DUMONTOIS André, Joseph

Par Jean-Pierre Besse, Frédéric Stévenot

Né le 15 octobre 1902 à Tracy-le-Mont (Oise), mort le 6 juillet 1943 à siège de la Gestapo à Paris ; ouvrier ; couvreur ; marié, huit enfants ; militant communiste de l’Oise ; résistant FTP.

Fils d’Aristide Dumontois, brossier âgé de vingt-deux ans, et de Marie Thérèse Foulon, brossière âgée de vingt-trois ans, domiciliés à Tracy, André Dumontois se maria à Crisolles (Oise) le 18 avril 1923 avec Marie Rose Eugénie Baron.

André Dumontois exerça plusieurs professions en particulier dans le bâtiment (terrassier, plombier-zingueur…). Pendant la guerre, il était couvreur à Noyon (Oise).

Militant communiste, il fut candidat au conseil général en 1934 dans le canton d’Attichy et recueillit 56 voix sur 2 352 suffrages exprimés. En 1937, il se présenta dans le canton de Guiscard et obtint 190 voix sur 1 151 suffrages exprimés.

Père de famille nombreuse, André Dumontois ne fut pas mobilisé. Mais il commença à récupérer des armes abandonnées lors de la campagne de mai-juin 1940. Dès la fin de la même année, il participa à la reconstitution du Parti communiste clandestin puis plus tard à la constitution des premiers groupes armés. Il organisa notamment un groupe spécialisé non seulement dans la récupération d’armes, mais aussi dans leur transport et dans le sabotage.

Il participa par ailleurs aux activités des réseaux Buckmaster, réseau Jean-Marie (SOE). André Dumontois fut à l’origine des premiers sabotages des voies ferrées dans la région de Noyon et assura la réception d’un parachutage.

Recherché dès juin 1941 par les autorités allemandes et françaises, il échappa aux rafles d’octobre 1941 au cours desquels furent arrêtés plusieurs communistes noyonnais : Henri Drapier, Maurice Quatrevaux, René Roy, Raymond Vinche. Entré en clandestinité, capitaine FTP, il poursuivit son activité. Arrêté une première fois, il réussit à s’évader.

À nouveau interpellé, le 6 juillet 1943 à Paris lors d’une mission, il fut torturé par les services allemands de l’avenue Foch. Les circonstances de son décès sont mal connues : suicide, défenestration, ou mort sous la torture. Il semble qu’il se soit jeté d’une fenêtre du troisième étage de l’immeuble. Inhumé le 8 août 1943 dans le cimetière de Thiais (Val-de-Marne), sous le numéro 619, son corps fut cinq ans plus tard placé dans une fosse commune.

Il reçut à titre posthume la Légion d’honneur, le titre de commandant FTP et celui de lieutenant du réseau Jean-Marie. André Dumontois fut reconnu « Mort pour la France » (AC 21 P 176830) à titre militaire. Une stèle commémorative a été érigée à Tracy-le-Mont, dans l’espace André-Dumontois. Un monument a été élevé à l’entrée du cimetière de Noyon.

L’un de ses enfants est René Dumontois. Né le 20 février 1928 à Usigny-Gadelrange (Moselle), il participa également à la Résistance

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article23344, notice DUMONTOIS André, Joseph par Jean-Pierre Besse, Frédéric Stévenot, version mise en ligne le 25 octobre 2008, dernière modification le 28 décembre 2016.

Par Jean-Pierre Besse, Frédéric Stévenot

SOURCES : Arch. Dép. Oise, série M. État civil de Tracy-le-Mont (acte de naissance n° 92). — Résistance 60 et AERI, La Résistance dans l’Oise, cédérom, CDDP Oise, 2003. — Musée de la Résistance et de la Déportation de Tergnier. — Site Internet : Mémoire des hommes.

ICONOGRAPHIE. Musée de la Résistance et de la Déportation de Tergnier ; Mémorial GenWeb.

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