BOUTRY René, Prosper, Marie

Par Alain Dalançon

Né le 5 juillet 1899 à Ménonval (Seine-inférieure/Seine- Maritime), mort le 13 septembre 1997 à Bois-Guillaume (Seine-Maritime) ; instituteur, directeur de centre d’apprentissage en Seine-Inférieure/Seine-Maritime ; résistant, militant syndicaliste et socialiste.

Fils de Prosper Boutry, maréchal-ferrant, et de Léontine Magnier, ménagère, René Boutry était élève maître à l’École normale d’instituteurs de Rouen, quand il s’engagea en novembre 1917 au 1er dépôt des équipages de la Flotte à Cherbourg. Il effectua toute la guerre dans la marine mais à terre, comme matelot, de 3e classe en juin 1918, de 2e classe en juillet 1919, et fut renvoyé dans ses foyers le 3 novembre 1920, après avoir été en mer dans la Baltique, du 6 avril au 31 juillet 1920.

À son retour à la vie civile, il fut nommé instituteur stagiaire à Gaillefontaine durant l’année scolaire 1920-1921. Il se maria le 1er juin 1921 à Ménonval avec Madeleine Carnec, fonctionnaire de l’Éducation nationale. Ils eurent deux enfants. Il enseigna ensuite comme instituteur dans différents villages de la Seine-Inférieure (Lucy, 1921-1925, Clais, 1925-1927, Caux Sainte-Beuve, 1928-1933), avant d’être nommé instituteur adjoint à Rouen (école Géricault, 1933-1936, puis école Théodore Bachelet, 1937-1944).

Militant du Syndicat national des instituteurs, il était en 1930, le responsable de la société scolaire de secours mutuels pour l’arrondissement de Neufchâtel.

Militant socialiste, René Boutry participa à la Résistance dans le mouvement Libération-Nord. À ce titre, il fut détaché au Comité départemental de Libération (1944-1945). Il figura sur la liste SFIO aux élections à l’Assemblée constituante en 1945, dans la 1ère circonscription de Seine-Inférieure, où Jacques Capdeville, déjà élu à l’Assemblée consultative, fut élu. Avec ce dernier, secrétaire fédéral du Parti socialiste, deux démocrates chrétiens (Georges Lanfry et Jean Allain) et deux sans parti (Pierre-René Wolf et Max Canu), il participa, le 13 mars 1945, à la transformation du journal régional Normandie en Paris Normandie. Mais la majorité du CDLN n’ayant pas été consultée, il s’ensuivit des contestations houleuses.

René Boutry fut détaché dans l’enseignement technique à la rentrée scolaire 1945. La direction de centres d’apprentissage lui fut confiée dans le département, à Grand Couronne, (1945-1946), puis à Rouen (1947-1950). Mais le Journal officiel du 29 juillet 1948 mentionne que Boutry René, Prosper, Marie a reçu la distinction d’officier d’académie et qu’il est secrétaire d’inspection académique à Mont-Saint-Aignan (commune limitrophe de Rouen).

Il dirigea ensuite le centre d’apprentissage à Dieppe de 1950 à 1959, devenu collège d’enseignement technique en 1960, et prit sa retraite en 1964.

Il fut décoré chevalier de la Légion d’honneur à la fin de sa vie (décret du 6 février 1996).

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article233552, notice BOUTRY René, Prosper, Marie par Alain Dalançon, version mise en ligne le 31 octobre 2020, dernière modification le 8 novembre 2020.

Par Alain Dalançon

SOURCES : Arch. Nat., F1a 3240, F17/26842. — Arch.Dép.76, état civil et registre matricule. — JO, lois et décrets, 27 juillet 1930, 29 juillet 1948. — Céline-Anne Sibout, « La naissance de Paris Normandie, une gestation conflictuelle », Études normandes, 1995, 44/1.— Notes de Jacques Girault.

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