LALLEMANT Louis, Auguste, Albert

Par Michel Thébault

Né le 5 avril 1903 à Saint-Nicolas-de-Port (Meurthe-et-Moselle), exécuté sommairement le 21 août 1944 à Le Liège (Indre-et-Loire) ; militaire Air ; résistant ORA, maquis Césario puis d’Epernon, capitaine FFI.

Louis Lallemant était le fils de Charles Lallemant (né en 1869 à Saint-Nicolas-de-Port), mineur et de Marie, Denise Collin (née en 1872 à Deuxville, Meurthe-et-Moselle). Il était en 1944 domicilié à Châteauroux (Indre), marié avec Yvette Ferrière (le déclarant de son acte de décès est son beau-père Victor Ferrière âgé de 59 ans et demeurant à Amboise). Il était père d’un enfant, prénommé Jacques né le 4 novembre 1942 à Châteauroux.

Louis Lallemant appartint vraisemblablement à l’armée d’armistice, officier dans l’Armée de l’Air, sans doute affecté au 21ème groupement de DAT (Défense aérienne du territoire) basé à Châteauroux (Indre). De nombreux militaires de ces groupes, s’engagèrent dans la Résistance après le 6 juin 1944. Louis Lallemant rejoignit en Indre-et-Loire le maquis Cesario, maquis dépendant de l’ORA (Organisation de Résistance de l’Armée) et formation composée au départ d’officiers et sous-officiers d’active, entrés dans la Résistance après la dissolution de l’armée d’armistice et ouverte à l’été 1944 à de nombreux jeunes de la région. Le 8 août 1944 le maquis Cesario fut intégré sur ordre de l’ORA au maquis d’Epernon dont il constitua la 4ème compagnie. Louis Lallemant fut nommé capitaine FFI de cette compagnie. Au mois d’août 1944 le maquis d’Epernon pratiqua une intense série d’attaques et de harcèlements pour d’entraver les déplacements puis la retraite de l’armée allemande. Le 13 août, à l’approche des troupes américaines, l’ORA déclara l’état de guérilla généralisée dans le sud du département d’Indre-et-Loire. Les harcèlements devinrent quotidiens sur les itinéraires suivis par les troupes allemandes.

Le 21 août 1944 au Liège, au nord-est de Loches, un groupe du maquis commandé par le capitaine Lallemant, qui escortait huit aviateurs alliés jusqu’à Amboise où la résistance devait leur permettre de traverser la Loire pour rejoindre les forces alliées, se trouva face à une unité allemands. Dans le combat qui suivit Louis Lallemant fut fait prisonnier et exécuté sommairement vers 8 heures du matin. Il fut inhumé comme inconnu sur le lieu où il fut fusillé, puis exhumé et reconnu par la famille le 22 septembre 1944. Une cérémonie religieuse et patriotique eut lieu le samedi 23 septembre 1944 au Liège avant le transfert du corps au cimetière d’Amboise (photographie 2).

Il obtint la mention mort pour la France et son nom est inscrit à Châteauroux sur la plaque commémorative 1939 - 1945 à l’intérieur de l’ancienne mairie (aujourd’hui Conservatoire de Musique), place de la République. Son nom figure aussi sur la stèle commémorative au Liège à la sortie nord-est du bourg, en bordure de l’actuel CD 764, avec l’inscription :"FFI. A la mémoire des victimes des Allemands en août 1944 ».

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article233097, notice LALLEMANT Louis, Auguste, Albert par Michel Thébault, version mise en ligne le 17 octobre 2020, dernière modification le 15 mars 2021.

Par Michel Thébault

cérémonie patriotique du 23 septembre 1944 pour le transfert du corps de Louis Lallemant

SOURCES : Arch. Dép. Meurthe-et-Moselle (état civil, recensement) — DVD AERI Indre-et-Loire — Bernard Briais maquis du Lochois in Les Lieux de mémoire 1939 - 1945 — Bernard Briais Le Lochois pendant la guerre 1939 *- 1945 mars 1988 — Mémoire des Hommes — Mémorial genweb — Renseignements et archives photographiques familiales Hervé Raimana Lallemant, petit fils de Louis Lallemant — État civil, commune de Le Liège, registre des décès 1944, acte n° 9.

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