CHABOUD Jean, Célestin [Pseudonymes dans la Résistance : Cadenas, Charbonnier]

Par Jean-Luc Marquer

Né le 18 juin 1914 à La-Tronche (Isère), sommairement exécuté le 31 juillet 1944 à Saint-Guillaume (Isère) ; sans profession connue ; résistant homologué Forces françaises combattantes, réseau Action R1 (S.A.P.) avec le grade de sous-lieutenant et résistant de l’Armée secrète, homologué Forces françaises de l’Intérieur

Jean, Célestin Chaboud était le fils de Joseph, Jean-Baptiste et d’Élise Friess.
Célibataire, il habitait 119 cours Berriat à Grenoble (Isère).
Il quitta la France en passant par l’Espagne le 30 novembre 1942.
Arrêté par la police espagnole à Massanet (Espagne) le 31 décembre 1942, il fut interné jusqu’au 29 avril 1943.
Libéré, il gagna Gibraltar où il arriva le 2 mai 1943.
Il embarqua sur le "Santa Rosa" le 4 mai 1943 et débarqua le 4 juin 1943 à Greenock (Écosse).
Engagé dans les Forces françaises libres (n° d’engagement 0752), il se porta volontaire pour une mission en France occupée. et fut alors affecté au B.C.R.A. avec le pseudonyme F.F.C. Jean Charbonnier (N° dossier 118).
Il fut parachuté le 4 janvier 1944 dans les Landes avec le nom de code "Faux", pseudonyme dans la Résistance : Cadenas.
Il était accompagné de Paul Olivier, nom de code "Serpette", pseudonyme dans la Résistance : Clé.
Tous deux étaient envoyés en France comme instructeurs de sabotage pour la région R3.
Cadenas et Clé gagnèrent Albi (Tarn) et furent convoyés vers l’Aveyron par Léon Freychet, chef départemental de l’Armée Secrète.
Le 30 avril 1944, Jean Chaboud fut affecté comme instructeur de maquis auprès du Délégué Militaire de la Région R4.
Le 1er juin 1944, il fut nommé sergent d’active de l’Infanterie Coloniale.
Le 25 juin 1944, il gagna le Vercors et rejoignit une unité des Forces françaises de l’Intérieur.
Il fut fait prisonnier le 31 juillet 1944 à Saint-Guillaume (Isère) alors qu’il tentait de gagner la vallée du Drac après l’ordre de dispersion donné le 23 juillet 1944 par le chef militaire de Vercors, François Huet.
À la nuit, il fut conduit avec plusieurs autres résistants arrêtés, au lieu-dit Loche, sur le bord de la Gresse.
Là les résistants furent attachés deux à deux puis sommairement exécutés de dos.
Le 17 août 1944, au lieu-dit "Loche", disent les actes de décès, sept cadavres furent découverts. Toutes les victimes portaient des traces de balles dans la nuque.
L’un des actes de décès rédigés le 18 août 1944, le numéro 9, contient les indications suivantes : « Individu de sexe masculin dont l’identité n’a pu être établie et dont la mort paraît remonter à quinze jours, présumé célibataire, dont le signalement est le suivant : Âgé d’environ vingt-cinq ans, mesurant un mètre soixante-douze, vêtu d’un trico rouge grenat, pantalon long, imperméable en ciré, chaussé de demi-bas verts fantaisie, de souliers bas rouges fins, cheveux châtains, chauve ».
Un jugement du tribunal civil de Grenoble rendu du 9 janvier 1945 reconnut en cet inconnu Jean Chaboud.
Jean Chaboud obtint la mention "Mort pour la France" et fut homologué résistant, membre des Forces françaises combattantes, réseau Action R1 (Section des atterrissages et parachutages (S.A.P.)), avec le grade de sous-lieutenant, et des Forces françaises de l’Intérieur.
Il est maintenant enterré au cimetière Saint-Roch de Grenoble, Carré 21, Rang 4, Emplacement 01843.
Son nom figure sur le monument commémoratif érigé hameau du Lombardier, commune de Saint-Guillaume et sur le monument aux morts 1939-1945 de Saint-Guillaume (plaque apposée sur la façade de l’église).


Notice provisoire


Voir : Saint-Guillaume

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article232867, notice CHABOUD Jean, Célestin [Pseudonymes dans la Résistance : Cadenas, Charbonnier] par Jean-Luc Marquer, version mise en ligne le 15 octobre 2020, dernière modification le 22 avril 2021.

Par Jean-Luc Marquer

SOURCES : Arch. Dép. Isère, Mémorial de l’oppression, 2 MI 2233, transmis par B. Tixier, Association "Histoire et patrimoine du Gua" — SHD Vincennes, GR 16 P 116083, transmis par Pierre Tillet, et GR P 28 4 313 8 (à consulter) ; GR 19 P 38/16 — AVCC Caen, AC 21 P 40839 (à consulter) — Pierre Tillet, Document PDF téléchargé : HISTORIQUE 2ieme GM INFILTRATIONS EN FRANCE , juillet 2020, p. 192- http://club.quomodo.com/aveyronresistance/maquis-paul-cle.htmlCimetières de Grenoble — État civil

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