BOUILLANT Jacques, Félix, Léon, dit Jacky, dit Kiki.

Par Gérard Larue

Né le 15 octobre 1910 à Paris (IVe arr.), mort le 31 mars 1997 à Compiègne (Oise) ; photographe industriel, gardien de la paix ; Résistant FFI/CDLR (Ceux de la Résistance) de Stains (Seine, Seine-Saint-Denis), membre de la délégation spéciale puis du Comité local de Libération (CLL) de Stains en août 1944.

Fils de Gaston, ajusteur-mécanicien et de Léonce Juliette Gosse sans profession, Il épousa Marcelle Wattiez le 19 novembre 1934 à Châtillon (Seine, Hauts-de-Seine). De leur union naquirent quatre enfants : Jacqueline née en 1935, Monique née en 1936, Jean Claude né en 1938, Daniel né en 1941.
Engagé par devancement d’appel en 1930 au BPME Train des équipages 26e à Tunis (Tunisie) comme radio goniométrie, il fut démobilisé en juillet 1940 à Montpellier (Hérault) au 28e Génie.
La famille s’installa en mars 1935, au 11 rue de la Paix à Stains (Seine, Seine-Saint-Denis), venant du 5 rue Mazarine à Paris (VIe arr.). Jacques Bouillant était alors photographe industriel à la maison Rambaud, 18 rue de Calais à Paris (IXe arr.).
Durant l’occupation, il travailla au commissariat d’Aubervilliers (Seine, Seine-Saint-Denis), comme gardien de la paix. Entré dans la résistance en avril 1942, Jacques Bouillant forma à Stains en novembre de la même année, un groupe de résistance lié à celui du Commandant FFI Henri Manigard d’Aubervilliers, chef régional du mouvement CDLR. En février 1943, il participa avec ses hommes à la destruction de matériels militaires en gare de la Courneuve (Seine, Seine-Saint-Denis), en avril 1943 à celle de matériel de chemin de fer en gare de Bobigny (Seine, Seine-Saint-Denis), en juillet 1943 à la destruction d’un convoi allemand à Saint-Germain (Seine, Yvelines) et en avril 1944 à la destruction de matériel en gare de la Chapelle où son groupe put récupérer des armes qui servirent lors des journées insurrectionnelles d’août à Stains puis à Pierrefitte (Seine, Seine-Saint-Denis).
Selon la déclaration qu’il fit dans son dossier militaire, il participa « au parachutage du groupe Sussex sous les ordres du capitaine Joyeuse ». Recherché par la BS2 (Brigade Spéciale antiterroriste), il ne reprit pas son service le 7 août 1944 à l’expiration d’un congé maladie et fut suspendu pour ce fait. Il continua néanmoins son action dans la résistance FFI/CDLR de Stains du 1er juin au 25 août à la tête de son groupe-franc. Le 15 août 1944, il participa à une attaque contre un convoi allemand et le 19 août il attaqua l’ennemi qui tentait de se reformer vers Stains, Pierrefitte et Gonesse (Seine-et-Oise, Val d’Oise). Son groupe-franc CDLR, d’un effectif local de trente-cinq hommes, compta quatre tués et trois blessés.
Selon l’attestation du capitaine Peltier Adrien alias Filoche, « il appartenait au mouvement Honneur de la Police, aurait pris part à la distribution de journaux clandestins, aux sabotages de matériel ennemi, à la destruction de panneaux indicateurs routiers, à la pose de crapauds sur la route de Saint-Denis. »
Il participa au Comité de Salut Public, puis au Comité Local de Libération de Stains, sous la Présidence de Louis Bordes FFI/FTPF.
Il fut décoré de la Croix de Guerre le 28 juin 1947.
Dès octobre 1948, il quitta Stains et s’installa 2 rue de la mairie à Nointel (Oise).

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article233427, notice BOUILLANT Jacques, Félix, Léon, dit Jacky, dit Kiki. par Gérard Larue, version mise en ligne le 28 octobre 2020, dernière modification le 29 octobre 2020.

Par Gérard Larue

SOURCES : SHD bureau Résistance GR 16P 78765. – Archives municipales de Stains, dénombrement 1936, bureau de bienfaisance. – Dictionnaire historique de la Résistance, Sous la direction de François Marcot avec la collaboration de Bruno Leroux et Christine Levisse-Touzé, Ceux de la Résistance, Guillaume Piketty, Éd. Robert Laffont, 2006, p. 135-138.

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