligne le 21 novembre 2020, dernière modification le 20 novembre 2020.

Par Renaud Poulain-Argiolas

Roger Juana en 1983
Roger Juana en 1983
Photo extraite de la profession de foi de sa liste électorale.
Manifestation contre la guerre du Vietnam
Manifestation contre la guerre du Vietnam
Miramas, 1967. Roger Juana marche à peu près deux rangs derrière la banderole, portant un haut blanc.
Vente de masse de La Marseillaise
Vente de masse de La Marseillaise
Miramas, 26 octobre 1980. Roger Juana avec ses camarades.

SOURCES : Le Journal de Miramas n°3, 2 mars 1983. — Bulletin de vote du scrutin du 6 mars 1983. — Séverine Justin (éd.), Miramas à travers temps : Quand les anciens témoignent, Association Vivre notre temps, 2000. — Propos recueillis auprès de l’intéressé et de Dominique Pédinielli. — Archives Argiolas.

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