DUSSAULT Constance, épouse BOIDART

Par Pierre-Henri Zaidman

Née le 18 janvier 1847 à Herry (Cher) ; ouvrière en bijouterie, en bouton et en clou ; domiciliée 3, rue Linné (Paris, Ve arr.) ; communarde.

Constance Dussault travailla dans différents ateliers de fabrication de bijoux, de boutons et de clous. Pendant le Siège de Paris, elle servit comme cantinière dans la 3e compagnie du 160e bataillon de la Garde nationale où son mari Nicolas, Adolphe Boidart (et non Boidard) était sergent-major. Elle continua son service pendant la Commune de Paris ; des témoins la virent transporter des armes et de l’équipement. Elle fut arrêtée le 26 mai 1871 puis relâchée et elle disparut.
Elle fut recherchée en vain dans le Cher où résidait sa famille. Elle fut condamnée par contumace, le 14 décembre 1872, par le 6e conseil de guerre, à la déportation simple, puis, purgeant sa contumace le 17 août 1877 par jugement contradictoire du 3e conseil le 12 septembre 1877, à un an de prison. Sa peine fut réduite de six mois le 12 mars 1878.
Elle mourut le 8 décembre 1907 à Paris (XXe arr.).

Il y a eu parfois confusion avec sa sœur plus jeune : Constance Louise Dussault, née aussi à Herry mais en 1850.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article233041, notice DUSSAULT Constance, épouse BOIDART par Pierre-Henri Zaidman, version mise en ligne le 15 octobre 2020, dernière modification le 15 octobre 2020.

Par Pierre-Henri Zaidman

SOURCES : Arch. Min. Guerre, 3e conseil GR 8 J 96 (2430). — Arch. Paris, D2R4 116, 20 D 215 (5353) et V4E_00620 (652). — Arch. PPo., listes de contumaces. — Arch. Dép. Cher, série M, Police politique, 57 et 3E 2279 (8). — État civil. — Édith Thomas, Les Pétroleuses, Paris, Gallimard, 1963 (d’après Arch. Nat., BB 24/845).

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