DUJEU Jean, Léon, Eugène

Par Jacques Girault

Né le 20 janvier 1898 à Fontaines (Vendée), mort le 24 juillet 1973 à Fontenay-le-Comte (Vendée) ; économe dans l’Éducation nationale ; militant syndicaliste de l’économat Vendée.

Jean Dejeu était le fils de Léon Dujeu, percepteur et de Marie Morizo. Il avait un frère cadet, devenu militant, André Dujeu.

Encore lycéen, Jean Dujeu s’engagea volontaire en 1916 dans l’infanterie et fut blessé par balle aux cuisses à Craonne le 16 avril 1917. Hospitalisé, jusqu’en août 1917, il revint aux armées, mais fut malade et réhospitalisé durant plus d’un mois en septembre-octobre 1918. Il ne fut démobilisé qu’en septembre 1919, année où il obtint le baccalauréat ès lettres à Poitiers. Il poursuivit ses études à la faculté de droit de Strasbourg, y obtint le baccalauréat en droit (1922) puis une licence en droit (1924). Pour financer ses études, il travailla comme répétiteur au collège de Forbach (Moselle) en 1920, puis au lycée d’Haguenau (Bas-Rhin) de 1921 à 1923.

Il réussit le concours de commis d’économat en 1924. Dès lors sa carrière se déroula dans l’économat des lycées : commis stagiaire d’économat au lycée de Nancy (Meurthe-et-Moselle) en 1924, commis d’économat au lycée Louis le Grand à Paris (1925), sous-économe aux lycées de Tourcoing (Nord) de 1927 à 1931, de Rouen (Seine-Maritime) de 1931 à 1938. Il fut nommé sous- économe au lycée Marcellin Berthelot à Saint-Maur lors de son ouverture en 1938. Nommé économe temporaire au lycée de Châteauroux (Indre) en octobre 1939, il devint économe au lycée de La Roche-sur-Yon (Vendée) en février 1942. Chargé aussi de l’internat du lycée de filles de la ville, il reçut en plus la charge de l’annexe des Sables-d’Olonne ouverte dans les années 1950. Il était devenu intendant en 1951.

Sa fin de carrière fut marquée par des irrégularités dans la gestion, souvent conséquence de la surcharge de travail imposée par la gestion des deux établissements annexés. Il s’en plaignit à plusieurs reprises dans les années 1950. Son admission à la retraite fut prononcée après avis de la commission administrative paritaire du personnel de l’intendance siégeant en conseil de discipline, le 6 octobre 1958.

Jean Dujeu s’était marié en août 1929 à Tourcoing avec Germaine Thouzeau, enseignante de musique au collège de la ville. Le couple eut trois enfants.

Tout au long de sa carrière, il milita dans les organisations syndicales de l’intendance universitaire. Il fut élu, le 5 avril 1929, alors qu’il était en poste à Tourcoing, secrétaire général du Syndicat des sous-économes, commis et stagiaires des lycées nationaux avec Marcelle Dassonval et Jean-Charles Prost comme secrétaires adjoints et Lucas, trésorier. À cette assemblée Narcisse, Constant Lesne fut désigné comme délégué auprès de la Fédération CGT. Constitué en 1924, le syndicat comptait en 1929 environ 240 adhérents.
Dès lors, Jean Dejeu signa régulièrement des articles dans le Bulletin du syndicat des sous-économes, commis et stagiaires des lycées nationaux.

Après la guerre, toujours responsable dans le Syndicat des personnels d’économat de l’Éducation nationale, il fut le secrétaire de la section de Vendée de la Fédération de l’Éducation nationale à la fin des années 1940 et au début des années 1950.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article23281, notice DUJEU Jean, Léon, Eugène par Jacques Girault, version mise en ligne le 25 octobre 2008, dernière modification le 8 août 2021.

Par Jacques Girault

SOURCES : Arch. Nat., F/17 26984.— Arch. PPo.304. — Arch. Dép. Vendée, état civil, registre matricule. — Presse syndicale. — Notice DBMOF. — Notes d’Alain Dalançon.

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